Pourquoi Pierre-Alain Reynaud n'a pas voté pour François Hollande...

Publié le par Sylvain Saint-Martory

[Avant-propos : Il n'est pas dans mes habitudes de reproduire des articles trouvés sur le Web, mais celui-ci, outre que l'analyse économique paraît pertinente, ne pouvait mieux tomber pour discréditer, avec regret hélas, le programme économique du candidat Hollande, devenu entre-temps président de la République française - malheureusement ! -, sauf à d'autres économistes, évidemment, de démontrer la fausseté des propos publiés]

Pourquoi je ne voterai pas François Hollande par Pierre-Alain Reynaud (Economiste au Café Républicain)

 

Publié le 4 mai 2012par Pierre-Alain Reynaud


Pourquoi ne voterai pas François Hollande


Voici plusieurs mois, et bien avant les primaires socialistes, j’avais écrit à cette époque dans divers articles publiés dans plusieurs journaux, que François Hollande était un candidat très acceptable aux élections présidentielles, beaucoup plus modéré que Martine Aubry et que d’autres membres du PS.

 

Je considérais à ce moment là que le député de Corrèze était un bon représentant de la Gauche française, et que les citoyens pouvaient découvrir en lui un véritable espoir de changement indispensable à la France.

Mais, aujourd’hui tout a bien changé, quand on analyse le programme de Monsieur Hollande qui se veut entièrement irréaliste.

Au départ, l’ancien premier secrétaire du Parti Socialiste s’est présenté comme un républicain volontaire et motivé pour redresser une Nation blessée par les fractures sociales et par un système économique défaillant. Il avait une volonté sérieuse de rétablir une véritable démocratie bâtie sur les valeurs fortement républicaines : vérité, justice, travail et particulièrement promesses tenues.

Aujourd’hui, François Hollande a bien évolué (dans le mauvais sens hélas !) et n’a plus les mêmes objectifs que ceux qu’il clamait auparavant lors de ses premières interventions. Dans la réalité des faits, il n’a qu’une seule et unique ambition, le désir profond d’être élu coûte que coûte le 24 ème Président de la République française.

Et s’il est élu, que fera-t-il le 7 mai 2012 ?

Sur ce point, j’ai la forte conviction que Monsieur Hollande n’apporte rien de plus à la France que Monsieur Sarkozy. Et peut-être sa gestion sera pire … et bien pire !

Au moment où la France est prête à s’écrouler, où la dette publique explose totalement, où les citoyens vont vivre une année 2012, l’un des plus terribles depuis la Seconde Guerre Mondiale (période de l’Occupation allemande), François Hollande va engager des dépenses folles qui mèneront la Nation à la faillite totale. Parmi les principales, notons :

   la création de 150.000 emplois d’avenir qui, contrairement à leur dénomination sont des embauches stériles et nuisibles au redressement des finances publiques ; la première expérience a été faite en 1984 avec les TUC (Travaux d’Utilité Collective) par le gouvernement de Laurent Fabius sous la présidence de François Mitterrand. Les résultats ont été piteux et les formules reprises ensuite par la droite, ont été autant catastrophiques. En résumé et comme par le passé, ces emplois d’avenir ne serviront à rien, si ce n’est qu’à ruiner une fois de plus les caisses de l’Etat et donc appauvrir un peu plus les contribuables.

   La création de 60.000 postes dans l’éducation nationale, une « folie » du candidat socialiste qui ne paraît avoir aucune notion de ses premières responsabilités en qualité du futur chef d’Etat. S’il est clair toutefois qu’il manque aujourd’hui un certain nombre d’enseignants, les postes à créer dans l’enseignement ne doivent dépasser 8 à 10.000 emplois au maximum sous peine là aussi, de déstabiliser totalement les finances publiques.

   Les nouvelles mesures sur les retraites qui vont grever lamentablement les comptes de la Sécurité Sociale, elle-même déjà en grande difficulté. A ce sujet, l’évaluation faite par l’Association Sauvegarde retraites, admet que les pensions de retraite coûteront au moins 6,3 milliards d’euros par an dès 2018.

Je m’arrêterai ici sur ces lourdes dépenses que le gouvernement socialiste engagera à son arrivée au pouvoir, et je passerai donc sur d’autres moins importantes certes, mais qui une fois accumulées, pèseront douloureusement sur la dette que François Hollande semble désormais ignorer.

Il est très clair que Monsieur Hollande ne réduit pas la dépense publique.

Je ne suis pas le seul à le dire : Jean Peyrelevade ancien conseiller de Pierre Mauroy) et Stéphane Cossé (ancien membre du FMI) avaient signé une tribune dans le journal Le Figaro pour dénoncer les leurres du programme économique du candidat Hollande, leurres maintes fois constatés dans un grand nombre d’analyses financières.

Par ailleurs, l’éminent chercheur Claude Allègre (ancien socialiste) a souligné l’incapacité de François Hollande à gouverner la France.

Pour ma part, j’ai eu l’occasion de connaître personnellement Monsieur Hollande alors qu’il était premier secrétaire du Parti Socialiste et sur ce point, je suis très clair : je rejoins les analyses de Monsieur Allègre.

Dans de telles conditions, François Hollande, Martine Aubry et toute l’équipe du PS font faire plonger la France très rapidement dans un chaos encore plus grand que celui que nous connaissons, et à ce sujet, je vous renvoie à l’article que vous pourrez lire en cliquant sur le lien ci-dessous :

http://www.pierre-alain-reynaud.com/pages/les-points-d-actualite/ete-2012-la-france-en-faillite.html

Aujourd’hui, il est hors de question de donner le pouvoir à un homme qui, malgré une certaine bonne volonté certes, a réduire la France au niveau de la Grèce ou de l’Espagne, par simple arrivisme et incompétence.

A titre personnel, je ne veux en aucun cas refaire une nouvelle expérience avec un Parti socialiste incohérent et dépensier, incapable comme par le passé, de gérer convenablement les finances publiques.

Ainsi, le 6 mai prochain, je ne voterai pas pour François Hollande.

Cette position reste strictement personnelle et n’engage que moi. Cependant, une majorité de mes camarades du Café Républicain a l’intention de s’exprimer de la même manière selon les analyses et les convictions développées dans notre comité de réflexions.

Alors dans ce contexte me dire-vous, faut-il voter pour Nicolas Sarkozy, voter BLANC ou s’abstenir ? Que chacun prenne ses responsabilités.

En terminant cet article je répèterai : TOUT sauf HOLLANDE !

Pierre-Alain Reynaud – économiste au Café Républicain

Site internet : www.pierre-alain-reynaud.com

cafe.republicain@gmail.com


 

 

  

 

Publié dans TEXTES

Commenter cet article