Bernard-Henri Lévy : «J'ACCUSE ! »

Publié le par Sylvain Saint-Martory

Le 13 décembre 2010

 

Objet :

« BHL : J'ACCUSE ! »

 

Monsieur Bernard-Henri Lévy

Le Point

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[A l’attention de Claude Imbert, Franz-Olivier Giesbert, Catherine Golliau, Cristophe Ono-dit Biot, Emilie Lanez, François Dufay, Mireille Duteil et Violaine de Montclos]

 

 

Monsieur,

 

La publication de votre bloc-notes intitulé « SOS chrétiens ! », dans le n°1992 de l’hebdomadaire Le Point du 18 novembre 2010, me donne l’occasion, non seulement de vous rappeler les dix-sept lettres expédiées depuis le 30 mai 2000, et toujours sans réponse à ce jour - y compris celle du 4 avril 2007 pourtant envoyée en courrier recommandé avec accusé de réception -, mais surtout de dénoncer, une fois de plus, l’incohérence de votre pensée, ainsi que je pense l’avoir déjà établi à de multiples reprises - une pensée, dont semblait douter également Maurice T. Maschino dans son livre « Oubliez les philosophes ! », au point de poser ouvertement la question : « B.-H. Lévy a des idées, mais a-t-il une pensée ? », même si je dois à la vérité de dire que, en la circonstance, vous n’étiez pas le seul pseudo-philosophe contemporain visé.

 

Il y en a pléthore aujourd’hui chez nous, dont je tiens une longue liste à votre disposition, à commencer par Maschino d’ailleurs, puisque j’attends toujours sa réponse à ma longue lettre du 2 août 2001, philosophiquement argumentée sur le fond, alors qu’il s’autorise à dénigrer la philosophie - certes, c’est son droit le plus légitime, à la seule condition toutefois de réfuter, sur le fond, les arguments de ses contradicteurs en la matière ! Néanmoins, je ne peux manquer, « pour le fun », de rapporter ses propos savoureux sur les « philosopheurs », qu’il dénonce. Ainsi écrit-t-il, d’emblée, sur vos confrères et vous-même :

 

« La philosophie est à la mode et ses grands prêtres à l‘honneur. Souvent sollicités par les médias, solidement implantés dans les maisons d’édition, parfois chargés de missions officielles, défenseurs ardents des droits de l’homme, etc., ils sont en passe de devenir, sinon les rois, du moins les vice-rois de la cité.

 

D’abord intrigué par l’agitation de ce philo-circus, je ne tardai pas à m’indigner. Puis calmé, je pouffai : des philosophes, ces cabotins ? A 17 ans, j’avais pris ces drôles pour des penseurs. De près, j’aperçus des paltoquets. Des individus insignifiants (intellectuellement) et prétentieux. Avides de postes, de pouvoir et de gloriole, pontifiants et sectaires, allergiques à toute critique, contribuant activement, en un mot, à l’érection de leur propre statue.

 

Un philosophe s’occupe de philosophie. Ceux-là se préoccupent d’abord d’eux-mêmes. De leur image. De leur prestige à l’étranger, et, par ricochet, en France. De leur poids social.

 

Un philosophe sert la philosophie. Ceux-là s’en servent. Comme marchepied. Ou faire valoir. » [Fin de citation]

 

Il n’en demeure pas moins que la foule superstitieuse les encense, en les prenant faussement pour des philosophes, alors que, par ailleurs, ils ne sont guère plus « intellectuellement honnêtes et courageux » que vous pour affronter LA Vérité éternelle absolue. J’entends par-là celle exprimée par des mystiques authentiques, tels le Bouddha et le Christ dans leur Parole non pervertie par la superstition religieuse qui en a fait les fondateurs d’une religion, qu’ils n’ont pas voulu créer, ainsi que par de « vrais » philosophes du UN absolu, à l’exemple des Socrate, Platon, Giordano Bruno, Spinoza et Constantin Brunner (1862-1937), philosophe juif allemand, dont vous ne pouvez plus prétendre ignorer l’existence et sa pensée véritablement philosophique fondée sur celle de Platon et de Spinoza – sauf à vous-même ou à quiconque, évidemment, de démontrer le contraire !

 

Pour revenir à la question posée à la cantonade par Maurice T Maschino sur votre pensée, ma réponse est sans aucune ambiguïté. Au vu de votre constant « tout et son contraire », voire du « n’importe quoi », déjà amplement dénoncés dans l’ensemble de mon courrier antérieur, arguments intellectuels et philosophiques à l’appui, je n’ai aucune hésitation à faire l’amalgame entre « une pensée incohérente et pas de pensée du tout ». C’est du pareil au même, car exprimer des idées fausses, c’est tout sauf penser « vraiment » - à moins de cautionner une contradiction ! ! !

 

En réalité, à l’exemple des foules superstitieuses de toutes les époques, vous « croyez », mais vous ne « pensez » pas – sinon comme un « pied » sur le plan philosophique, ainsi que suffit à le confirmer votre prétention, d’il y a une quarantaine d’années, annonçant la venue de « nouveaux philosophes », et par conséquent l'avènement d'une « nouvelle » philosophie, ce qui est précisément une « aberration philosophique » ! Certes, il y a des centaines de philosophie, mais LA « vraie » philosophie, voie et voix du UN absolu, est éternelle - et nullement une question de mode ou de modernisme pour à l'attention des gogos ! ! !

 

Du reste, si vous aviez réellement une pensée véritablement philosophique, donc ne comportant aucune incohérence en la matière, telle que la confusion entre l’absolu et le relatif par exemple, il y a sûrement longtemps que vous auriez trouvé les arguments nécessaires pour me contrer sur le fond, alors que j’attends toujours – depuis plus de dix ans ! - votre argumentation contradictoire, intellectuellement et philosophiquement étayée, sur des points très précis de désaccord en matière de philosophie proprement dite, laquelle n’est pas à confondre avec l'idéalisme métaphysique des Descartes, Kant et autres philosopheurs ! 

 

Pour le rappeler brièvement, LA Vérité absolue, déjà maintes fois amplement présentée, ne peut pas résulter de la confrontation de points de vue relatifs partisans, notamment en matière de religion, d’idéologie et de morale, à d’autres tout aussi relatifs et partisans, mais elle seule permet de tous les invalider dans leur prétention à exprimer l’Absolu, la réalité ou Vérité absolue – et ce jusqu’à la fin des temps !

 

Pour résumer toute ma correspondance antérieure sur le fond, il me suffirait de vous retourner ma dernière lettre, postée le 19 mai 2008 et ayant comme objet, « Ayaan Hirsi Ali, islam, islamisme, islamophobie, "maoïsme" et boycott », qui établissait votre incohérence fondée sur le penser superstitieux dans ses divers modes d’expression. Assurément, vous n’y échappez pas sous quelque forme qu’il se manifeste, ainsi que je pense l’avoir clairement établi dans ma lettre du 11 février 2005, à l’intitulé sans ambiguïté, « Bernard-Henri Lévy, incarnation de la Superstition ! » – sauf à vous-même, évidemment, de réfuter toutes mes accusations, démonstration more geometrico à l’appui !

 

Pour mémoire et pour la énième fois, je vous rappelle que le penser superstitieux humain se manifeste dans la religion, toutes religions confondues (monothéistes ou non), dans la métaphysique (matérialiste ou idéaliste), dans l’idéologie, toutes les idéologies sans exception (altermondialisme inclus), et dans le moralisme [Morale et condamnations moralisatrices des Autres au nom de LA Morale : LAQUELLE ? !], tous catéchismes réunis, y compris le catéchisme soi-disant universel contemporain, ou Déclaration universelle des droits de l’Homme de 1948, dont seule l’inobservation est réellement universelle – sauf encore à vous-même ou à quiconque, évidemment, d’établir le contraire à l’aune du devenir du monde depuis plus de soixante ans, et en particulier au vu du conflit israélo-palestinien, où, plus de six décennies après sa promulgation, s’affrontent toujours juifs et arabo-musulmans.

 

Ceci vous place dans une situation d’équilibriste particulièrement incohérente, dont nombre de musulmans vivant en France ne sont pas dupes, du moins à en juger par leurs réactions hostiles, voire violentes dans les termes, envers le défenseur de l’islam que vous affichez par ailleurs – dur, dur, d’être juif aujourd’hui et de vouloir défendre l’islam, surtout lorsque l’un de ses puissants porte-parole, en l’occurrence le président iranien Mahmoud Ahmadinejad, vient, à quelques kilomètres de la frontière de l’État hébreu, proclamer son intention délibérée de détruire Israël !

 

Ce n’est pourtant pas faute, de votre part, de multiplier les occasions de faire l’apologie de l’islam, ainsi que je l’ai relevé à différentes reprises, sans manquer de vous en faire part à l’occasion. Déjà dans ma lettre du 22 octobre 2001, quelques jours après les attentats de New-York et de Washington, je dénonçai votre propos parlant d’un « islam des Lumières » sur RMC Info, en confondant la superstition religieuse musulmane, et ce qu’elle engendre au quotidien, avec des à-côtés qui se sont manifestés en terre d’islam originelle, ou occupée telle l’Espagne médiévale, en matière d’architecture et d’agencement de ses lieux de culte, voire dans les mathématiques et la prétendue « philosophie arabo-musulmane », sans tenir pour autant Avicenne et Averroès pour de véritables philosophes, puisqu‘ils sont seulement de  très simplistes « métaphysiciens » matérialistes.

 

En effet, ce qu’ils nomment le « Premier Agent » est tout aussi mystérieux et miraculeux que le primus motor d’Aristote, ou que le Dieu religieux monothéiste « trois en un », voire notre prodigieux big-bang extra-mondain contemporain, puisque tous issus d’un énigmatique « arrière-monde », dont nul humain n’aura jamais connaissance jusqu’à la fin temps. Ainsi terminent-ils dans la métaphysique matérialiste d’un principe créateur de notre monde, ce qui conduit à admettre la coexistence de « deux » réalités, ou vérités absolues, car ils sont rares, sur Terre, à ne pas croire que notre monde humain a une existence absolue, existe « absolument », alors que, en vérité, il n’existe que relativement à notre entendement spécifique humain, en dehors duquel notre monde des choses n’a aucune réalité. Autrement dit, sans un entendement humain pour le penser, il n’y a pas de monde humain - mais il ne vous est pas interdit, évidemment, de démontrer le contraire !

 

Prendre notre monde pour « absolu », pour une réalité absolue, conduit au dualisme des absolus, à savoir un Dieu ou un principe créateur, ET notre monde. Or la coexistence de « deux » absolus est une impossibilité absolue par définition, ainsi que je l’ai longuement établi dans ma lettre du 8 mars 2009 à l’intention du pseudo-philosophe Régis Debray, dont j’attends toujours la réponse sur le fond.

 

En effet, m’écrire « Aucun refus de débattre », comme il le fait en tout et pour tout dans sa carte manuscrite du 8 juin 2009, en guise de commentaire à une lettre de six pages, assortie d’une longue argumentation philosophique de quinze pages, c’est précisément « se dégonfler ». En attestent aussi ma relance du 19 mai 2009 et mon courriel du 20 juin 2009 portant en objet, « Philosopheur », mais pas téméraire ! », également toujours sans réponse à ce jour - vous avez dit « philosophe » ? !

 

Dit plus simplement, LA Vérité, ou réalité, absolue ne peut-être qu’UNE, Unique. En effet, ce qui est absolument absolu, est à la fois infini, éternel, immuable et parfait. Ceci suffit donc à retirer à notre monde une quelconque absoluité, une existence absolue précisément – sauf à vous-même ou à quiconque, évidemment, de démontrer l’absolue réalité de deux infinis et de deux perfections, voire que notre monde serait immuable, alors qu’il est en perpétuel mouvement, ce qui est la seule cause de sa constante transformation des choses, y compris nous-mêmes !

 

Or l’Unicité, propriété indispensable pour prétendre exprimer LA Vérité absolue, est loin d’être la règle en matière de religion, du moins à en juger par les divergences sur le fond entre les trois grandes religions monothéistes, ce que personne ne peut contester, hormis les apôtres du Dieu « trois en un » – sauf à vous-même ou à quiconque, évidemment, de démontrer le contraire, et d’expliquer pourquoi les fidèles se combattent entre religions, voire s’entretuent au sein d’une même religion, au nom d'un seul et même Dieu ! Vous avez dit « VÉRITÉ ? !

 

Et sur la forme, c’est encore plus criant en matière d’unicité, car voici un Dieu revisitant sa copie, au fil des siècles et des millénaires, pour venir annoncer au monde une nouvelle vérité différente, et de surcroît entendue seulement ici ou là, par les uns et par les autres ! A croire que Dieu lui-même ne sait plus à quel saint se vouer, et c’est à se demander d’ailleurs comment il peut être « crédible », en changeant si souvent d’avis ? !  Vous avez dit « VÉRITÉ » ? !

 

Sauf à vous-même de réfuter ce qui précède, solides arguments à l’appui, je vous renvoie à une inconséquence manifeste pour un prétendu philosophe, consistant à déclarer au sujet de l’islam et du Coran, en présence d’Ayaan Hirsi Ali, une musulmane par ailleurs frappée de fatwa: « C’est une grande religion, c’est un grand Livre ! » [Europe 1, 11 février 2008]

 

A ce propos carrément antiphilosophique, j’avais vivement réagi en écrivant dans la lettre mentionnée plus haut :

 

« Un philosophe qui fait l’apologie d’une religion, quelle qu’elle soit, c’est tout sauf un philosophe, c’est un « philosopheur » !

 

Pour se convaincre de ce qui sépare un véritable philosophe d'un  « philosopheur », il suffit de se reporter à la lettre LXXVI adressée à Albert Burgh [Cf. Spinoza, Correspondance], dans laquelle Spinoza écrit à propos de la superstition musulmane :

 

« Je reconnais tout l’avantage de l’ordre politique qu’instaure l’Église romaine et que vous louez tant ; je n’en connaitrais pas de plus apte à duper la foule et à dominer les âmes s’il n’existait l’Église musulmane qui, de ce point de vue, l’emporte de loin sur toutes les autres ; depuis l’origine de cette superstition, aucun schisme en effet ne s’est déclaré dans cette Église. »

 

Certes, pour avoir dit LA Vérité, comme le Christ en son temps, Spinoza fut obligé de vivre en reclus, à l’exemple de Robert Redeker aujourd’hui, car le même sort l’aurait attendu. Toutefois, les grands diseurs universels de LA Vérité éternelle ne LA font pas passer après leurs intérêts égoïstes, individuels ou collectifs, en matière d’amour, d’argent et de gloire, comme il en va de tous les « philosopheurs » de notre temps – et pas seulement eux, également des journalistes et autres plumitifs, des responsables politiques ainsi que des associations moralisatrices à sens unique : Amnesty international, CRAN, CRIF, France terre d’asile, GISTI, Licra, Ligue des droits de l’homme, MRAP, SOS Racisme, entre autres, sans oublier les juges « vertueux », mais partisans, du Syndicat de la magistrature – des juges pour qui bafouer nos lois et violer nos frontières ne relèverait pas de l’application des lois, mais de leurs convictions morales et idéologiques personnelles, donc superstitieuses puisque fondées seulement sur l’ « absolutisation du relatif », critère par excellence de tout penser superstitieux !

 

Pour revenir à la religion en général et à l’islam en particulier, je ne peux m’empêcher de rappeler ici le propos d’un intellectuel d’une grande sagacité, Claude Lévi-Strauss en l’occurrence, non reconnu officiellement comme philosophe mais écrivant sur l’islam dans Tristes tropiques :

 

« J'ai écrit dans Tristes tropiques ce que je pensais de l'islam. Bien que dans un langage plus châtié, ce n'était pas tellement éloigné de ce pour quoi on fait aujourd'hui un procès à Houellebecq. Un tel procès aurait été inconcevable, il y a un demi-siècle; ça ne serait venu à l'esprit de personne. On a le droit de critiquer la religion. On a le droit de dire ce qu'on pense. Nous sommes contaminés par l'intolérance islamique.

 

Il en va de même avec l'idée actuelle qu'il faudrait introduire l'enseignement de l'histoire des religions à l'école. J'ai lu qu'on avait chargé Régis Debray d'une mission sur cette question. Là encore, cela me semble être une concession faite à l'islam : à l'idée que la religion doit pénétrer en dehors de son domaine. Il me semble au contraire que la laïcité pure et dure avait très bien marché jusqu'ici. » [Cf. citation du nouvel Observateur, n°1979]

 

Pas plus Spinoza que Claude Lévi-Strauss n’auraient été disposés, contrairement aux pseudo-philosophes d’aujourd’hui, à faire des compromissions en matière de Vérité, au point que ce dernier se permet même de contre-attaquer face aux bien-pensants du jour, qui font la morale à la France et aux Français, voire à la planète entière, sur fondement de superstition musulmane. Lévi-Strauss écrit, en effet, dans ce même numéro du nouvel Obs :

 

« Pourquoi Le Monde diplomatique (octobre 2002), qui s’est fait une spécialité des listes de proscription, m’inscrit-il dans le chapeau de son « enquête » (sic) parmi « les nouveaux réactionnaires », alors qu’il ne me cite pratiquement pas dans le corps de l‘article ? Rien, évidemment rien, dans mes déclarations ne permettait de me faire figurer parmi les « hérauts » de la mondialisation libérale, génuflecteurs transis des Etats-Unis, soutien inconditionnel du général Sharon, obséquieux, complimenteurs des grands patrons, adulateurs de tous les pouvoirs. Au contraire, comme bien on pense. J’avais d’ailleurs pris la précaution  de faire consigner par écrit tout ce que j’avais dit, pendant une heure et demi à M. Maschino. Seulement voilà, la charrette était déjà prête, et sa composition correspondait à des opérations de basse politique intellectuelle.

 

Ce sont là des procédés indignes, sinon complètement inattendus. Jusqu’à quand faudra-t-il supporter la malhonnêteté intellectuelle, les amalgames staliniens des sycophantes et des aboyeurs ? » (N.O, 10 octobre 2002, Jacques Julliard, Pour moi, p.55)

 

En conséquence, d’ici votre éventuelle réfutation - sur le fond ! - d'un quelconque point de désaccord sur les propos de Spinoza et de Claude Lévi-Strauss, voire sur les miens, j’en reviens à votre bloc-notes, dans lequel vous écriviez :

 

«  J’ai récemment déclaré, au détour d’un entretien avec l’agence de presse espagnole Efe,  que les chrétiens formaient aujourd’hui, à l’échelle de la planète, la communauté la plus constamment, violemment et impunément persécutée. » [Fin de citation]

  

Et à l’appui de votre déclaration, que confirme l’actualité visible du monde islamique, vous apportez de l’eau à mon moulin « islamophobe », lequel ne confond pas pour autant la légitime critique d’idées superstitieuses, donc des idées fausses, avec des attaques personnelles contre des fidèles tout à fait libres de croire, même si nombre d’entre eux refusent, y compris par la violence extrême, ce même droit à d’autres croyants.

 

Vous dénoncez nombre de pays musulmans, où la « christianophobie » est à l’œuvre, en citant le Pakistan, l’Iran, Gaza, le Soudan, l’Erythrée, la République démocratique du Congo, l’Algérie, l’Egypte et l’Irak, auxquels vous auriez pu ajouter l’Arabie Saoudite, les Émirats arabes unis, le Yémen et nombre d’autres pays africains, tels le Mali, le Niger, la Mauritanie, la Côte d’Ivoire, le Nigéria et d’autres assurément, comme l’attestent les conflits interreligieux en leur sein.

 

Toutefois, à l’aune du peu de répercussion dans la presse nationale, je tiens pour anecdotiques les exemples de « phobie antichrétienne » orchestrée à Delhi par les fondamentalistes hindous du VHP, ou celle des régimes communistes totalitaires de Cuba, de Corée du Nord et de Chine, dans lesquels la religion a toujours été tenue pour ce qu’elle est, à savoir un mode d’expression incompatible avec le matérialisme historique, tout aussi superstitieux par ailleurs - au point même de faire transformer en piscine, sous Staline, une église moscovite, voire en étables ou en garages !  

Outre la religion, l’incohérence de votre pensée se manifeste également à travers vos contradictions, vos revirements et vos silences, en matière d’idéologie, de moralisme et de scientisme, comme je m’en suis déjà amplement expliqué dans les dizaines de pages de ma correspondance antérieure. C’est pourquoi je n’entends pas reprendre ici l’intégralité de mon argumentation - d’autant moins que, jusqu’ici, vous n’avez rien trouvé à y redire, mais il n’est, paraît-il, jamais trop tard pour bien faire !

 

A SUIVRE... 

 

Les éventuels défauts de présentation constatés à l'arrivée sont indépendants de ma volonté]

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