« "Politiquement incorrect", et fier de l'être ! »

Publié le par Sylvain Saint-Martory

Marseille, le 14 juillet 2012

 

Courriel :

xxxx@neuf.fr

Objet : « "Politiquement incorrect", et fier de l'être »

 

Monsieur Raphaël Enthoven

France Culture

116, avenue du Président Kennedy

75016 Paris

Lettre suivie : 1K 003 518 2615 1



Monsieur,

 

Je ne peux laisser passer sans réagir très vivement votre diatribe du 10 courant sur France Culture, d’autant plus qu’elle est à la limite de la haine, comme chacun peut en juger au seul vu des injures proférées contre les porte-parole du "politiquement incorrect ".

 

Je m’honore néanmoins d’en faire partie, comme en témoignent les quelques cinq cents lettres adressées, sur plus d’une dizaine années, à environ deux cents soi-disant "élites" de l’époque, tous milieux confondus [Médias de toutes tendances, politiciens de tous bords, intelligentsia (prétendus intellectuels ou pseudo-philosophes) et associations droits-de l’hommiste moralisatrices à sens unique], qui font mensongèrement l’opinion, mais sans jamais avoir l’honnêteté ni le courage intellectuels de débattre sur le fond.

 

Cette correspondance m’a ainsi permis d’établir la lâcheté, la malhonnêteté et la débilité intellectuelles des faiseurs d’opinion d’aujourd’hui, puisqu’ils concourent  à façonner une pensée politiquement correcte, Unique, même si vous niez sa réalité.

 

Comme je n’entends pas répondre point par point aux arguments de votre chronique volant a contrario au secours du politiquement correct, vous trouverez mon argumentation intellectuellement et philosophiquement étayée dans le texte annexé, « Vérité éternelle absolue versus mensonges et lâcheté des élites du XXIe siècle ».

 

Il ne vous sera donc pas interdit de démontrer la fausseté éventuelle de mes affirmations sur des points très précis de désaccord, ainsi que je l’attends vainement depuis de très nombreuses années, puisque même le quotidien Le Monde a officiellement jeté l’éponge devant moi, le 26 janvier 2004, ce qui ne m’empêche nullement de continuer à dénoncer ses mensonges et ses croyances au miracle fondés sur le conformisme de l’époque, et précisément en matière de morale.

 

Pour le dire brièvement, la pensée unique de notre époque tout aussi obscurantiste que celles qui l’ont précédée, au cours des siècles et des millénaires, se fonde sur le penser superstitieux humain, tel qu’il se manifeste dans les divers modes d’expression suivants : religion, toutes les religions sans exception (monothéistes ou non), métaphysique matérialiste, ou scientisme, métaphysique idéaliste, ou pseudo-spiritualisme des Descartes, Kant et autres philosopheurs, idéologie, toutes idéologies confondues, et moralisme [Morale et condamnations moralisatrices des Autres au nom de LA Morale : LAQUELLE ? !], tous catéchismes réunis, y compris le catéchisme soi-disant universel contemporain, ou Déclaration universelle des droits de l’homme de 1948, dont seule l’inobservation est réellement universelle – sauf à vous-même ou à quiconque, évidemment, de démontrer le contraire à l’aune du devenir du monde, depuis plus de six décennies !

 

D’ici-là, le penser superstitieux sous toutes ses formes continuera à se caractériser fondamentalement par l’ «absolutisation fictive du relatif». Ce procédé intellectuellement malhonnête consiste à présenter mensongèrement comme absolu, comme étant LA Vérité ou réalité absolue, le contenu seulement relatif pensé dans et sur (à propos de) notre monde pour le plus grand profit (financier, électoral ou autre) des faiseurs d’opinion du jour, comme l’illustre l’élection du nouveau président de la République, dont je n’ai eu de cesse de dénoncer vainement les mensonges et les « croyances au miracle », depuis le 6 octobre 2000.

 

Pour l’attester, il me suffit de rappeler seulement les lettres adressées à François Hollande au cours des douze derniers mois, lettres toujours sans réponse jusqu’ici mais encore à votre disposition :

 

Primaire socialiste : « François Hollande disqualifié ! » [Fax du 27 septembre 2011]

 

François Hollande, J’ACCUSE : « Arrêtez de mentir et de tromper l’opinion ! » [Fax du 28 octobre 2011]

 

François Hollande, pour mémoire et information: « Débilité intellectuelle de l’époque, lâcheté et malhonnêteté de ses élites ! » [Fax du 20 décembre 2011]

 

François Hollande, pour information: « Le "coup de la finance", les mensonges, les incohérences et autre "méthode Coué" du candidat Hollande ! » [Fax du 21 février 2012]

 

« Et le combat de LA Vérité visant les candidats de la Présidentielle 2012 cessa faute de combattants ! » (Version collective personnalisée) [Fax du 12 mars 2012]

 

François Hollande, J’ACCUSE : « Lâcheté, malhonnêteté et débilité intellectuelles d’un éventuel président normal ! » [Fax du 25 avril 2012]

 

Toutefois, mes accusations de mensonges envers François Hollande et le Parti socialiste n’ont pas cessé pour autant après le 6 mai 2012, comme en témoignent les lettres suivantes :

 

François Hollande et PS, J’ACCUSE : « De la trahison de Jaurès au "casse du siècle" de la  Présidentielle 2012 ! » [Fax du 17 mai 2012 au Parti socialiste]

 

P S, J’ACCUSE : « Après la présidentielle, les "mensonges" continuent ! » [Fax du 2 juin 2012]

Je ne peux manquer d’y associer la complicité des quotidiens Le Monde et Le Figaro, comme en témoigne le courrier suivant, dont le but était d’informer objectivement l’opinion, avant les deux scrutins nationaux qui l’attendaient.

 

Néanmoins, Le Monde a préféré ignorer mes lettres des 15 janvier et 30 avril 2012, qui avaient respectivement pour objet, Le Monde, J'ACCUSE (énième !) : «François Hollande, un président "normal" ? !», et, Le Monde, J'ACCUSE (énième+1!), «Complicité de lâcheté, malhonnêteté et débilité intellectuelles avec un éventuel président normal ! », et Le Figaro a également reçu, mais sans en faire état, nombre de fax ainsi que ma récapitulation générale du 5 avril dernier, dont tous les documents avaient pour intitulé commun, « Le charlatan Hollande et le grand mensonge électoral ! », les deux quotidiens se compromettant ainsi sciemment dans la tromperie de l’opinion par leur refus de débattre sur le fond.

 

Ce faisant, les faiseurs d’opinion ont forcément toujours raison, mais ils n’en trompent pas moins sciemment l’opinion, et en particulier le camp de gauche dans sa prétention à incarner le Bienabsolu, évidemment ! De la sorte, ils pensent ce qu’ils croient que le bon peuple doit penser, comme il en va concrètement à propos de l’islamophobie, par exemple, où ils confondent la légitime critique de la religion, dans une république laïque, avec des attaques personnelles contre les fidèles, sans jamais remettre pour autant en question les dogmes et les pratiques quotidiennes contraires aux droits de l’homme (charia, fatwa, djihad) d’une religion, dont Spinoza a pu écrire librement, il y a plus de trois siècles, dans sa lettre à Albert Burgh, prêtre catholique :

 

« Je reconnais tout l’avantage politique qu’instaure l’Église romaine et que vous louez tant ; je n’en connaîtrais pas de plus apte à duper la foule et à dominer les âmes s’il n’existait l’Église musulmane qui, de ce point de vue, l’emporte de loin sur toutes les autres ; depuis l’origine de cette superstition, aucun schisme en effet ne s’est déclaré dans cette Église. »

 

Ite missa est, comme un « vrai » philosophe ne devrait pas l’ignorer, et a fortiori l’utiliser pour faire culpabiliser ses contemporains, au point d’influer sur le résultat du principal scrutin national pour le seul profit des tenants du Bien, forcément à gauche - sauf encore à vous-même ou à quiconque, évidemment, de démontrer le contraire au vu de leurs comportements !

 

J’attends d’autant plus sereinement votre éventuelle démonstration contraire qu’il n’y a ni Bien ni Mal absolus dans notre monde où tout est relatif, comme l’établit ce mot de Spinoza :

 

« Nous ne désirons pas une chose, parce qu’elle est bonne (bonne "en soi", ou absolument bonne), c’est parce que nous la désirons que nous la jugeons bonne. », comme un « vrai » philosophe ne devrait pas davantage l’ignorer ou en douter !

 

Sauf à vous-même, évidemment, d’établir le contraire, le camp du Bien avec ses prétendus « vertueux », donneurs de leçons de morale aux Autres, se trouve pris, une fois de plus, dans ses contradictions fondées sur l’ignorance, comme il en va de la fable des bons et des mauvais, dénoncée sans ambiguïté par l’un des grands diseurs universels de LA Vérité éternelle absolue, laissant ainsi supposer que vous avez deux mille ans de retard sur sa Parole de vérité.

 

En réalité, il n’y a pas les bons et les mauvais, les gentils et les méchants, les « vertueux » et les « salauds » par nature, il n’y a que des individus et des groupes d’individus égoïstes, tous sans aucune exception (inconscients et hypocrites inclus), comme chacun le manifeste au quotidien dans ses affaires d’amour, de possession et de gloire ou honneur-vanité.

 

Ainsi votre bonne conscience relève-t-elle seulement de la croyance et de l’autocensure, puisqu’il est inconcevable de contester ce qu’il est de bon ton de penser, dixit Robert Ménard, et vous tombez ainsi dans les tabous et le conformisme qui caractérisent précisément le politiquement correct – cette hypocrisie de la bien-pensance, en somme !

 

Je m’en tiens-là, toutefois, dans l’éventualité de votre réponse contraire intellectuellement et philosophiquement étayée, à défaut de quoi vous manifesteriez votre intention délibérée de continuer à fonctionner sur le seul penser superstitieux, donc à tromper sciemment l’opinion, en colportant les sempiternels mensonges et « croyances au miracle » de notre monde.

 

Je vous remercie de votre attention et vous prie d’agréer, Monsieur, mes salutations philosophiques, laïques et  républicaines, sauf à vous-même ou à quiconque, évidemment, de démontrer le contraire.

 

Annexe : Vérité éternelle absolue versus mensonges  et  lâcheté   des élites du XXIe siècle 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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