François Hollande, pour information: « Le "coup de la finance", les mensonges, les incohérences et autre "méthode Coué" du candidat Hollande! »

Publié le par Sylvain Saint-Martory

Patong Beach, le 21 février 2012

 

Objet :

François Hollande, pour information: « Le "coup de la finance", les mensonges, les incohérences et autre "méthode Coué" du candidat Hollande! »

                                                                                    

Monsieur François Hollande                                  

36, avenue Victor Hugo

19000 Tulle

Télécopie : 05 55 20 38 38

 

[A l’attention d’Arnaud Montebourg, Annick Lepetit, Benoît Hamon, Bertrand Delanoë, Bruno Julliard, Claude Dilain, Dominique Strauss-Kahn, Elisabeth Guigou, François Patriat, François Rebsamen, Harlem Désir, Henri Emmanuelli, Karim Zéribi, Jack Lang, Jean Glavany, Jean-Marc Ayrault, Jean-Marie Le Guen, Jean-Pierre Chevènement, Julien Dray, Laurent Fabius, Lionel Jospin, Malek Boutih, Manuel Valls, Martine Aubry, Michel Rocard, Michel Sapin, Olivier Duhamel, Pierre Moscovici, Robert Badinter, Ségolène Royal, Stéphane Le Foll et Vincent Peillon]

 

« Si je sais la vérité et ne gueule pas la vérité, je suis le complice des escrocs et des faussaires ! »  [Charles Péguy]

 

Monsieur,

 

Comme je m’y étais engagé envers Gérard Leclerc, président de La Chaîne parlementaire de l’Assemblée nationale, je vous fais parvenir la copie de la lettre que je lui avais adressée le 3 courant, sous ce même intitulé.

 

Vous pourrez y constater que mes accusations de mensonges et de tromperie de l’opinion sont bien antérieures à celle de Nicolas Sarkozy envers vous. Cela fait en effet près de douze ans que je n’ai eu de cesse de les dénoncer, arguments intellectuels et philosophiques à l’appui, tout comme il en va de vos « croyances au miracle » déguisées en promesses mensongères, sans jamais pour autant recevoir de réponses contraires argumentées sur le fond. 

 

Mes accusations remontent au temps, où vous étiez Premier secrétaire du parti socialiste, et plus précisément ma première lettre date du 6 octobre 2000. Elle avait pour objet, « Rêve et réalité », et je m’y bornai, alors, à vous mettre en garde, au même titre que l’ensemble du personnel politique, toutes tendances confondues, contre l’escroquerie intellectuelle et la tromperie de l’opinion, en dénonçant déjà vos propres mensonges !

 

Depuis lors ont suivi plus de vingt lettres à votre intention et à celle du parti socialiste, y compris sous la direction de Martine Aubry, sans oublier le courrier adressé nommément aux caciques socialistes mis en exergue ici, soit environ soixante-dix lettres, dont j’attends toujours également, à une exception notable près confortant mon point de vue, une réponse contraire argumentée à mes accusations sans ambiguïté.

 

Toutefois, comme l’intégralité de cette correspondance est toujours à votre disposition, je n’entends pas reprendre ici mon argumentation pour la énième fois, et je me borne donc à relever que votre obstination dans le silence et le refus de débattre atteste que vous n’avez pas d’arguments valables à m’opposer sur le fond, ce qui est une preuve supplémentaire que vous mentez et trompez sciemment l’opinion – sauf à vous-même, évidemment, de démontrer le contraire avant le premier tour de l’élection présidentielle, car, à défaut, vous aurez manipulé l’opinion jusqu’au bout, dans le seul souci de vos intérêts égoïstes personnels et collectifs !

 

D’autre part, concernant mes accusations de mensonge et de tromperie de l’opinion, je ne peux évidemment pas manquer de vous rappeler que je vous ai mis au défi de confronter en justice votre vérité et la mienne. Elle n’est rien autre que celle exprimée, au cours des siècles et des millénaires, par les grands diseurs universels de LA Vérité éternelle absolue, mais elle suffit à invalider définitivement tous les points de vue relatifs de notre monde humain, de surcroît très souvent partisans, dans leur prétention à dire l’Absolu et à parler au nom de l’Idéal, ainsi que vous vous autorisez à le faire, en trompant même vos partisans.

 

Que penseraient-ils de vous, d’ailleurs, s’ils découvraient le pot aux roses et apprenaient que LA Vérité invalide vos promesses mensongères, fondées pour l’essentiel sur votre superstitieuse « croyance au miracle » de pouvoir transposer l’Idéal dans le quotidien, à l’exemple du scientisme contemporain faisant croire aux éternels naïfs, toujours cocus et frustrés, en son pouvoir d’instaurer sur la planète un climat « sur mesure » pour l’éternité ?

 

Jusqu’ici, en tout cas, j’attends toujours du GIEC, de Barack Obama, de José-Manuel Barroso, de Nicolas Sarkozy, d’Éva Joly et autres scientistes d’Europe Écologie – Les Verts, à l’exemple de Nicolas Hulot, Daniel Cohn-Bendit et Cécile Duflot, sans oublier tous les médias dûment informés, etc., la réponse à ma question à validité éternelle, en matière de climat. Vous en avez été également informé, personnellement, ainsi que les preuves d’envoi suffisent à l’établir - et ce, même si les collaborateurs de votre permanence de Tulle, ou du siège du parti socialiste ne vous en informent pas, le destinataire c’est vous !

 

L’essentiel est en effet pour moi d’apporter la preuve que mon courrier a bel et bien été envoyé et reçu, puisque je peux ainsi prouver votre lâcheté et votre malhonnêteté intellectuelles, à côté de quoi l’accusation de Nicolas Sarkozy envers vous a très peu de poids, puisque manquant des arguments de fond essentiels.

 

Pour les retrouver, je vous renvoie à la lecture de mes trois dernières lettres, mais je vous fais parvenir également mon courrier du 15 dernier adressé au quotidien Le Monde, votre important soutien partisan, mais tout aussi menteur, lâche et intellectuellement malhonnête que vous, puisque ayant même honteusement et officiellement capitulé devant moi, le 26 janvier 2004.

 

De la sorte, seuls votre silence et votre refus avéré de débattre sur le fond seront l’élément principal de votre éventuelle élection à la présidence de la République, sauf à vous-même de démontrer, d’ici-là, la fausseté de mes affirmations sur des points très précis de désaccord concernant, non seulement ce courrier, mais également l’intégralité de ma correspondance, puisque celle-ci est déjà à votre disposition et à celle de tous les caciques socialistes mis en exergue ici.

 

Dans cette éventualité, à défaut de quoi vous manifesteriez, une fois de plus, votre lâcheté et votre malhonnêteté intellectuelles, je vous remercie de votre attention et vous prie d’agréer, Monsieur, mes salutations philosophiques, laïques et républicaines – sauf à vous-même ou à quiconque, évidemment, de démontrer le contraire !

 

Annexe : 1 - Lettre du 3 février 2012 à Gérard Leclerc, président de LCPAN

                2 - Lettre du 15 janvier 2012 au quotidien Le Monde

 

 

 

Publié dans COURRIER "Politiques"

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