Primaire socialiste : « Il faut leur dire la vérité ! » (Manuel Valls)

Publié le par Sylvain Saint-Martory

Le 6 octobre 2011

 

Objet :

Primaire socialiste : « Il faut leur dire la vérité ! »

                                                                                        

 Monsieur Manuel Valls

Député

Courriel :

mvalls@assemblee-nationale.fr

 

[A l’attention d’Arnaud Montebourg, Annick Lepetit, Benoît Hamon, Bertrand Delanoë, Bruno Julliard, Claude Dilain, Dominique Strauss-Kahn, Elisabeth Guigou, François Hollande, François Patriat, François Rebsamen, Harlem Désir, Henri Emmanuelli, Karim Zéribi, Jack Lang, Jean Glavany, Jean-Marc Ayrault, Jean-Marie Le Guen, Jean-Pierre Chevènement, Julien Dray, Laurent Fabius, Lionel Jospin, Malek Boutih, Manuel Valls, Martine Aubry, Michel Rocard, Michel Sapin, Olivier Duhamel, Pierre Moscovici, Robert Badinter, Ségolène Royal, Stéphane Le Foll et Vincent Peillon]

 

Monsieur,

 

Au cours de votre intervention annonçant sur TF1 votre candidature à la présidence de la République, et donc votre intention de participer à la « Primaire socialiste », vous avez notamment déclaré : « Il faut leur dire la vérité ! » - « leur », c’est-à-dire les électeurs français dans leur diversité d’opinion.

 

Votre propos m’incite à vous rappeler in extremis, en matière de Vérité, la correspondance échangée entre le 28 juin 2003 et le 15 décembre 2008, soit une dizaine de lettres de ma part, dans laquelle je n’ai eu de cesse de dénoncer le penser superstitieux humain dans ses divers modes d’expression toujours d’actualité, et toujours aussi porteur des mensonges et des « croyances au miracle » du monde.

Ils suffisent à rendre notre époque tout aussi obscurantiste que les siècles et les millénaires qui l’ont précédée, ainsi que pourront seulement en juger nos plus ou moins lointains descendants – et particulièrement, en matière de chimère climatique quasi-unanimement partagée aujourd’hui sur la planète !

 

Pour mémoire le penser superstitieux se manifeste, de manière intellectuellement et philosophiquement malhonnête, par son « absolutisation fictive - donc mensongère ! - du relatif », du contenu seulement relatif pensé dans la religion, toutes religions confondues (monothéistes ou non), dans la métaphysique matérialiste et idéaliste, respectivement scientisme et pseudo spiritualisme des « philosopheurs » Descartes et Kant notamment, dans l’idéologie, toutes les idéologies sans exception, et dans le moralisme [Morale et condamnations moralisatrices des Autres au nom de LA morale, tous catéchismes réunis (religieux, politiques, etc.)], y compris le catéchisme soi-disant  universel contemporain, ou Déclaration universelle des droits de l’homme de 1948, dont seule l’inobservation est réellement universelle - sauf à vous-même ou à quiconque, évidemment, de démontrer le contraire, au vu du devenir quotidien du monde depuis sa signature par une cinquantaine d’États seulement sur les cent-quatre-vingt-douze que compte aujourd’hui la planète : vous avez dit « universel » ?

 

Là, commence véritablement l’escroquerie intellectuelle planétaire sur laquelle reposent pourtant les condamnations moralisatrices prononcées par tous les vertueux « censeurs autoproclamés » - et  égoïstement intéressés ! -, du seul fait déjà de refuser d’en débattre sur le fond, depuis plus de dix ans.

 

Je pense avoir déjà tout dit sur le fond dans ma dénonciation constante du penser superstitieux sous toutes ses formes, et c’est pourquoi j’entends d’autant moins reprendre ici l’intégralité de l’argumentation déjà maintes fois avancée contre ses divers modes d’expression que vous trouverez mes arguments amplement exposés dans le texte annexé, Mensonges et lâcheté des élites.Je dois néanmoins à la vérité de reconnaître, suite à votre lettre du 26 novembre 2008, que vos propos dénonçant comme moi les « dogmes », les « mensonges » et les « croyances au miracle » du parti socialiste allaient dans le bon sens, ainsi que je vous en avais d’ailleurs donné crédit dans ma réponse du 5 décembre suivant.

 

Toutefois, si nous sommes apparemment tombés d’accord sur les mensonges et les « croyances au miracle » de l’idéologie, en dépit de votre promesse chimérique de garantir à chaque individu les conditions de son émancipation, quelque soit son origine sociale, il n’en va pas de même en matière de religion, de scientisme et de moralisme, ces modes d’expression du penser superstitieux sur lesquels fonctionne, encore et toujours, la vie publique, tant nationale qu’internationale.

 

Je ne reviens pas pour autant sur mes arguments antérieurs assimilant, sur le plan véritablement philosophique, la religion à la Superstition, au point que de prétendus philosophes contemporains, Bernard-Henri Lévy et André Glucksmann en l’occurrence, se sont bien gardés jusqu’ici de répondre sur le fond ou autrement, malgré mes graves accusations sans ambiguïté désignant le premier, dans ma lettre du 11 février 2005, comme étant l’« incarnation de la Superstition », et réduisant le second au statut de « philosopheur » par cette seule question posée dans celle du 10 février dernier, demeurée jusqu’ici sans réponse : « Vous avez dit "philosophe" » ? ! »

 

Et c’est ainsi que, grâce aux mensonges et à la lâcheté intellectuelle de soi-disant « élites » nommément dénoncées dans le texte annexé, la vie nationale peut continuer, à travers des « censeurs autoproclamés » (tous milieux confondus) à donner des leçons de morale à la France entière, et donc à faire culpabiliser les Français au nom d’un penser superstitieux dénoncé par Spinoza et Voltaire en leur temps, mais  dont aucun de ces moralisateurs patentés n’accepte jamais de débattre sur le fond - tout en ayant constamment le mot « vérité » à la bouche ou sous la plume !

 

Certes, pour « croire », ou plutôt faire croire, avoir raison sur le fond, malgré les trois fictions du moralisme, de la superstition moraliste, déjà portées à votre connaissance, il leur suffit de parler haut et fort en confondant sciemment la légitime critique d’idées dans une république laïque, fut-ce des dogmes religieux, avec des attaques ad hominem prétendument racistes, ce qui témoigne suffisamment de la « débilité intellectuelle » de l’époque.

 

En effet, faire passer la critique d’une religion, l’islam en l’occurrence, pour du racisme anti-arabe, alors qu’il n’y a pas de race musulmane et que des centaines de millions de musulmans à travers le monde ne sont pas arabes, suffit amplement à le démontrer – sauf à vous-même ou à quiconque, évidemment, d’établir le contraire !

 

Pour vous y aider éventuellement, je reproduis ci-après un extrait de ma lettre du 20 avril dernier à l’attention de Martine Aubry, forcément toujours sans réponse à ce jour, établissant que l’islam est tout sauf la prétendue religion de paix et de tolérance. J’y écrivais :

 

« Vos condamnations moralisatrices inspirées par la superstition musulmane, au prétexte d’ « islamophobie » ou « stigmatisation de l’islam », sont de la même veine, puisque vous-même n’avez de cesse de « diaboliser » plusieurs millions de citoyens français en raison de leurs opinions politiques : vous avez dit « discrimination » ? ! OUI, et j’en reparlerai à propos d’une autre fiction du moralisme, de la superstition moraliste, à savoir celle de soi-disant Bien et Mal absolus, une autre fable très juteuse pour vous puisque fondant votre « moralisme à deux balles » !

 

Auparavant, avant d’en finir avec l’islam et ses leçons de morale, je ne peux manquer de rappeler ce mot de Spinoza, datant de plus de trois cent ans :

 

« Je reconnais tout l’avantage de l’ordre politique qu’instaure l’Église romaine et que vous louez tant ; je n’en connaîtrais pas de plus apte à duper la foule et à dominer les âmes s’il n’existait l’Église musulmane qui, de ce point de vue, l’emporte de loin sur toutes les autres ; depuis l’origine de cette superstition, aucun schisme en effet ne s’est déclaré dans cette Église. » [cf. Lettre LXXVI à Albert Burgh]

 

Et notre époque dite moderne, mais tout aussi obscurantiste que celles qui l’ont précédée, se laisse tout autant duper par la superstition musulmane qu’au temps de Spinoza, puisque l’islam est présenté aujourd’hui comme une religion de paix et de tolérance, alors que ceci est totalement démenti par des faits avérés, y compris en terre d’islam.

 

Pour l’établir, il me suffit de rappeler le conflit Iran-Irak des années 80 avec ses centaines de milliers de victimes musulmanes, chiites et sunnites, la destruction des Twin Towers, les attentats meurtriers toujours actuels entre factions de l’islam, les meurtres de chrétiens par des musulmans et les prises d’otages ici et là dans le monde, sans oublier d’autres turpitudes bien concrètes d’aujourd’hui, qui rendent l’islam totalement incompatible avec le catéchisme soi-disant universel contemporain, ou Déclaration universelle des droits de l’Homme de 1948, ne serait-ce qu’à travers des pratiques telles que la charia, véritable atteinte au principe d’égalité « hommes-femmes », et la fatwa, qui ne vise pas moins à limiter la liberté d’expression !

 

Et je suis personnellement bien placé pour en parler, comme l’actualité le confirmera peut-être un jour, car des faits bien précis, dont certaines personnes sont dépositaires, peuvent l’attester. Ce n’est sûrement pas sans raison, en effet, qu’un coup de fil anonyme a dérangé mon hôtelier dans la nuit du 22 décembre dernier pour demander à me parler, alors que nul ne savait où je devais séjourner, et ce message psalmodié sur ma messagerie de manière quasi inaudible dans une langue étrangère, n’était sûrement pas davantage le fruit du hasard que les appels quotidiens reçus par la suite, mais volontairement ignorés : vous avez dit « fatwa » ? !

 

OUI, en France, au pays de Voltaire, au XXIe siècle et dans une république laïque, cette prétendue religion de paix et de tolérance « menace de mort » ceux qui ont le tort d’opposer la philosophie, la vraie philosophie, à la superstition musulmane, LA Vérité absolue aux croyances superstitieuses, comme ce fut le cas pour Salman Rushdie, Taslima Nasreen, Ayaan Hirsi Ali et Robert Redeker condamné par ses propres compatriotes coupables d’un silence complice, sans oublier Theo van Gogh assassiné par un musulman, un certain Mohamed Bouyeri : vous avez dit « liberté d’expression » ? !.

 

Et que dire de ce « vertueux » citoyen français, Mouloud Aounit, président du MRAP, envisageant sans rire d’instaurer un « délit de blasphème » dans une république dite laïque - sous peine de fatwa assurément ? ! Vous avez dit « obscurantisme » ? ! OUI, face à Voltaire, il n’y a absolument aucun doute à ce sujet : l’un dénonce la religion sur des bases philosophiques, l’autre vole au secours de la superstition musulmane au travers de multiples procès financés par les subventions de l’ État français, sans même avoir l’honnêteté et le courage intellectuels de débattre des religions sur le fond, ainsi qu’en témoigne  la dizaine de lettres sans réponse, adressée au MRAP depuis le 28 août 2002, et en particulier celle du 3 janvier 2011, ayant pour objet, MRAP : « J’ACCUSE ! », dont la réponse se fait toujours attendre.

 

Au secours, Voltaire, ils sont devenus fous, des fous de Dieu inspirés par l'islam, toujours prêts à assassiner la   « liberté d’expression » - faute d’avoir quelque argument intellectuellement et philosophiquement étayé pour défendre la superstition religieuse, toutes les religions sans exception (monothéistes ou non) face à LA Vérité éternelle absolue, ainsi que le courrier joint vous le démontrera more geometrico, à savoir mes lettres à Bernard-Henri Lévy et au MRAP ! ! ! 

  

[S’il vous arrivait, d’aventure, de parler d’ « affabulation » de ma part, à ce sujet, je tiens à votre disposition le nom de la résidence, celui du propriétaire et son numéro de téléphone pour obtenir confirmation de mes dires, au cas où vous auriez des doutes !]

 

Pour en terminer avec l’islam, je me borne à copier-coller un extrait de ma lettre du 10 février 2011 adressée à André Glucksmann, suite à son article publié dans le quotidien Le Monde, et intitulé « Cessons de diaboliser roulottes et mosquées ». J’y avais écrit, en substance :

 

« Bien d’autres mœurs ancestrales musulmanes, qui perdurent, devraient faire hurler d’indignation les soi-disant bien-pensants d’aujourd’hui, à votre exemple, pour dénoncer d’autres pratiques archaïques, telles que la lapidation de femmes, la pendaison d’homosexuels, les mariages forcés, fut-ce celui de fillettes, les crimes d’honneur, y compris en France, et des châtiments barbares d’un autre âge (flagellation et amputation, entre autres), sans oublier les conflits interreligieux, entre sunnites et chiites, avec leur guerre Iran-Irak des années 80 et ses centaines de milliers de victimes, ainsi que les attentats musulmans meurtriers, perpétrés ici et là dans le monde, mais inspirés par l’islam, que vous le vouliez ou non – sauf à vous-même, évidemment, de démontrer que l’islam et son Dieu n’y sont pour rien !  »

 

Et c’est pourtant au nom de « ÇA » que vous vous autorisez à couvrir d’opprobre vos concitoyens qui dénoncent ces atteintes au catéchisme droit-de-l’hommiste ! C’est précisément parce qu’il se fonde uniquement sur des fictions que je parle de catéchisme, ou  religion des droits de l’homme, puisqu’il vise à décréter le Bien et le Mal absolus sur Terre, alors que TOUT est relatif dans notre monde – mais, en « philosopheur », ou bien vous l’ignorez - un comble ! -, ou bien vous préférez le taire ! » [Fin de citation]

 

Je voudrais également attirer votre attention sur le scientisme, à savoir la science devenue superstitieuse, du seul fait d’absolutiser fictivement ses hypothèses et ses théories pourtant à jamais relatives. Les êtres humains en effet ne connaîtront ni ne comprendront jamais « absolument » notre monde, comme suffit à le montrer une récente découverte - à vérifier toutefois ! - affirmant qu’une particule, appelée neutrino, se déplacerait, contrairement à ce que pensait Einstein, à une vitesse plus grande que celle de la lumière.

 

Et en matière de scientisme, précisément, notre époque dite moderne détient apparemment le pompon avec l’absurde prétention de nos contemporains d’établir à terme – DEMAIN, toujours DEMAIN et seulement DEMAIN ! – un « climat sur mesure », à notre convenance, pour l’éternité.

 

Certes, cette croyance superstitieuse est très profitable au mouvement EELV, sauf que j’attends toujours une réponse à mes lettres des 6 et 13 août derniers, qui avaient respectivement pour objet, Éva Joly, J’ACCUSE : « Scientisme, écologisme et "obscurantisme" », et EELV, J’ACCUSE : « Scientisme, écologisme et "OBSCURANTISME" ! » [BIS]

 

Je tiens, bien entendu, ces lettres à votre disposition ainsi que celles adressées respectivement, preuves matérielles à l’appui, en envoi recommandé avec accusé de réception au GIEC le 31 octobre 2009 et à Barack Obama, le 9 novembre 2009, avec copie de la précédente.

 

Mon argumentation dénonçant cette chimère de mettre fin au réchauffement climatique annoncé pour la fin du siècle consiste en une simple question, néanmoins toujours sans réponse à ce jour, ce qui permet de continuer à colporter cette « croyance au miracle ». Il ne vous sera pas interdit toutefois d’avancer une réponse susceptible de démontrer la fausseté de mon affirmation fondée sur l’argument suivant à validité éternelle, sous forme de question lancée à la cantonade :

 

« In an universe, which is perpetually in movement, and where EVERYTHING is in a constant movement, that is the SOLE cause of the unceasing transformation of all the things of our world, human beings included, HOW would-it be possible to definitively stabilize anything and thus to establish on the planet a custom-made climate for all eternity, excepted by stopping this movement itself, precisely? »

 

Pour en terminer sur ce point, la catastrophe annoncée, censée exterminer un grand nombre de nos contemporains, ne doit pas être bien terrible, si j’en juge d’après l’impasse faite par les candidats à la Primaire socialiste sur cette question – à moins que quelque chose ne m’ait échappé ! En tout cas, je peux vous assurer que, outre le GIEC et Barack Obama, ni Ban-Ki-moon ni José-Manuel Barroso, et pas davantage Nicolas Sarkozy, n’ont avancé jusqu’ici d’arguments contraires pour réfuter mon point de vue.

 

Assurément, c’était le rôle du GIEC de répondre en premier lieu, surtout après avoir reçu mon courriel du 17 septembre 2009 ayant pour objet, au vu du silence de ces illustres savants : « GIEC : "Checkmate” ? ! »

 

Dans la lignée de ce qui précède, d’un point de vue superstitieux, sur le plan du moralisme, je dénonce tous ces Fouquier-Tinville, François Hollande et Martine Aubry au premier chef, qui n’ont de cesse de faire la morale aux Autres en parlant de « république immorale ». Ils devraient se souvenir plus souvent des deux septennats de François Mitterrand, dont je ne prends même pas la peine de rappeler les « turpitudes morales » que personne n’a oubliées - hormis ces candidats socialistes fonctionnant sur les mensonges du penser superstitieux sans jamais avoir le courage intellectuel de débattre sur le fond, comme je viens de le rappeler au premier dans ma lettre du 30 dernier ayant pour objet : Primaire socialiste : « François Hollande disqualifié ! »

 

Mais il ne faudrait pas davantage oublier les turpitudes socialistes d’aujourd’hui, à savoir les conditions de l’accession de Martine Aubry au poste de Premier secrétaire ainsi que les pratiques du PS marseillais de Jean-Noël Guérini et de Sylvie Andrieu, voire celles de Hénin-Beaumont, mais pas davantage Harlem Désir, Premier secrétaire par intérim, bien que condamné par la Justice pour abus de biens sociaux – vous avez dit « république bananière » ? !

 

Il y a mieux en effet pour donner des leçons de morale aux Autres : pour cela il faudrait commencer par être soi-même irréprochable ! Or il n’y a pas, il n’y a jamais eu et il n’y aura jamais, d’individus ni de groupes d’individus, « TOUS » critères d’appartenance confondus, réellement irréprochables. En témoignent ici même et dans leurs pays et continents respectifs d’origine (Maghreb, Machrek, Afrique sub-saharienne, Proche et Moyen Orient, entre autres), les comportements avérés de ces communautés donneuses de leçons de morale à la France et aux Français, dont j’ai maintes fois dénoncé les turpitudes - y compris le racisme stricto sensu !

 

Alors, Mesdames et Messieurs les socialistes, merci de bien vouloir cesser de faire de la France « un pays de merde, dans un monde de TARÉS », comme je l’avais écrit dans ma lettre du 15 juillet 2010 adressée en envoi recommandé avec accusé de réception au Parti socialiste, mais dont j’attends toujours la réponse.

 

Pour illustrer ici, une fois de plus, l’expression ci-dessus, il me suffit de rapporter certains propos tirés de la dernière émission télévisée des « primaires », dont les auteurs, trivialement parlant, ne manquent pas d’air, voire de souffle !

 

Ainsi, par exemple, au vu des conditions frauduleuses de son élection au poste de Premier secrétaire – sauf à Ségolène Royal, évidemment, de démentir mes propos ! -, entendre Martine Aubry  déclarer : « Le pays des droits de l’homme n’a pas le droit de jouer avec la morale », ou encore : « Je serai la présidente du redressement moral », voire : « Je veux être la présidente d’une république… ( ?) et laïque », devrait suffire à la « disqualifier », tout autant que François Hollande, à qui je l’ai fait savoir pour d’autres raisons dans ma lettre du 30 dernier transmise par télécopie et courriel - la république irréprochable est mort-née, mais autant le savoir à l’avance pour éviter aux « croyants au miracle » de rêver ! ! !

 

La Primaire PS étant terminée sur le plan médiatique, je ne peux m’empêcher de vous faire remarquer que les sujets qui fâchent n’y ont pas été abordés, à savoir l’avancée à marche forcée du communautarisme, islam et laïcité, les problèmes de sécurité, la crise économique et financière mondiale propice à abaisser les prétentions de campagne, la croissance, sauf à pouvoir l’auto-décréter, le logement (logements étudiant, notamment), autant de problèmes qui seront réglés sans expliquer comment avant le scrutin du 9 courant, mais il est encore temps, pour les deux heureux élus, d’en débattre avant le 16 octobre.

 

Pour terminer vraiment - et ici vous êtes très directement concerné -, je ne peux manquer de souligner, fut-ce à votre détriment, que vous restez sur une promesse d’importance non tenue, en matière d’euthanasie, à savoir votre proposition de loi concernant l’aide active à mourir non acceptée. Assurément, son aboutissement ne dépend pas plus de votre seule volonté que toute autre question évoquée ci-dessus. Pourtant, ce dernier débat public entre candidats socialistes était une excellente occasion d’y revenir. Était-ce une belle occasion manquée, à cause du désaccord entre candidats socialistes sur un sujet qui diviserait pour des raisons spirituelles, comme la rumeur en fait courir le bruit ? !

 

Je m’en tiens-là dans l’attente du résultat final du scrutin des 9 et 16 courants, et si vous étiez d’aventure le candidat vainqueur, j’ose espérer que vous prendriez en compte les problèmes escamotés, de façon à faire revivre, selon vos propos, une laïcité bien malmenée depuis 1981 et à redonner l’amour de la France - celui des immigrés espagnols, italiens, polonais, portugais, etc. d’alors -, tandis que résonnent aujourd’hui dans les banlieues françaises, dans les centre-ville, voire au stade de France, les cris de haine contre la France, à travers son drapeau et son hymne respectivement brûlé et sifflé, des propos anti-flics inadmissibles, voire l’intention affichée de mener à son terme l’ « islamisation » de la France, en profitant précisément de la lâcheté intellectuelle de nos soi-disant « élites », tous milieux confondus. 

 

Je pense que ceux qui ont connu l’avant-1981 vous seraient infiniment reconnaissants de retrouver simplement la France d’alors, sans les conflits intercommunautaires et interreligieux actuels.

 

Dans cette éventuelle espérance rendue possible par plus d’honnêteté intellectuelle de la part de tous les faiseurs d’opinion délivrés de leur « sectarisme », dont je vous ai donné crédit, je vous remercie de votre attention et vous prie d’agréer, Monsieur, mes salutations philosophiques, laïques et républicaines – sauf à vous-même ou à quiconque, évidemment, de démontrer le contraire ! 

 

Annexe : Texte, Mensonges et lâcheté des élites

 

 

 

 

 

   

 

 

 

Publié dans COURRIER "Politiques"

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