« Le choix du "Mal" ! »

Publié le par Sylvain Saint-Martory

Le 21 octobre 2009


Objet :

« Le choix du "Mal" ! »

                                        

                              
Monsieur Antoine Compagnon

Aux bons soins de France Culture

Direction et Rédaction

116, avenue du Président Kennedy

75016 PARIS

                                                                                   

[A l'attention d'Alain Finkielkraut, Abdelwahab Meddeb, Alain-Gérard Slama, Alexandre Adler, Ali Baddou, Anthony Bellanger, Caroline Fourest, Clémentine Autain, Corinne Lepage, Marc Kravetz, Marcel Gauchet, Mireille Delmas-Marty, Olivier Duhamel, Pierre Rosanvallon et Ruth Stegassy]

 

Monsieur,

 

Je ne peux laisser passer sans réagir très vivement votre intervention du 16 courant sur France Culture, visant à présenter votre livre « Le cas Bernard Faÿ » en revenant sur des faits remontant bientôt à soixante-dix ans, mais qui n’en témoignent pas moins des mensonges de la superstition moraliste dans ses condamnations moralisatrices toujours uniquement fondées sur les fictions du penser superstitieux humain en la matière, notamment celle de Bien  et de Mal soi-disant absolus – et en d’autres, assurément !

 

Toutefois, avant de développer mon argumentation sur le fond, je tiens à souligner que les collaborateurs occasionnels ou non de France Culture, nommément désignés ici, ne figurent pas sans raison en exergue. En effet, à l’exception de trois d’entre eux qui n’étaient pas directement destinataires de mon courrier, mais seulement invités à débattre, tous ont préféré jusqu’ici ignorer les arguments intellectuellement et philosophiquement étayés pour dénoncer la Superstition dans ses divers modes d’expression : religion, métaphysique matérialiste, ou scientisme, et scolastique idéaliste, ou spiritualisme, idéologie et moralisme.

 

Toute cette correspondance est à votre disposition, notamment mes lettres adressées à la Direction et à la rédaction de France Culture les 1er juillet 2007 et 13 mai 2009, qui avaient respectivement pour objet : J’ACCUSE : « Assez de mensonges et de manipulation ! » et : J’ACCUSE [BIS] : « Assez de mensonges, de manipulation, de lâcheté et de "débilité intellectuelle" ! », sans oublier mon courrier d’une trentaine de pages, adressé en envoi recommandé avec accusé de réception à Nicolas Sarkozy le 18 septembre 2008, sous l’intitulé « Philosophie, euthanasie et "débilité intellectuelle" » - à ce jour, toutefois, seul le récépissé officiel de l’Élysée tient lieu d’argumentation contraire !

                                                                            

Bien entendu, le silence et le refus avéré de débattre de France Culture ne font que confirmer la justesse de mes propos - sinon il est encore temps pour les personnes concernées d’avancer leurs éventuelles objections et argumentation de fond  sur des points très précis de désaccord ! D’ici-là, France Culture continuera à dispenser, à longueur d’antenne, ses leçons de morale aux Autres, sans avoir apparemment rien à objecter sur le fond pour établir, voire démontrer, la fausseté de la Parole de mystiques authentiques (le Bouddha et le Christ, entre autres) et de « vrais » philosophes de l’UN absolu (Platon, Giordano Bruno, Spinoza et le philosophe juif allemand Constantin Brunner (1862-1937), leur héritier spirituel) sur laquelle je fonde mon argumentation.

 

Certes, France Culture n’est pas seul à colporter les mensonges et les « croyances au miracle » du penser superstitieux sous toutes ses formes, ainsi que l’atteste le texte annexé, Mensonges et lâcheté des élites, dans lequel je dénonce nommément les soi-disant « élites » de l’époque, tous milieux confondus [Médias, responsables politiques, intelligentsia (prétendus intellectuels ou pseudo-philosophes) et associations moralisatrices à sens unique, adeptes du « deux poids, deux mesures »].

 

Pour preuve de ce que j’avance dans l’indifférence générale et leur silence complice, je souligne que j’attends toujours la réponse du quotidien Le Monde à ma lettre du 7 août dernier, dans laquelle je mettais au défi tous les faiseurs d’opinion d’aujourd’hui de refaire publiquement - la télévision y pourvoirait largement - le procès de Spinoza sur sa seule pensée philosophique. Elle suffit en effet à invalider toutes les sornettes de la religion, toutes religions confondues (monothéistes ou non), et ainsi à mettre fin aux condamnations moralisatrices fondées sur le penser religieux superstitieux, en particulier aux accusations d’ « islamophobie » et de « stigmatisation de l’islam », qui rendent notre époque tout aussi obscurantiste que toutes celles qui l’ont précédée - sinon plus, ne serait-ce qu’en raison de l’immense pouvoir de manipulation de masse, à portée planétaire, des faiseurs d’opinion contemporains, ainsi qu’il en va pour le catéchisme soi-disant universel contemporain et pour l’ « arnaque » scientiste faisant croire aux humains du XXIe siècle qu’ils seraient en mesure de régler le climat de la planète - à leur convenance ! - pour l’éternité ! ! !

 

Evidemment, en matière de religion, il n’est interdit à personne ni à vous-même de démontrer le contraire « sur le fond », c’est-à-dire sur les dogmes religieux. A défaut, toutefois, comme c’est le cas jusqu’ici, tout silence ou refus de débattre manifeste l’intention délibérée de continuer à colporter les mensonges et les « croyances au miracle » de la superstition religieuse en général, et de la superstition musulmane en particulier, telle que dénoncée par Spinoza en son temps, et sans ménagement par Claude Lévi-Strauss à son époque – comme le nouvel Observateur m’en a donné quitus sous l’intitulé « Spinoza et Claude Lévi-Strauss contre l’islam  » !

 

Néanmoins, je n’entends pas reprendre ici l’intégralité de l’argumentation avancée depuis plus de dix ans dans des centaines de lettres adressées à des dizaines de faiseurs d’opinion, notoirement connus, pour les inviter à prendre part au seul et unique véritable débat d’idées, à savoir celui qui ne consiste pas à opposer, « à l’infini », des points de vue relatifs partisans à d’autres, tout aussi relatifs et partisans, mais à les confronter, TOUS sans exception, à LA Vérité éternelle absolue, laquelle suffit à tous les invalider dans leur prétention à exprimer l’Absolu, la réalité ou Vérité absolue.

 

Ce véritable débat d’idées présente en outre l’immense avantage de récuser aux menteurs le droit de s’auto-arroger le « monopole de la vertu » au prétexte qu’ils font croire fallacieusement en leur prétendu pouvoir de transposer l’Idéal dans le quotidienDEMAIN, certes, mais toujours DEMAIN et seulement DEMAIN, à la saint Glinglin ! Vous avez dit « débilité intellectuelle » ? ! OUI, comme il en va toujours ainsi, lorsque la Foi, la « croyance au miracle », prend le pas sur la Raison ! ! !

 

Pour résumer d’un mot ce qu’il faut entendre par « Superstition », et qui s’applique à tous ses modes d’expression, j’emprunte à Brunner le leitmotiv de son combat contre le penser superstitieux, à savoir qu’il se caractérise par l’ « absolutisation » fictive du relatif. Ce tour de passe-passe, intellectuellement malhonnête et philosophiquement aberrant, consiste à donner mensongèrement pour absolu, pour réalité ou Vérité absolue, le contenu pensé seulement « relatif » forgé dans et sur (à propos de) notre monde – sauf à vous-même ou à quiconque, évidemment, de démontrer le contraire dans un monde où TOUT est relatif, et RIEN n’est absolu !

 

Cette constatation indéniable, mais il ne vous est pas interdit de l’infirmer par démonstration, me suffit pour dénoncer les mensonges de la superstition moraliste, tous catéchismes réunis, y compris le catéchisme soi-disant planétaire contemporain, ou Déclaration universelle des droits de l’Homme, dont seule l’inobservation est réellement universelle - sauf à vous-même ou à quiconque, évidemment, de démontrer le contraire à l’aune du devenir du monde depuis plus de six décennies : jusqu’ici, aucune des soi-disant « élites » dénoncées n’a osé s’y essayer, et pour cause !

 

D’ailleurs, ce ne sont pas vos propos au cours de l’émission, qui apporteront un démenti à ma condamnation catégorique des fictions du moralisme [Morale et condamnations moralisatrices des Autres au nom de LA Morale : LAQUELLE ? !] - bien au contraire ! En effet, j’emprunte l’objet de ce courrier à votre remarque parlant d’un prétendu libre « choix du Mal », par quoi vous entendez certainement le Mal absolu – sauf à vous-même, évidemment, d’apporter la preuve du contraire !

 

Comme vous trouverez, dans le texte annexé, mes arguments rejetant la fiction de Bien et Mal absolus, je me borne, ici, à rappeler ce mot de Spinoza, qui suffit à établir la « relativité » de  toutes nos valeurs, qu’elles soient religieuses, morales, républicaines, ou autres. Il écrit, en effet :

 

« Nous ne désirons pas une chose parce qu’elle est bonne (absolument bonne, ou bonne « en soi »), c’est parce que nous la désirons que nous la jugeons bonne. »

 

En conséquence, sauf à confondre sciemment l’Idéal « en soi » avec nos conceptions subjectives, donc relatives mais fictivement élevées à un Idéal à jamais « inconnaissable en soi » - sauf, évidemment, pour les vertueux qui jugent et condamnent en son nom ! -, je vous laisse le soin d’établir la fausseté de ce propos spinoziste en démontrant la possible coexistence de « deux » absolus, car, philosophiquement parlant, deux absolus, c’est une « impossibilité absolue » par définition, ainsi que démontré more geometrico dans Éthique I.

 

Faute d’y parvenir, ce serait donc seulement sur fondement de penser superstitieux, celui de la religion et du moralisme en l’occurrence, voire de l’idéologie, que vous condamnez moralement les Autres en général, et Bernard Faÿ en particulier. Ainsi, sur ces croyances superstitieuses, puisqu’absolutisant des valeurs à jamais relatives dans le temps et dans l’espace, vous en venez à établir qu’il y aurait réellement « deux » sortes d’humains par nature : ceux qui sont censés faire toujours le « choix du Bien » - par « élection divine », sûrement ! -, à savoir les bons, les « vertueux », les soi-disant antiracistes aujourd’hui, nous, et ceux qui font toujours le « choix du Mal » : les mauvais, les « salauds », les exclusivement racistes, eux, suppôts du Diable, de toute éternité.

 

A l’encontre de cette division artificielle mensongère des humains, je me borne à affirmer qu’il n’y a pas les bons et les mauvais par nature, mais seulement des individus égoïstes, TOUS sans  aucune exception - sinon, par quel miracle de la Nature en faveur des heureux élus du Bien ? En vérité, notre égoïsme inné n’est que notre désir premier de vivre le plus longtemps et le mieux possible, c’est-à-dire en se gratifiant autant que faire se peut dans nos affaires d’amour, quel qu’en soit l’objet, de possession de biens et de personnes - d’où l’importance de l’argent comme instrument d’échange - et de gloire ou honneur-vanité (d’ego), à travers la recherche de distinctions, de titres et de médailles de toutes sortes (civils, militaires, professionnels, culturels, artistiques, académiques, sportifs, etc., etc.)      

 

En conséquence, contrairement aux mensonges colportés sur la fable des bons et des mauvais, pourtant dénoncée sans ambiguïté voici bientôt deux mille ans, chacun se comporte - relativement parlant -, tantôt bien, tantôt mal, selon les circonstances et l’intensité de ses aspirations ou intérêts égoïstes, individuels ou collectifs, ainsi que l’atteste le comportement courageux de Bernard Faÿ durant la guerre 1914-1918, au cours de laquelle il reçut la Croix de guerre à Verdun en août 1917.

 

Une preuve, s’il en est, que les censeurs autoproclamés sont loin d’être les « vertueux » qu’ils prétendent, car leurs condamnations moralisatrices partisanes ne sont rien d’autre, selon l’expression de Spinoza, que des vérités « partielles et mutilées » au gré de ce qui conforte ou contrarie leurs intérêts égoïstes de toutes sortes – pas de quoi, par conséquent, venir donner des leçons de morale aux Autres, sauf à eux, évidemment, d’apporter la preuve qu’ils agissent toujours bien, alors que l’actualité établit le contraire !

 

C’est pourquoi, lorsque vous vous posez la question, au sujet de Bernard Faÿ, de savoir « comment il est possible d’être un grand écrivain et un salaud », je vous rétorque : « Comment peut-on être, à la fois, moralisateur public et salaud ? », ce qui est précisément le cas des donneurs de leçons de morale aux Autres. Forcément, ils ne sont pas meilleurs que les Autres, qu’ils jugent et condamnent, puisqu’il n’y a pas, il n’y a jamais eu et il n’y aura jamais, d’individus ni de groupes d’individus, « TOUS » critères d’appartenance confondus, réellement irréprochables. Face à l’Idéal, en effet, « CHACUN » est forcément coupable, coupable de crime de lèse-Idéal - alors, Messieurs les censeurs, merci de vous regarder dans votre miroir et de balayer devant votre porte ! Ressasser et appliquer votre devise favorite « Je suis vertueux, donc je condamne. » - à moins que ne soit l’inverse ! – ne vous transforme pas ipso facto en « vertueux », car même la méthode Coué n’y suffit pas - sauf aux yeux de ceux qui ont des œillères, précisément ! ! !  

 

A l’appui de mes propos, je me borne à souligner, au cas où vous l’ignoreriez, que des juifs ont dénoncé d’autres juifs pendant la Shoah, les envoyant ainsi sciemment dans les camps d’extermination nazis – et qu’ils fussent des juifs étrangers en France, ne retire rien à l’ignominie de leur dénonciation, en tout point semblable à d’autres pour des raisons tout aussi égoïstes ! Il en va ainsi aujourd’hui pour tous les autres donneurs de leçons de morale en matière de discrimination, car, sans mauvais jeu de mots, là aussi personne n’est tout blanc ou tout noir, et les censeurs sont en tout point semblables à ceux qu’ils condamnent, ainsi qu’une infinité d’exemples permettrait de l’illustrer.

 

Je termine par la troisième fiction du moralisme, avancée par les « vertueux » pour faire culpabiliser les Autres. Ils prétendent, en effet, que nous avons le libre choix - un soi-disant « libre arbitre » - de bien agir, moralement parlant, en toutes circonstances - fut-ce en cas de danger de mort ! En conséquence, il en résulte a contrario que nous faisons volontairement le choix du Mal, puisque nous avions la possibilité de faire librement celui du Bien. 
 

Avant d’entrer plus avant dans le débat proprement moral, moralisateur, j’entends d’abord établir que notre prétendu « libre arbitre », fut-il supposé être notre boussole du Bien et du Mal, n’est, de toute éternité, qu’une illusion de notre entendement. Ainsi, contrairement à la superstitieuse croyance populaire, il ne suffit pas de vouloir pour pouvoir, comme une infinité d’exemples de l’actualité nationale ou internationale peut servir à l’illustrer, et notamment les conflits en cours au Proche et Moyen-Orient, au Darfour, en République démocratique du Cogo, la crise économique et financière mondiale, la prétendue moralisation du capitalisme, la situation du chômage, sans oublier la misère et la famine  dans le monde toujours d'actualité - malgré notre libre volonté de les éradiquer !

 

En réalité, TOUT ce qui advient dans notre monde (phénomènes naturels, évènements historiques, actions de groupes et actes individuels), ne dépend nullement de notre soi-disant volonté libre, sinon les problèmes quotidiens du monde seraient aussitôt résolus comme par enchantement. Or il suffit déjà de constater que notre soi-disant libre volonté s’oppose constamment au libre arbitre des Autres, ce qui est amplement suffisant pour que les choses ne se passent pas comme nous le voudrions, ainsi que Barack Obama en fera l’expérience avec son « Yes, we can » - John McCain aussi voulait être président des Etats-Unis, mais son libre arbitre n’a pourtant pas suffi !

 


D’autre part, croire qu’il suffirait de vouloir pour pouvoir, c’est se prendre pour Dieu, ou toute autre cause première du devenir du monde. Nous serions ainsi le premier maillon - « non déterminé » - de la chaîne causale infinie, alors que, en vérité, nous sommes soumis à l’enchaînement infini de l’infinité des causes et des effets induits par le mouvement perpétuel de notre univers, un mouvement qui est l’Unique cause de l’incessante transformation des choses de notre monde.

Cependant, il n’est pas interdit aux tenants du « refus du fatalisme » de démontrer le contraire, voire de tenter d’arrêter le mouvement universel pour mettre fin aux continuels changements de notre monde et des choses qui le constituent, à commencer par les êtres humains !

 

J’en viens aux conséquences concrètes du moralisme et de ses fictions, qui conduisent les uns, sur fondement de « libre arbitre » à s’attribuer le seul mérite de leurs réussites, puisqu’ils voulaient, et à blâmer les Autres pour leurs échecs, car il leur suffisait de vouloir pour réussir – vous avez dit « débilité intellectuelle » ? !  

 

Ces mêmes fictions moralistes conduisent également les censeurs, les donneurs de leçons de morale, à reprocher aux Autres ce qu’eux-mêmes ont fait hier, et referont demain à la première occasion où leurs intérêts égoïstes de toutes sortes l’exigeront, comme la pratique du « recours aux ordonnances » par des tendances politiques opposées l’a suffisamment établi.

 

Il en va également ainsi en matière de discrimination, où les uns reprochent aux Autres l’esclavage des siècles passés, en un temps où eux-mêmes le pratiquaient déjà, et pire,  alors qu’il se perpétue aujourd’hui même en pays musulmans, comme Malek Chebel l’a dénoncé sans ambiguïté dans son livre, L’esclavage en terre d’islam. Et que dire de ces soi-disant « vertueux » antiracistes, qui condamnent les Autres pour une forme spécifique de discrimination, alors que leurs congénères pratiquent ouvertement chez eux le sexisme et l’homophobie, voire le racisme stricto sensu envers d’autres communautés, ici même.

 

Enfin, pour ce qui est de la pratique du « deux poids, deux mesures » des moralisateurs, vous n’y échappez pas davantage avec « le cas Bernard Faÿ ». Vous lui reprochez, en effet, d’avoir fait le « choix du Mal » et d’être ainsi un salaud, mais, sauf ignorance ou erreur de ma part, je ne pense pas vous avoir entendu dénoncer, avant Pierre Péan, une personnalité beaucoup plus importante que Bernard Faÿ, puisque devenue ensuite président de la République française, malgré un passé vichyste et une francisque avérée.

Et par ailleurs, puisque vous avez évoqué cette question au cours de l’émission, François Mitterrand était trop intelligent pour avoir ignoré, en 1943, que la défaite du nazisme était scellée, et ce n’est donc peut-être pas sans raison qu’il a fait partie de ces résistants de 1944, faisant ainsi oublier la poignée de main à un dignitaire nazi, alors qu’il était au service du maréchal Pétain – les « vertueux » des années 80-90 avaient même oublié qu’il était aussi l’auteur, dans les années 50, du propos : « L’Algérie, c’est la France » !


C’est ce même « deux poids, deux mesures », qui vient d’être mis en évidence dans la condamnation moralisante de Frédéric Mitterrand par Benoît Hamon, oubliant curieusement le livre de Daniel Cohn-Bendit faisant l’apologie de la pédophilie pratiquée dans ses années de jeunesse, comme l’a rappelé imprudemment François Bayrou dans une émission télévisée de France 2, quelques jours avant le scrutin électoral européen de juin dernier. De quoi justifier ce propos de l'ancien président, selon lequel : «Un ami reste un ami... quoi qu'il fasse et quoi qu'il ait fait !» 

En conclusion, face à tant de contradictions autour du penser superstitieux sous toutes ses formes, je ne peux que vous inviter à faire part de vos éventuelles objections, intellectuellement et philosophiquement étayées, sur des points très précis de désaccord. A défaut, comme déjà dit, vous manifesteriez votre intention délibérée de continuer à colporter les mensonges et les « croyances au miracle » de notre monde contemporain.

 

Je vous remercie de votre attention et vous prie d’agréer, Monsieur, mes salutations distinguées.

                                              

 Annexe : Mensonges et lâcheté des élites

 

 

 

    

 

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