« Mariage homo et "supercherie" »

Publié le par Sylvain Saint-Martory

Marseille, le 6 novembre 2012

 

Courriel :

xxxxx@yahoo.fr

 

Objet :

« Mariage homo et "supercherie" »

 

Cardinal André Vingt-Trois

Diocèse de Paris

Courriel :

communication@diocese-paris.net

 

Monseigneur,

 

Suite à votre récente déclaration parlant à juste titre de « supercherie », à propos de la légalisation éventuelle du mariage entre personnes de même sexe, je viens d’autant plus apporter de l’eau à votre moulin que je n’ai eu de cesse depuis le 6 octobre 2000, mais en vain, de dénoncer les mensonges et les croyances idéologiques superstitieuses de François Hollande, ainsi que l'ensemble de mon courrier et les preuves matérielles d’envoi, à votre disposition, peuvent en témoigner.

 

En guise d'illustration et pour preuve du sérieux de ma démarche, j'affirme que François Hollande ne pourra pas nier, sans mentir, avoir reçu les lettres suivantes entre le 27 septembre 2011 et le 17 mai 2012 :

 

Primaire socialiste : « François Hollande disqualifié ! » [Télécopie du 27 septembre 2011]

François Hollande, J’ACCUSE : «Arrêtez de mentir et de tromper l’opinion ! » [Télécopie du 28 octobre 2011]

 

François Hollande, pour mémoire et information: « Débilité intellectuellede l’époque, lâcheté et malhonnêteté de ses élites ! » [Télécopie du 25 décembre 2012]

 

François Hollande, pour information: « Le "coup de la finance", les mensonges, les incohérences et autre "méthode Coué" du candidat Hollande ! » [Télécopie du 21 février 2012]

 

François Hollande, J’ACCUSE : « Lâcheté, malhonnêteté et débilité intellectuelles d’un éventuel président normal ! » [Courriel du 25 avril 2012]

 

François Hollande et PS, J’ACCUSE : « De la trahison de Jaurès au "casse du siècle" de la  Présidentielle 2012 ! » [Télécopie du 17 mai 2012]

 

Pour en venir sur le fond à votre déclaration et établir son bien-fondé, je ne peux mieux faire que réagir aux propos de Martin Hirsch dans l'émission C dans l'air du 5 courant sur France 5,  où ce dernier a cru vous mettre en porte-à-faux en invoquant le sacro-saint principe d'égalité susceptible d'invalider vos propos, tout en confortant  la légitimité de sa position sur ce projet.

 

Or, bien au contraire, cette évocation est pour moi l'argument qui va renforcer votre déclaration, car l'égalité elle-même est une "supercherie", comme je n'ai eu également de cesse de le faire savoir dans les quelques cinq cents lettres adressées, durant plus de dix ans, à près de deux cents soi-disant élites de l'époque, faiseuses d'opinion et prétendument détentrices de LA Vérité absolue pour juger de tout et son contraire.

 

Pour s'en convaincre, il suffit de regarder ce qu'il en est véritablement de l'égalité naturelle entre les milliards d'humains, dans un monde où les uns deviennent grands et beaux, tandis que d'autres seront des nains, voire difformes ou handicapés, sans que j'ai besoin d'insister davantage pour établir l'inégalité par nature des individus. Mais je pourrai aussi parler de l'inégalité résultant du milieu dans lequel les uns et les autres seront conduits à vivre, un château pour les uns, l'hospice pour d'autres à leur naissance…

 

Malgré ces réalités incontestables, mais il ne vous est pas interdit de démontrer le contraire, les vertueux autoproclamés n'hésitent pas à promettre l'égalité pour tous, signe indubitable de débilité intellectuelle, d'autant plus qu'ils se croient autorisés à évoquer une égalité idéale, comme il en va d'ailleurs pour la liberté idéale, dont ils se proclament seuls juges.

 

Or, sauf à quiconque de démontrer le contraire, l'Idéal "en soi" est à jamais inconnaissable pour nous les humains, et à parler d'égalité idéale ou absolue, ils se fondent uniquement sur leur penser superstitieux qui "absolutise" fictivement le relatif, ce qui est relatif et non absolu.

 

Ainsi peuvent-ils parler impunément au nom des soi-disant Bien et Mal absolus, que le propos suivant de Spinoza suffit pourtant à invalider :

 

« Nous ne désirons pas une chose, parce qu’elle est bonne (bonne "en soi", ou absolument bonne), c’est parce que nous la désirons, que nous la jugeons bonne. »

 

Ils se croient donc légitimés à prétendre pouvoir transposer l'Idéal dans le quotidien, dans la réalité quotidienne, comme il en va également aujourd'hui en matière de climat. Ces mêmes donneurs de leçons de morale ont en effet l'absurde prétention de réguler le climat de la planète à leur convenance, sûrement pour parvenir à un climat idéal pour l'éternité, mais DEMAIN, toujours DEMAIN et seulement DEMAIN ! Et ce, dans un monde, où tout est en perpétuel mouvement, de sorte qu'il est définitivement impossible d'y stabiliser quoi que ce soit, climat inclus.

 

Aussi, sauf à vous-même ou à quiconque, évidemment, de démontrer le contraire, j'affirme et réaffirme que l'égalité entre les humains, individuellement ou collectivement, est à jamais un leurre, et vous aurez donc beau jeu pour rejeter une disposition de loi fondée seulement sur cette supercherie.

 

En conclusion, comme j'ai beaucoup chargé François Hollande, sans le moindre regret toutefois, je ne peux manquer de souligner que je l'avais mis au défi, dans l'une des lettres mentionnées, de confronter en justice sa vérité et la mienne, mais que j'attends toujours cette confrontation.

 

Dans l'éventualité où mon argumentation aura conforté votre tonitruante déclaration, justifiée de ce fait, je vous remercie de votre attention et vous prie d'agréer, Monseigneur, mes salutations philosophiques, laïques et républicaines.

 .

 

 

 

 

 

 

 

Publié dans COURRIER "Divers"

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