P S, J’ACCUSE : « Après la présidentielle, les "mensonges" continuent ! »

Publié le par Sylvain Saint-Martory

Patong Beach, le 2 juin 2012                                                 

Courriel :

xxxxxx@yahoo.fr

Objet :

P S, J’ACCUSE : « Après la présidentielle, les "mensonges"continuent ! »

Parti socialiste

10, rue de Solferino

75007 Paris

Fax n° 01 47 05 15 78

Courrier recommandée avec accusé de réception

 

[A l’attention de François Hollande, président de la République, de Jean-Marc Ayrault, Premier ministre, et des ministres Cécile Duflot, Christiane Taubira, Laurent Fabius, Manuel Valls, Michel Sapin, Pierre Moscovici, Stéphane Le Foll et Vincent Peillon, ainsi que des membres suivants du Parti socialiste, Annick Lepetit, Bertrand Delanoë, Claude Dilain, Dominique Strauss-Kahn, Élisabeth Guigou, François Patriat, François Rebsamen, Harlem Désir, Henri Emmanuelli, Jack Lang, Jean Glavany, Jean-Marie Le Guen, Jean-Pierre Chevènement, Julien Dray, Lionel Jospin, Malek Boutih, Martine Aubry, Michel Rocard, Olivier Duhamel, Robert Badinter et Ségolène Royal]

 

« Qui ne gueule pas la vérité dans un langage brutal quand il sait la vérité se fait le complice des menteurs et des faussaires. » [Charles Péguy, Tempête sur l’Église de Robert Senon]Mesdames, Messieurs,

« Le cri de joie spinoziste est un cri de guerre contre les superstitions. » [Balthasar Thomass, Spinoza, le maître de liberté]

« Le courage, c'est de chercher la vérité et de la dire; c'est de ne pas subir la loi du mensonge triomphant qui passe, et de ne pas faire écho de notre âme, de notre bouche et de nos mains, aux applaudissements imbéciles et aux huées fanatiques. » [Jean Jaurès, Discours à la jeunesse, 1903]

Je ne peux laisser passer sans réagir très vivement un passage de l’entretien accordé par François Hollande à David Pujadas dans le Journal de 20 heures de France 2 du 29 dernier, et je me sens d’autant plus légitimé à le faire que j’attends toujours la réponse du Parti socialiste à une lettre semblable du 26 novembre 2007, puisqu’elle avait déjà comme objet, « Pendant la refondation, les "mensonges" continuent ! ».

En matière de courrier sans réponse, je ne peux manquer de rappeler aussi la vingtaine de lettres adressée nommément à François Hollande entre le 6 octobre 2000 et le 25 avril 2012, mais toujours sans réponse sur le fond, ainsi que la centaine d’autres envoyée aux caciques socialistes mis en exergue ici, et ignorée pour l’essentiel, à une exception notable près, évoquée dans ma lettre du 25 dernier à l’adresse du candidat socialiste, en raison de l’honnêteté intellectuelle de ce cacique socialiste auteur d’une lettre argumentée me donnant raison sur le fond.

Pour mémoire, la correspondance rappelée, toujours à votre disposition ainsi que les preuves matérielles d’envoi, avait pour but incessant de dénoncer les mensonges et les croyances au miracle colportés par les uns et par les autres, sans que vous ayez jamais eu pour autant l’honnêteté et le courage intellectuels d’avancer vos éventuels arguments contraires – à croire que vous n’en aviez guère, sinon il n’est pas trop tard pour confronter mes multiples accusations de fond à l’examen de LA Vérité éternelle absolue, dont vous avez été amplement mais vainement abreuvés !

Par chance pour vous, toutefois, en dépit de vos mensonges et de vos superstitieuses croyances au miracle avérées, puisque démontrées, votre obstination commune dans le silence et le refus de débattre sur le fond, pendant plus de dix ans, a fini par payer, mais il faut dire que les traîtrises de François Bayrou et de Marine Le Pen, jouant contre leur camp, vous ont donné un sacré coup de main - arithmétiquement, en effet, les voix de droite du premier tour étaient largement majoritaires !

Néanmoins, après ce succès, quelques semaines seulement après l’élection présidentielle, je suis déjà conduit à dénoncer un mensonge sorti de la bouche même du nouveau président, lequel pensait sûrement afficher par-là sa normalité - dans le mensonge, assurément ! -, ainsi que l’en accusait ma lettre du 25 avril dernier, toujours sans réponse à ce jour, malgré son objet sans ambiguïté, François Hollande, J’ACCUSE: «Lâcheté, malhonnêteté et débilité intellectuelles d’un éventuel président normal! »

De surcroît, ce nouveau mensonge de François Hollande se double d’une inélégance envers son prédécesseur, voire d’une malhonnêteté intellectuelle, et même s’il peut être appelé, de façon bénigne, « mensonge par omission », il n’en est pas moins une information incomplète et inexacte - donc, une tromperie de l’opinion !

En effet, le président fraîchement élu a tout simplement caché un point très important permettant de juger objectivement son entretien, c’est-à-dire en toute connaissance de cause. Certes, durant la campagne présidentielle, la désinformation fut également la règle en raison du refus avéré de François Hollande et de ses alliés, EELV notamment, de débattre sur le fond, malgré d’incessantes relances accusatrices qui en appelaient au seul et unique véritable débat d’idées qui vaille, tel que très souvent précisé dans ma correspondance.

Pour mémoire, celui-ci ne consiste pas à opposer, à l’infini, des points de vue relatifs partisans à d’autres, tout aussi relatifs et partisans, mais à tous les confronter à LA Vérité éternelle absolue, laquelle suffit à les invalider, tous sans exception, dans leur prétention à dire l’absolu, ou à parler au nom de l’Idéal, ce qui est précisément la marque même du penser superstitieux, quels que soient ses modes d’expression [Religion, métaphysique, idéologie et moralisme].

Ainsi, au cours de l’entretien sur France 2, François Hollande a pris grand soin de préciser qu’il était allé en train au récent sommet européen de Bruxelles et qu’il était revenu en voiture, ceci visant à souligner son souci d’alléger les deniers de l’État, tandis que son prédécesseur utilisait habituellement l’avion pour parcourir cette courte distance. L’inélégance évoquée consistait à attaquer un concurrent à terre, et la malhonnêteté intellectuelle provient du fait que celui-ci ne peut se défendre, aujourd’hui, avec des moyens audio-visuels identiques à ceux de son vainqueur.

Certes, en matière d’économie, le trajet Paris-Bruxelles et retour était crédible à première vue, mais l’omission évoquée, constitutive d’un mensonge, et que nombre de Français doivent avoir appris d’une manière ou d’une autre, est le déplacement effectué en avion privé par François Hollande pour se rendre de Tulle à Paris, le soir même de l’élection, déplacement, dont le montant, sauf information erronée, se serait élevé à 30.000 € (trente mille euros), à la charge du Parti socialiste.

Cette dernière précision ne saurait toutefois dédouaner François Hollande par rapport à Nicolas Sarkozy, en la même circonstance, car, que je sache, ce n’est pas non plus l’État français qui avait alors payé les agapes du Fouquet’s. En tout cas, sauf preuve formelle du contraire, le montant de leur addition, à ma connaissance jamais publiquement révélé, devait être pour les cinquante-cinq invités, dénoncés par l’hebdomadaire Marianne (cf. tirage du 1er novembre 2007), bien loin des « vingt millions d’anciens francs » déboursés pour parcourir les quelques quatre cents kilomètres séparant Tulle de Paris - de quoi faire combien de tours du monde ? !

Ainsi, une fois de plus, les moralisateurs publics, grands donneurs de leçons de morale aux Autres, une spécialité bien connue de la Gauche en général et du parti socialiste en particulier, selon le propos même de Maître Vergès, peu suspect pourtant de dérive droitière, déclarant : « La gauche est moralisatrice, et c’est au nom de la morale qu’elle lance ses anathèmes. », sont pris la main dans le sac.

En effet, comme très souvent avancé dans ma correspondance à l’adresse de tous ceux désignés ici, les « vertueux », les censeurs autoproclamés, ont pour habitude de reprocher aux Autres ce qu’eux-mêmes ont fait hier, et referont demain, à la première occasion où leurs intérêts égoïstes de toutes sortes l’exigeront.

Ceci est confirmé par le discrédit moral sempiternellement jeté  sur Nicolas Sarkozy pendant cinq ans, en raison d’une soirée entre amis au Fouquet’s, lors de son élection, au point même de lui reprocher le choix de ses invités, puisque ceux-ci n’étaient apparemment pas à votre goût - mais aussi peut-être quelque peu de votre monde, si j’en juge par les milliardaires de gauche et ceux qui sont au sein même du Parti socialiste.

Or, quoique vous en ayez dit, et puissiez encore dire de la soirée au Fouquet’s, il s’agissait bel et bien d’une soirée strictement privée, sauf à vous-mêmes ou à quiconque, évidemment, de démontrer le contraire, en produisant une quelconque attestation officielle qui aurait conduit, voire contraint, Nicolas Sarkozy à s’y rendre – et cette réunion était d’autant plus privée qu’il n était pas encore intronisé président de la République !

La conséquence de ce mensonge lancinant est que nul ne pourra contester combien votre condamnation moralisatrice permanente, ce matraquage calomniateur pesant au quotidien sur Nicolas Sarkozy durant son quinquennat, a pu influencer a priori l’opinion, de façon négative, au point de fausser le scrutin, ce qui me permet de parler  de « casse du siècle » de la Présidentielle 2012, voire de dénoncer une « main-basse » sur l’État.

 

Mais il ne vous est évidemment pas interdit de démontrer le contraire, et s’il vous venait à l’esprit l’idée saugrenue de me traduire en justice pour propos outrageants envers François Hollande, compte-tenu de sa nouvelle fonction, je vous rappelle que je l’ai moi-même convié, bien avant l’élection, à confronter en justice savérité et la mienne, ainsi que vous pouvez le vérifier dans le courrier, dont vous disposez.

J’attends toujours depuis lors, d’ailleurs, qu’il relève ce défi d’un illustre inconnu, mais qu’il ne peut prétendre ignorer, en précisant que les conditions de cette confrontation ne seraient plus aussi équitables, aujourd’hui, en raison de son statut  de chef d’État nommant le Garde des sceaux, ou tout au moins le suggérant à son Premier ministre, mais le fond du débat sur LA Vérité n’en reste pas moins inchangé, puisqu’il consiste toujours à l’opposer au penser superstitieux sous toutes les formes rappelées ci-dessus.

Compte-tenu de mon accusation, à défaut de démonstration contraire solidement argumentée, les « trente mille euros » dépensés dans ces conditions devraient constituer, en complément de la désinformation amplement dénoncée de la campagne présidentielle, le péché originel de la présidence Hollande, tout  comme vous ne vous êtes pas gênés pour faire la promotion de celui de Nicolas Sarkozy, en le rabâchant quasi quotidiennement, alors que, tant le repas au Fouquet’s que le déplacement en avion privé, relevaient seulement de la sphère strictement privée – sauf encore à vous-mêmes ou à quiconque, évidemment, de démontrer le contraire ! 

Dans cette éventualité et celle de votre réponse contraire, intellectuellement et philosophiquement étayée, qui permettrait de poursuivre le débat jusqu’à son terme, je vous remercie de votre attention et vous prie d’agréer, Mesdames, Messieurs, mes salutations philosophiques, laïques et républicaines, sauf à vous-mêmes ou à  quiconque, évidemment, de démontrer le contraire au vu du courrier en votre possession et du texte, Mensonges et lâcheté des élites, maintes fois porté à la connaissance des uns et  des autres.

 

                                                   

 

 

.

 

 

 

                                                         

 

 

 

 

 

 

Publié dans COURRIER "Politiques"

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Commenter cet article