« Un autre monde est-il possible ? » [SUITE]

Publié le par Sylvain Saint-Martory

Le 1er novembre 2011

 

Objet :

« Un autre monde est-il possible ? » [SUITE]

 

Monsieur Alexandre Lacroix

Rédacteur en chef

Philosophie Magazine

Courriel : 
redaction@philomag.com

 

 

Monsieur,

 

La consultation journalière des statistiques de mon blog, Philosophie contre Superstition, m’a conduit aujourd’hui sur le site Internet de votre revue, Philomag.com, et m’a fourni ainsi fort opportunément - en raison de la féroce campagne présidentielle à venir ! - l’occasion de vous remémorer ma lettre du 10 avril 2006 ainsi que son rappel du 9 mai, faute d’avoir obtenu en son temps une réponse que j’attends toujours - assurément, par manque d’argumentation contraire intellectuellement et philosophiquement étayée ! Sinon il ne vous sera pas interdit d’y remédier aujourd’hui, puisque vous disposerez à nouveau de la documentation nécessaire pour démontrer la fausseté éventuelle de mon argumentation sur des points très précis de désaccord.

 

Pour mémoire, ma première lettre faisait suite à la publication d’un dossier intitulé, Un autre monde est-il possible ?, publié dans le numéro 1 de votre revue. Elle était accompagnée de celle du même jour à Henri Emmanuelli ainsi que de mon texte fondateur d’alors, La lâcheté des élites. Il a été largement modifié depuis, non seulement sur le fond, mais aussi en raison du nombre de soi-disant « élites », mensongèrement faiseuses d’opinion, que j’ai dû y rajouter au fil de ma correspondance.

 

Sur le fond, j’y opposai la Philosophie, par quoi j’entends la « vraie » philosophie de Spinoza et de son héritier spirituel Constantin Brunner (1862-1937), à la Superstition, autrement dit le penser superstitieux humain dans ses divers modes d’expression : religion, métaphysique matérialiste et idéaliste, idéologie et moralisme.

 

Pour vous permettre d’avancer vos éventuelles objections intellectuellement et philosophiquement étayées, je vous fais parvenir également ma lettre du 28 dernier à François Hollande, qui avait pour objet, François Hollande, J’ACCUSE : «Arrêtez de mentir et de tromper l’opinion ! », ainsi que mon texte modifié, Mensonges et lâcheté des élites.

 

Face à la profusion des menteurs et « croyants au miracle » qui y sont dénoncés, et ce tous milieux confondus [Médias de toutes tendances, responsables politiques de tous bords, intelligentsia (prétendus intellectuels ou pseudo-philosophes) et associations moralisatrices à sens unique], vous seriez assurément le premier à accepter de prendre part au seul et unique véritable débat d’idées qui vaille : celui qui ne consiste pas à opposer « à l’infini » des points de vue relatifs partisans à d’autres, tout aussi relatifs et partisans, mais à les confronter, TOUS sans exception, à LA Vérité éternelle absolue, à savoir celle qui suffit à TOUS les invalider dans leur prétention à dire l’Absolu - ce qui est absolument absolu - ou à parler au nom de l’Idéal, un Idéal par ailleurs à jamais inconnaissable « en soi » pour nous, l'espèce humaine tout entière.

 

Ainsi cet Idéal fantasmé devient-il, forcément, la source de tous les mensonges et de toutes les « croyances au miracle » de notre monde, puisque s’y opposent, à l’infini, les innombrables conceptions partisanes, individuelles et collectives, d’un imaginaire Idéal « en soi », produit de notre seul penser superstitieux humain !

 

Devant tant d’incohérences, auxquelles il donne lieu, j’attends impatiemment votre réponse contraire argumentée sur le fond, ce qui serait bien le moins pour le directeur d’une revue à visée philosophique. A défaut, en effet, vous manifesteriez votre intention délibérée de continuer à colporter les mensonges et les « croyances au miracle du monde », donc à tromper et à manipuler sciemment l’opinion sur seul fondement de penser superstitieux.

 

Il faut clairement entendre par-là celui qui absolutise fictivement le « relatif », qui fait passer mensongèrement pour LA Vérité absolue le contenu seulement relatif pensé dans et sur (à propos de) notre monde -: un monde où, précisément, TOUT est relatif et RIEN n’est absolu !

 

Dans l’éventualité de votre réponse, je vous remercie de votre attention et vous prie d’agréer, Monsieur, mes salutations philosophiques, laïques et républicaines, sauf à vous-même, évidemment, de démontrer le contraire.

 

Annexe : I -  Lettre du 10 avril 2006 à Philosophie Magazine

                 II - Lettre du 9 mai 2006

                III - Lettre du 28 octobre 2011 à François Hollande

              IV - Texte, Mensonges et lâcheté des élites

 

 

 

 

 

 

 

 

Publié dans COURRIER "Médias"

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