P S : « J’ACCUSE ! »

Publié le par Sylvain Saint-Martory

Le 14 juillet 2010

 

Objet : 

P S, J’ACCUSE :

« Un "pays de merde", dans un monde de "TARÉS" ! »

  

Parti socialiste

 10, rue de Solferino

75007 PARIS

Fax : 01 47 05 15 78

 

[A l’attention de Martine Aubry, Arnaud Montebourg, Annick Lepetit, Benoît Hamon, Bertrand Delanoë, Dominique Strauss-Kahn, Elisabeth Guigou, François Hollande, François Patriat, François Rebsamen, Georges Frêche, Harlem Désir, Henri Emmanuelli, Karim Zéribi, Jack Lang, Jean Glavany, Jean-Marc Ayrault, Jean-Marie Le Guen, Jean-Pierre Chevènement, Julien Dray, Laurent Fabius, Lionel Jospin, Malek Boutih, Manuel Valls, Michel Sapin, Olivier Duhamel, Pierre Moscovici, Robert Badinter, Ségolène Royal, Stéphane Le Foll et Vincent Peillon]

 

Mesdames, Messieurs,

 

Ce courrier fait suite à celui du 10 mars dernier adressé nommément à Martine Aubry et à l’attention des caciques socialistes mis en exergue ici. Il avait pour objet, « J’ACCUSE : "Arrêtez de mentir et de tromper l’opinion" ! », et ce n’est donc sûrement pas sans raison qu’il demeure  toujours sans réponse à ce jour comme la bonne centaine de lettres envoyée aux uns et aux autres depuis le 30 novembre 2000.

 

Jusqu’ici, en effet, hormis une exception que je tais pour ne pas porter tort à son auteur, tant il abonde dans mon sens en matière de vérité, ou plus exactement de contre-vérités idéologiques, AUCUN d’entre vous n’a eu jusqu’ici l’honnêteté et le courage intellectuels de répondre sur le fond  - qu’il soit d’accord ou non, et prétendument philosophe ou non ! Par chance, je ne recherche pas de béni-oui-oui, bien au contraire j’attends seulement vos éventuelles objections fondées sur une argumentation intellectuellement et philosophiquement étayée – hélas, jusqu’à preuve du contraire, elle semble vous faire cruellement défaut, mais ne vous gênez surtout pas pour me démentir sur ce point, arguments à l’appui précisément !

 

D’ici-là, avant la saint Glinglin j’espère, seule votre obstination dans le silence et le refus de débattre sur le fond suffirait déjà à justifier l’objet de ce nouveau courrier, puisque votre entêtement à occulter le seul et unique véritable débat d’idées témoigne d’un total mépris de LA Vérité, réalité ou Vérité absolue, aussi longtemps que vous n’aurez pas l’honnêteté et le courage intellectuels de confronter votre penser superstitieux, tel qu’il se manifeste au quotidien sur le plan religieux, scientiste, idéologique et moraliste, à LA Vérité éternelle absolue : celle qui suffit à invalider toutes les opinions relatives partisanes de notre monde dans leur prétention à exprimer l’Absolu, ou à parler au nom de l’Idéal - plus exactement, au nom de ce qui est seulement votre fantasme d’Idéal, puisque l’Idéal « en soi » est à jamais inconnaissable pour nous.

 

Vous trouverez d’autres arguments à ce sujet dans ma lettre du 22 dernier à Alain Weil, entre autre président de BFM, RMC Info et La Tribune, mais il ne vous sera pas interdit de démontrer le contraire et d’établir qu’il est néanmoins possible de transposer l’Idéal dans le quotidien, le devenir journalier du monde, ainsi que vos mirifiques mais mensongères promesses le font accroire !   

 

Assurément je n’entends pas reprendre ici l’intégralité des arguments exposés dans une centaine de lettres à votre seule intention de responsables socialistes, a fortiori dans les quelques cinq cents lettres envoyées nommément à plus d’une centaine de soi-disant « élites » de l’époque, TOUS milieux confondus [Médias et responsables politiques de tous bords, intelligentsia (prétendus intellectuels et pseudo-philosophes) ainsi qu’associations moralisatrices à sens unique], et je me borne donc à vous renvoyer au document annexé, Mensonges et lâcheté des élites, dont aucune d’entre elles n’a eu jusqu’ici plus que vous l’honnêteté et le courage intellectuels de débattre sur le fond.

 

Je me dois au moins de vous rappeler que le penser superstitieux en général, et le vôtre en particulier, sur lequel continue de fonctionner l’humanité comme aux pires époques obscurantistes, se manifeste par ses mensonges, ses « croyances au miracle » et ses condamnations moralisatrices partisanes, c’est-à-dire fondées sur le « deux poids, deux mesures ». Ils ne sauraient être l’expression de LA Vérité absolue, du seul fait de leur pluralité et de leur diversité à l’infini, car, lorsque deux vérités seulement s’opposent, aucune d’elles ne peut prétendre exprimer l’Absolu : ce qui est « absolument absolu » en matière de Beau, de Bon et de Vrai !

 

Ainsi vos mensonges, vos « croyances au miracle » et autres leçons de morale, érigés en « pseudo-absolu », résultent-ils seulement de l’« absolutisation fictive du relatif » dénoncée par le philosophe juif allemand Constantin Brunner (1862-1937), héritier spirituel de Spinoza et grand pourfendeur de la « Superstition » dans ses divers modes d’expression [Religion, scientisme, idéologie et moralisme], à laquelle vous n’échappez pas sous une forme ou sous une autre dans vos pratiques quotidiennes, comme l’actualité brûlante suffit à l’attester en matière de moralisme [Morale et condamnations moralisatrices des Autres au nom de LA Morale : LAQUELLE ? !].

 

« Absolutiser le relatif » est un procédé intellectuellement malhonnête qui consiste à faire passer vos vérités relatives pour LA Vérité absolue, sans oser pour autant l’affronter depuis plus de dix ans - courage, fuyons, mais c’est tellement juteux pour nous, ainsi que vous en donnez quotidiennement la preuve en jetant aux chiens vos adversaires politiques, voire quand ils ne sont pas des vôtres !

 

Ainsi en est-il de la toute dernière tirade de Ségolène Royal contre Nicolas Sarkozy sur un plateau télévisé, car elle témoignera - pour l’éternité - du penser superstitieux de l’époque en action sur le plan moralisateur : celui, où les prétendus « vertueux » d’aujourd’hui, d’hier et de demain, en rien moins irréprochables que quiconque, reprochent pourtant aux Autres ce qu’eux-mêmes ont fait hier, et referont demain à la première occasion où leurs intérêts de toutes sortes, individuels et collectifs, l’exigeront - des primaires de campagne présidentielle et l’élection d’une Première secrétaire, par exemple !

 

J’estime être d’autant plus légitimé pour accuser nommément Ségolène Royal que j’attends toujours une réponse sur le fond à la quinzaine de lettres adressée entre le 8 mai 2005 et le 5 avril 2008, notamment ma synthèse d’une vingtaine de pages envoyée en recommandé avec accusé de réception, mais dont seul le récépissé postal, en date du 6 avril 2007, tient lieu à ce jour d’argumentation contraire.

 

Dans cet abondant courrier à la disposition de quiconque - Justice incluse ! -, je n’ai eu de cesse de dénoncer notamment son soi-disant « ordre juste » mensonger et ses condamnations moralisatrices incohérentes, comme l’illustre le cas de Georges Frêche : d’abord voué aux gémonies pour « racisme », il fit ensuite partie du comité de campagne présidentielle de Ségolène Royal - sauf, bien entendu, à elle-même d’apporter la preuve du contraire !

 

Et il ne lui est pas interdit non plus de répondre à mon vif réquisitoire contre le continent africain, abusivement présenté dans son discours de Dakar comme un « continent vertueux », que rien ne justifie à travers la survivance de l’esclavage, ses guerres interethniques et interreligieuses, son absence quasi générale d’États démocratiques, voire son « racisme » stricto sensu avéré ici et là.

 

Tout ce qui précède suffit à établir, si besoin est, que vous avez uniquement raison sur le fond, non seulement parce que vous refusez obstinément le véritable débat d’idées depuis des années, mais aussi parce que votre morale accusatrice ne se fonde que sur du « vent », des fictions, du blabla tout simplement, ainsi que vous le trouverez amplement développé dans les documents annexés, même si je vous en ai déjà maintes fois informé, mais en vain, ce qui ne vous donne pas pour autant raison sur le fond - sauf à démontrer le contraire !

 

Par véritable débat d’idées, il ne faut pas entendre celui qui consiste à opposer, « à l’infini », des points de vue relatifs partisans (condamnations moralisatrices notamment) à d’autres, tout aussi relatifs et partisans, mais celui qui ose les confronter, TOUS sans exception, à LA Vérité éternelle absolue. Elle seule, en effet, suffit à tous les invalider dans leur prétention à exprimer l’absolu, LA Vérité absolue, en dehors de laquelle TOUT n’est que mensonges et « croyances au miracle » das notre monde.

 

Il ne vous est évidemment pas interdit de démontrer le contraire, non seulement pour vous refaire une virginité face à nos plus ou moins lointains descendants confrontés à vos mensonges, à vos « croyances au miracle » et à vos condamnations moralisatrices partisanes d’un XXIe siècle qu’ils regarderont avec la même suffisance que nous considérons celui de François 1er, par exemple, en nous croyant au summum des idées, mais surtout pour faire triompher – enfin - LA Vérité éternelle absolue. Hélas, que pèse-t-elle face à vos intérêts de toutes sortes, individuels et collectifs, puisqu’elle a pour vocation de les contrarier, en établissant précisément vos mensonges et vos « croyances au miracle » ? !

 

D’ici votre éventuelle démonstration contraire - DEMAIN sans nul doute ! -, vos incohérences de « professeurs de vertu », qui tombent forcément dans le « deux poids, deux mesures », n’échappent pas à quiconque regarde le monde autrement qu’avec des œillères, à l’exemple de vos partisans, tant l’abîme est profond entre vos paroles et vos actes, comme d’innombrables exemples en témoignent au quotidien. Vous vous croyez d’ailleurs tellement vertueux au nom de votre devise favorite, « Je suis vertueux, donc je condamne » - à moins que ce ne soit l’inverse ! -, que Ségolène Royal en l’occurrence n’hésite même pas à reprendre à son compte ce mot d’un grand diseur universel de LA Vérité éternelle : « Aimez-vous les uns, les autres ! », alors que vos condamnations moralisatrices des Autres ont uniquement pour but vos multiples intérêts partisans, quitte à porter tort sciemment à tous ceux qui ne pensent pas comme vous, ne « rêvent » pas comme vous de l’avènement d’un monde idéal - à la saint Glinglin !

 

A propos du moralisme, de la superstition moraliste, comment ne pas évoquer également ce tout dernier propos savoureux de Martine Aubry réclamant sans rire, en songeant à Éric Woerth, le «devoir d’exemplarité», et appelant la morale et l’éthique à la rescousse, quand chacun a en mémoire le calamiteux congrès de Reims avec ses farouches querelles préliminaires et tous ses noms d’oiseau, mais surtout après son élection « truquée » de Première secrétaire ? ! Et Noël Mamère, si proche de vous idéologiquement, n’est pas en reste, lorsqu’il rêve d’une « république irréprochable », forcément inhérente à des individus et à des groupes d’individus irréprochables, DEMAIN, toujours DEMAIN et seulement DEMAIN, alors que lui-même, ce maire tellement irréprochable, fabrique à lui seul les lois de la République en décrétant ce qui est « absolument » bien et mal pour ses concitoyens, mais en violant précisément la légalité républicaine - vous avez dit « IRRÉPROCHABLE » ? !

 

Pour en terminer avec le moralisme, la débilité intellectuelle de notre époque est sur ce plan d’autant plus avérée que morale et éthique sont carrément antinomiques, philosophiquement parlant. Rien d’étonnant à ce que vous persistiez à l’ignorer en dépit du courrier antérieur, puisque vos multiples intérêts partisans vous conduisent à pratiquer le moralisme, la critique morale des Autres, ce qui diffère totalement de l’éthique, précisément choisie par Spinoza comme titre de son ouvrage majeur, mais sûrement pas sans raison, en sa qualité de « véritable » philosophe.

 

A SUIVRE... 

 

 

 

 

 

 

 

Publié dans COURRIER "Politiques"

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