VÉRITÉ éternelle absolue versus mensonges et lâcheté des élites du XXIe siècle [Troisième partie]

Publié le par Sylvain Saint-Martory

[SUITE II]

D’ici-là, ce sont aussi ces mêmes menteurs qui se croient légitimés à fixer les règles d’un moralisme relevant seulement du penser superstitieux, car pareillement fondé sur l’ « absolutisation du relatif », ce critère universel et intemporel de la Superstition dans tous ses modes d’expression.

Ainsi tous les « vertueux » censeurs autoproclamés d’aujourd’hui font culpabiliser les Autres en se fondant uniquement sur de soi-disant valeurs universelles, sous-entendu « absolues », alors qu’il s’agit seulement de fictions, du seul fait que RIEN n’est absolu dans notre monde. Pour juger et condamner moralement leurs contemporains, comme il en va de toutes les époques, ils évoquent un Bien et un Mal prétendument absolus, dont la source serait l’Idéal, alors que l’ « Idéal  en soi » est à jamais inconnaissable pour nous humains.

En lieu et place de l’Idéal véritable, ils jugent donc et condamnent seulement au nom de leurs conceptions idéalisées, individuelles et collectives, d’un Bien et d’un Mal fictivement élevés à l’Idéal ou érigés en Absolu.

En vérité, il n’y a ni Bien ni Mal absolus dans notre monde, c’est une imposture, c’est une escroquerie intellectuelle planétaire, comme suffit à l’établir la remarque suivante de Spinoza :

 

« Nous ne désirons pas une chose, parce qu’elle est bonne (absolument bonne, ou bonne "en soi"), c’est parce que nous la désirons que nous la jugeons bonne. »

 

En effet, ce prétendu Bien absolu, s’il existait réellement dans notre monde comme dans l’Idéal, ne comporterait que des avantages, du "pour", du positif, tandis que le soi-disant Mal absolu contiendrait seulement des inconvénients, du "contre", du négatif. Or, dans notre monde humain où TOUT est relatif et RIEN n’est absolu, « TOUT » comporte, à la fois, des avantages, du "pour", du positif, ainsi que desinconvénients, du "contre", du négatif, entre lesquels tranchent seulement au gré des circonstances les intérêts égoïstes des individus et de groupes d’individus - sauf à quiconque, évidemment, de démontrer le contraire !

 

La division artificielle des humains en deux catégories (les bons, les « vertueux », aujourd’hui les antiracistes, nous, et les mauvais, les « salauds », les racistes, eux) est tout autant une imposture et une escroquerie intellectuelle planétaire. En effet, cette fable a été dénoncée sans ambiguïté, voici bientôt deux mille ans, par l’un des grands diseurs universels de LA Vérité absolue dans une parabole devenue célèbre.

 

En réalité, il n’y a pas les bons et les mauvais par nature, il n’y a que des individus égoïstes, TOUS sans aucune exception. Face à l’Idéal, en effet, chacun est forcément coupable, coupable de « crime de lèse-Idéal », et il n’y a donc pas d’individus ni de groupes d’individus, TOUS critères d’appartenance confondus, réellement « IRRÉPROCHABLES », et donc aucune raison pour quiconque de faire culpabiliser les Autres, y compris au nom d’un passé révolu, dont les accusés ne sont en rien responsables !

Pourtant, c’est précisément sur cette question du passé colonial et de l’esclavage, entre autre, que notre époque obscurantiste ment aujourd’hui comme jamais auparavant, en se débattant dans ses infinies contradictions. Ainsi, de « vertueux » censeurs autoproclamés venus d’ailleurs se croient autorisés à reprocher aux Autres ce qu’eux-mêmes ont fait hier, et font encore aujourd’hui, lorsque leurs intérêts de toutes sortes l’exigent, comme l’illustre l’esclavage toujours d’actualité en terre d’islam, sans oublier des pratiques en totale contradiction avec le catéchisme universel contemporain, telles que charia, fatwa et djihad.

 

La troisième fiction du moralisme est celle d’un illusoire « libre arbitre », une soi-disant libre volonté, en vertu de laquelle il suffirait de vouloir pour pouvoir, et également supposée permettre à chacun de choisir librement entre le Bien et le Mal.

Ce « libre arbitre » sert au mieux à fonder la méthode Coué en s’imaginant miraculeusement détaché de la causalité infinie, au point d’en devenir le premier maillon, la « cause première », à l’exemple de Dieu ou du big bang.

 

Or, en vérité, loin de fonctionner selon notre bon plaisir, d’après notre soi-disant libre volonté, TOUT est régi dans notre monde par la « nécessité » spinoziste qui se manifeste dans le devenir du monde au quotidien. En effet, outre que même l’existence de notre monde résulte seulement de la « nécessité », puisque le « Dieu » ou substance de Spinoza n’était pas « libre » de le créer ou non, TOUT ce qui advient dans notre monde (phénomènes naturels, variations climatiques en particulier, évènements historiques, actions collectives, décisions ou actes individuels) dépend uniquement de la nécessité, du déterminisme infini ne laissant place ni au hasard ni à une quelconque libre décision. Concrètement examiné, ce dernier se manifeste par l’enchaînement infini de l’infinité des causes et des effets résultant du mouvement perpétuel de l’univers et des choses qui le constituent, en sa qualité de seule et unique cause de leurs incessantes transformations.

 

En conséquence, compte-tenu de ces fictions, et sauf à quiconque de démontrer le contraire, le moralisme, la superstition moraliste, n’a pas vocation à régir la marche morale du monde pour l’éternité en se fondant sur des mensonges, auxquels même le catéchisme soi-disant universel contemporain, ou Déclaration universelle des droits de l’Homme de 1948, n’échappe pas, puisque, à l’exemple de tout autre catéchisme, il n’exprime RIEN d’absolument absolu, du seul fait que RIEN n’est absolu dans notre monde, d’où sa constante inobservation réellement universelle.

 

En résumé, tous ces moralisateurs et autres censeurs autoproclamés, faiseurs d’opinion publique, devraient donc se dispenser de donner des leçons de morale aux Autres, non seulement en raison des mensonges fondés sur de prétendus Bien ou Mal absolus sans aucune réalité, mais aussi parce qu’il n’y a pas réellement deux catégories d’humains par nature, les bons dont ils feraient partie, et les mauvais qu’ils jugent et condamnent moralement pour leur plus grand profit, et surtout parce que personne ne choisit « librement » quoi que ce soit, y compris en matière de bien et de mal,  chacun étant soumis à la nécessité inexorable de sa nature humaine égoïste qui le fait agir, tantôt bien, tantôt mal, au gré des circonstances et de l’intensité de ses aspirations et intérêts égoïstes.

Pour terminer, compte-tenu de leur incohérence manifeste dans leurs propos publics et de leur obstination dans le silence et le refus de débattre, je dénonce pour leur « collaboration active » à l’œuvre funeste de la Superstition sous l’une ou l’autre forme, voire dans toutes, les soi-disant « élites » du XXIe siècle désignées ci-après.

 

En premier lieu, je dénonce les prétendus intellectuels ou pseudo-philosophes médiatisés suivants, car ils désinforment l’opinion au lieu de la guider sur le chemin du « VRAI », à savoir Bernard-Henri Lévy, Abdelwahab Meddeb, Alain Finkielkraut, Albert Jacquard, André Comte-Sponville, André Glucksmann, Annette Wieviorka du CNRS, Armand Abécassis, Axel Kahn, Boris Cyrulnik, Bruno Étienne, ex-directeur de l’Observatoire du religieux (décédé), Claude Ribbe, Clément Rosset, Daniel Cohen, Daniel Lindenberg, Denis Collin, professeur de philosophie, Edgar Morin, Elisabeth Badinter, Esther Benbassa, Gérard Noiriel, historien, Henri Atlan, Jean-Didier Vincent, Jean-François Revel de l’Académie française (décédé), Jean-Jacques Rosat, professeur-assistant de philosophie au Collège de France, Luc Ferry, Malek Chebel, Marc Lévy, écrivain, Marcel Gauchet, Max Gallo, Maurice T. Maschino, Michel Onfray, Nicolas Tenzer, Olivier Duhamel, Olivier Le Cour Grandmaison, Pierre-François Moreau, professeur de philosophie à l’Ecole Normale de Lyon, Pierre Nora, académicien, Pierre Rosanvallon, professeur au Collège de France, et Roger-Pol Droit, chroniqueur philosophique au quotidien Le Monde.

 

Mais aussi des gens de médias, Ali Baddou de France Culture, Claude Imbert, Christophe Ono-dit-Biot, Emilie Lanez, François Dufay, Franz-Olivier Giesbert, Mireille Duteil et Violaine de Montclos du quotidien Le Point, Jean-François Kahn, François Darras, Elisabeth Lévy et Maurice Szafran de l’hebdomadaire Marianne, Serge Moati de Ripostes, Marc Tellenne (alias Karl Zéro, ex-journaliste de Canal+), Charles Sylvestre de L’Humanité, Jean Daniel, Catherine Farhi, Jacques Julliard et François Reynaert du Nouvel Observateur, Jean-Claude Guillebaud et Jacques Guérin de Télé Obs Cinéma, Marc-Olivier Fogiel de M6, Hervé Bruzzini, directeur délégué à l’information sur France 3, Serge July, ex-directeur de Libération, Bernard Poulet de L’Expansion, Jean-Pierre Elkabbach, Guillaume Durand et Frédéric Taddéi d’Europe1, Olivier Mazerolle et Philippe Manière de BFM, Élise Lucet, Yves Calvi, Alain Duhamel, Arlette Chabot, Gérard Miller, David Pujadas, Benoît Duquesne, Thierry Ardisson, Laurent Ruquier - et sa bande ! - de France 2, Alain Weill, président de BFM et RMC, Jean-Jacques Bourdin, Alain Marschall, Olivier Truchot, Gaston Kelman, Karim Zéribi et autres « Grandes Gueules autoproclamées » de RMC Info,  Hedwige Chevrillon de BFM Radio, Christophe Barbier, Denis Jeambar et Eric Mettout de L’Express, Sophie Coignard, journaliste, Patrick Buisson et Michel Field de LCI, Philippe Val et Fiammetta Venner de Charlie Hebdo, Anthony Bellanger et Alexandre Adler de Courrier International, Lluís Bassets, directeur adjoint du quotidien espagnol El Païs et Robert Ménard de Reporters sans frontières, ainsi que les directions et rédactions de divers médias (Télévision et radio) : LCI, Canal +, France 2, France 3, France 5, France Info, France Culture, Europe 1, RMC Info, RTL, et les rédactions de grands quotidiens hebdomadaires et autres revues mensuelles : Le JDD, L’Histoire, La Dépêche du Midi, La Montagne, Le Figaro, Le Progrès, Les dernières nouvelles d’Alsace, L’Est Républicain, L’Express, Libération, Nice-Matin, Nord Eclair, Ouest France, Sud Ouest, Le Parisien, Le Canard enchaîné, les Inrockuptibles, Valeurs actuelles, VSD, Philosophie Magazine et Esprit, sans oublier des maisons d'édition, telles les Editions Complexe à Bruxelles, les Editions du Rocher et les Editions Actes Sud

 

Servent également la Superstition à des titres divers, mais unanimes dans leur refus de débattre, Acrimed, Bruno Julliard, ex-président de l’UNEF, Guy Bedos, Thierry Ardisson, Dieudonné M'Bala M'Bala, Dominique Barella, ex-président de l'Union syndicale des magistratsÉcole de Journalisme de « Sciences-Po », École Supérieure de Journalisme de Lille, Gilbert Collard, Jean Ferrat (décédé), Jean Montaldo, Jacques Vergès, Serge et Arno Klarsfeld, Patrick Pelloux, Nicolas Hulot de TF1, Rony Brauman, ex-président de Médecins sans frontières, Stéphane Pocrain,  des leaders syndicaux Marc Blondel, Jean-Claude Mailly de F.O, Bernard Thibault et Maryse Dumas de la C.G.T, Gérard Aschieri de la F.S .U, José Bové de la Confédération paysanne, François Chérèque de la C.F .D.T, Jacques Voisin de la C.F.T.C, la C.N.I.L, le Comité consultatif national d’éthique, Isabelle Alonso et Marie-Victoire Louis, féministes notoires, Thierry Desjardins, Mireille Delmas-Marty, juriste, Corinne Lepage et Yazid Zabeg, commissaire à la diversité

Sans oublier des associations moralisatrices à sens unique et adeptes du « deux poids, deux mesures » : Amnesty International, le CRIF, France Terre d’Asile, le GISTI, la LICRA, la Ligue des Droits de l’homme, le M.R.A.P, SOS Racisme et le Syndicat de la magistrature, ainsi que des responsables politiques, toutes tendances confondues : Arnaud Montebourg, Benoît Hamon, Bernard Kouchner, Bertrand Delanoë, Christiane Taubira, Claude Allègre, Dominique Strauss-Kahn, Élisabeth Guigou, François Hollande, Georges Frêche (décédé), Henri Emmanuelli, Jack Lang, Jean Glavany, Jean-Marc Ayrault, Julien Dray, Laurent Fabius, Lionel Jospin, Martine Aubry, Maxime Gremetz, Michel Sapin, Noël Mamère, Olivier Besancenot, Pierre Moscovici, Robert Badinter, Ségolène Royal et Vincent Peillon, politiciens de gauche, Bruno Gollnisch, Christian Kert, Dominique de Villepin, Dominique Dord, Francis Vercamer, François Bayrou, Hervé Mariton, Jacques Chirac, Jean-Marie Le Pen, Jean-Pierre Raffarin, Jérôme Chartier, Marine Le Pen, Maurice Leroy, Nathalie Kosciusko-Morizet, Nicolas Sarkozy, Patrick Devedjian, Philippe de Villiers, Rachid Kaci, Ramatoulaye Yade-Zimet et Yves Jego, responsables politiques de droite, sans oublier au niveau international, Barack Obama, Ban Ki-Moon et José-Manuel Barroso, « croyants au miracle » de la parole du GIEC, ainsi que ceux dont je n’ai pas conservé la preuve matérielle de leur refus de débattre sur le fond, donc de leur volonté de continuer à colporter les mensonges et les « croyances au miracle » du monde.

 

QUICONQUE NE LES DÉNONCE PAS S’EN REND COMPLICE

Pour en juger, il me suffit de me référer à ce mot de Charles Péguy, que je fais mien :

« Qui ne gueule pas la vérité dans un langage brutal, quand il sait la vérité, se fait le complice des menteurs et des faussaires. » [Charles Péguy, Tempête sur l’Église de Robert Senon]

Pourquoi eux particulièrement, et pas d’autres? ! Parce qu’ils contribuent notoirement à façonner l’opinion par leur penser superstitieux, et les propos de ces « faiseurs d’opinion » se sont donc révélés mensongers à tel ou tel moment, et à tel ou tel titre. Mais, en quoi consiste leur mensonge ?

 

Pourquoi appeler mensonge ce qui est la « vérité relative » de notre monde, c'est-à-dire une vérité partielle et mutilée par dissimulation consciente ou non, donc une vérité partisane puisque présentant seulement la part de vérité susceptible de conforter des intérêts de toutes sortes ?

 

Toute vérité relative, fruit de notre entendement pratique, premier genre de connaissance commun à tous les humains sans exception, devient mensonge, lorsqu’elle se transforme sciemment, par « absolutisation fictive du relatif » et refus de débattre, en dogme ou Parole révélée de la Superstition religieuse, métaphysique [Doctrine matérialiste et scolastique idéaliste], idéologique et moraliste.

 

 Dans ces divers modes d’expression de la Superstition, la vérité relative abandonne la sphère de la Raison pour entrer dans celle de la Foi, de la « croyance au miracle », qui est le lot de la quasi-totalité de l’humanité. De surcroît, ceux qui « font l’opinion » en colportant les mensonges du monde n’ont même pas l’honnêteté et le courage intellectuels de confronter leurs points de vue relatifs partisans, inspirés par leurs intérêts de toutes sortes, à la pensée des grands diseurs universels de LA Vérité éternelle absolue : mystiques authentiques, tels le Bouddha et le Christ dans leur Parole non pervertie par la superstition religieuse qui a usurpé leur nom pour en faire les fondateurs d’une religion qu’ils n’ont pas voulu créer, et « vrais » philosophes du UN absolu, parmi lesquels Socrate, Platon, Giordano Bruno, Spinoza et Constantin Brunner, entre autres rares non-philosopheurs.

 

 LA Vérité absolue ne peut pas être celle du « dualisme » superstitieux des religions, des doctrines matérialistes et idéalistes, des idéologies et des morales, puisque la coexistence de « deux » absolus est une « impossibilité absolue » par définition – comme cela est démontrable, et a été démontré more geometrico !

 

A SUIVRE... 

Publié dans TEXTES

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