« Et le combat de LA Vérité visant les candidats de la Présidentielle 2012 cessa faute de combattants ! »

Publié le par Sylvain Saint-Martory

Patong Beach, le 4 mars 2012

Objet :

 

« Et le combat de LA Vérité visant les candidats de la Présidentielle 2012 cessa faute de combattants ! »

 

A l’attention de Corinne LEPAGE (CAP21), Éva JOLY (Europe Écologie – Les Verts), François BAYROU (MODEM), François HOLLANDE (Parti socialiste), Jean-Luc MÉLENCHON (Front de gauche), Marine LE PEN (Front national) et Nicolas DUPONT-AIGNAN (Debout la République), et Nicolas SARKOZY (UMP)

 

« Si je sais LA Vérité et ne gueule pas LA Vérité, je suis le complice des escrocs et des faussaires. » [Charles Péguy]

 

Madame, Monsieur,

 

A moins de soixante jours du premier tour de l’élection présidentielle 2012, je suis au regret de constater que la correspondance adressée à chacune et chacun d’entre vous, parfois depuis plus de dix ans, pour dénoncer les mensonges et les superstitieuses « croyances au miracle » du monde, que les uns et les autres continuent de colporter pour parvenir au pinacle, demeure toujours sans la moindre réponse sur le fond jusqu’ici, voire sans réponse du tout.

 

En effet, je n’ai toujours pas reçu, à ce jour, le moindre argument contraire, intellectuellement et philosophiquement étayé, démontrant la fausseté de mes affirmations sur des points très précis de désaccord – et ce, malgré mon insistance à vous pousser dans vos derniers retranchements au moyen de multiples relances accusatrices, ainsi que je peux le prouver !

 

Toutefois je n’entends pas reprendre ici l’intégralité de l’argumentation déjà exposée  personnellement à chacune et chacun d’entre vous, afin de justifier ma dénonciation du penser superstitieux sur lequel vous continuez de fonctionner dans ses divers modes d’expression.

 

Pour mémoire, car déjà dit et redit sans cesse, le penser superstitieux se manifeste dans la religion, toutes les religions sans exception (monothéistes ou non), dans la métaphysique matérialiste, ou scientisme, dans la métaphysique idéaliste, ou pseudo-philosophie spiritualiste des « philosopheurs » Descartes et Kant notamment, dans l’idéologie, toutes idéologies confondues, et dans le moralisme [Morale et condamnations moralisatrices des Autres, au nom de LA Morale : LAQUELLE ? !], tous catéchismes réunis, y compris le catéchisme soi-disant universel contemporain, ou Déclaration universelle des droits de l’homme de 1948, dont seule l’inobservation est réellement universelle – sauf à vous-mêmes ou à quiconque, évidemment, de démontrer le contraire à l’aune du devenir du monde durant les six décennies suivant sa promulgation !

 

Selon l’analyse détaillée de la Superstition dans l’œuvre du philosophe juif allemand Constantin Brunner (1862-1937), héritier spirituel des grands penseurs universels de LA Vérité éternelle absolue (Mystiques authentiques et vrais philosophes du UN absolu), le critère fondamental commun à toutes les formes du penser superstitieux est l’« absolutisation du relatif ».

 

Ce procédé, intellectuellement et philosophiquement malhonnête, consiste à faire passer fictivement, donc mensongèrement, pour absolu, pour LA Vérité ou réalité éternelle absolue, le contenu seulement et à jamais relatif pensé par notre entendement dans et sur (à propos de) notre monde.

 

Et précisément l’objet de mon combat pour LA Vérité a été, durant plus de dix ans, de vous en informer personnellement, avant de dénoncer vos mensonges et vos « croyances au miracle », car vous n’avez eu de cesse, par votre obstination dans le silence et le refus de débattre, de boycotter le seul et unique véritable débat d’idées qui vaille.

 

Pour mémoire, celui-ci ne consiste pas à opposer « à l’infini » des points de vue relatifs partisans à d’autres tout aussi relatifs et partisans en matière de religion, de métaphysique, d’idéologie et de morale, mais à les confronter, TOUS sans exception, à LA Vérité éternelle absolue qui suffit à tous les invalider dans leur prétention à dire l’Absolu ou à parler au nom de l’Idéal.

 

Néanmoins, comme vous n’avez eu jusqu’ici ni l’honnêteté ni le courage intellectuels d’affronter LA Vérité, vous retrouverez dans le texte annexé, Mensonges et lâcheté des élites, déjà maintes fois porté à la connaissance de chacun et de chacune d’entre vous, mon argumentation intellectuellement et philosophiquement étayée qui ne vous a pas pour autant incités jusqu’ici à débattre, alors qu’il vous suffisait de réfuter mes arguments par une démonstration contraire sur des points très précis de désaccord - et vous aviez pourtant là suffisamment de matière pour établir « votre » propre Vérité opposée, en démolissant la mienne au besoin !

 

Alors, faute de solides arguments à m’opposer, vous continuez à propager « votre » vérité qui n’est déjà pas la même pour chacune et chacun d’entre vous, et ceci suffit « en soi » pour établir que ce n’est définitivement pas LA VÉRITÉ ! Comme déjà dit et redit, en effet,  lorsque deux vérité, a fortiori davantage, s’opposent, aucune d’entre elles ne saurait être l’expression de LA Vérité, ainsi que vous le trouverez philosophiquement démontré dans le texte annexé.

 

Mais comme LA Vérité contrarie vos intérêts égoïstes de toutes sortes, électoraux en l’occurrence, ceci explique votre silence et votre refus de débattre en matière de religion, tout d’abord, où la multitude des dogmes suffit à dénier « leur » vérité aux diverses croyances monothéistes, entre autre. Et ce d’autant plus qu’elles ont à faire face à la métaphysique matérialiste censée expliquer elle aussi le soi-disant « commencement » du monde avec son big bang en lieu et place de « Dieu » - vous avez dit « VÉRITÉ » : LAQUELLE ? !

 

Il en va de même pour l’idéologie et sa superstitieuse croyance de pouvoir « changer le monde », en monde idéal, évidemment, sur laquelle se fondent la politique et ses multiples courants, dont chacun se prétend mensongèrement capable de transposer l’Idéal dans le quotidien : certes, DEMAIN, toujours DEMAIN et seulement DEMAIN !

 

Dans notre monde humain, en effet, il n’y aura jamais de liberté idéale, d’égalité absolue, de démocratie parfaite, et pas davantage de « fantasmatique » solidarité universelle – sauf à vous-mêmes ou à quiconque, évidemment, de démontrer le contraire, en expliquant concrètement comment y parvenir pour la planète entière !

 

De quel Idéal parlez-vous, d’ailleurs, puisque les humains ne connaîtront jamais l’Idéal « en soi » ? Il s’agit donc toujours uniquement de leurs conceptions relatives, individuelles et collectives, qu’ils se forgent au nom de l’Idéal pour les ériger mensongèrement en Absolu, en Vérité absolue, ou les élever fictivement à l’Idéal, cet Idéal pourtant inconnaissable, dont ce grand diseur universel de LA Vérité a pu dire en son temps : « Mon royaume n’est pas de ce monde. », et il entendait exactement par-là l’Absolu ou l’Idéal – mais vous, vous ne doutez vraiment de rien !

 

Et précisément, dans vos promesses mensongères, vous absolutisez fictivement le « relatif », en vous fondant uniquement sur votre penser superstitieux, celui qui « croit » mais qui ne pense pas « vraiment », puisqu’il repose sur la Foi, et non sur la Raison. La première « croit », à la manière de saint Thomas, ce qui est à l’opposé de la seconde, à savoir la réflexion en profondeur basée seulement sur la démonstration.

 

Si je parle, sans aucune hésitation, de vos promesses forcément mensongères, ce n’est pas seulement eu égard à l’Histoire universelle récente qui en témoigne par l’échec retentissant des grandes idéologies planétaires, au premier rang desquelles le communisme, quelles que fussent ses diverses appellations locales, bolchevisme, maoïsme, etc.

 

Les vôtres sont mensongères, du seul fait de votre certitude absolue de pouvoir les mener à bon terme, du moins le laisser vous entendre ainsi aux électeurs. Or votre foi du charbonnier est semblable à celle de vos illustres devanciers échouant finalement dans leurs rêves, révolutionnaires et autres. Elle est en effet pareillement fondée sur la superstitieuse croyance, en vertu de laquelle il  suffirait de vouloir pour pouvoir.

 

Vous croyez superstitieusement comme vos prédécesseurs, et comme Barack Obama lui-même, en la toute-puissance de notre soi-disant « libre arbitre », cette prétendue libre volonté, et vous affirmez donc aussi, bon gré, mal gré : « Yes, we can », ce qui n’est rien d’autre qu’une resucée de la bonne vieille « méthode Coué », dont l’efficacité reste toujours à démontrer !

 

« In an universe, which is perpetually in movement, and where EVERYTHING is in a constant movement, that is the SOLE cause of the unceasing transformation of all the things of our world, human beings included, HOW would-it be possible to definitively stabilize anything and thus to establish on the planet a custom-made climate for all eternity, excepted by stopping this movement itself, precisely? » [Fin de citation]

 

Faute d’une réponse intellectuellement, scientifiquement et philosophiquement argumentée, ce qui est le cas jusqu’ici, vous confirmeriez pour nos plus ou moins lointains descendants, à travers vos « croyances au miracle » d’un autre temps, l’obscurantisme de notre époque, tout aussi superstitieuse que celles qui l’ont précédée. Votre croyance scientiste figurera, jusqu’à la fin des temps, comme une « escroquerie intellectuelle » planétaire, au même titre que les religions et le catéchisme soi-disant universel des droits de l’homme – sauf à vous-mêmes ou à quiconque, évidemment, de démontrer le contraire, comme je l’attends vainement depuis plus de dix ans !

 

Pour terminer, je ne peux manquer de dénoncer la superstition moraliste, ou moralisme (cf. définition ci-dessus), qui, quoique se fondant uniquement sur des fictions – donc, sur des mensonges – n’en réglemente pas moins la marche morale de la France et le comportement des Français en la matière, en décrétant ce qu’il serait absolument bien ou mal de penser et de dire.

 

Et pour ce faire, comme il en va des autres modes d’expression du penser superstitieux, il suffit au moralisme d’ « absolutiser fictivement le relatif » pour juger et condamner moralement les Autres sur la base d’un Bien et d’un Mal prétendument absolus, alors que, dans notre monde, RIEN n’est absolu, TOUT est relatif, comme ceci est démontré dans mon texte fondateur ci-joint, Mensonges et lâcheté des élites.

 

En réalité, il n’y a pas davantage deux catégories d’humains par nature, les bons et les mauvais, les « vertueux » et les « salauds ». Cette fable a été dénoncée sans ambiguïté, voici bientôt deux mille ans, par l’un des grands diseurs universels de LA Vérité éternelle absolue. Mais notre époque obscurantiste n’en a cure, et elle fonctionne donc avec près de deux mille ans de retard sur la pensée du Christ, ce qui fait bien l’affaire de « censeurs auto-proclamés », ni plus ni moins vertueux que ceux qu’ils condamnent moralement.

 

Sauf à vous-mêmes ou à quiconque, évidemment, de démontrer le contraire, j’affirme qu’il n’y a pas et qu’il n’y aura jamais, dans notre société humaine universelle, d’individus ni de groupes d’individus, « TOUS » critères d’appartenance confondus, réellement irréprochables.

 

Face à l’Idéal, en effet, chacun est forcément coupable, coupable de « crime de lèse-Idéal » ! Ceci devrait suffire à dispenser quiconque de donner des leçons de morale aux Autres. Et ce, précisément, dans un pays qui « crève » des incessantes condamnations moralisatrices, quasi quotidiennes, provenant d’individus et de groupes d’individus originaires de continents et de pays, où perdurent esclavage, statut infériorisé de la femme, conflits inter-ethniques ou religieux, corruption généralisée, absence de démocratie véritable, etc.

 

Ils n’en viennent pas moins faire culpabiliser la France et les Français au nom d’un passé révolu de plusieurs décennies, voire de plusieurs siècles, sans avoir pour autant l’honnêteté et le courage intellectuels de débattre sur le fond, ainsi qu’en témoigne mon courrier à leur intention, mais toujours sans réponse jusqu’ici.

 

Après ce rappel conséquent du penser superstitieux sous toutes ses formes, je souligne que je tiens à la disposition de chacune et de chacun d’entre vous les lettres qui le concernent en particulier, et il vous restera donc à exposer vos éventuels arguments contraires, intellectuellement et philosophiquement étayés, à défaut de quoi vous manifesteriez votre intention délibérée de continuer à colporter les mensonges et les « croyances au miracle » du monde, donc à tromper et à manipuler sciemment les électeurs.

 

Dans l’éventualité où vous accepteriez de débattre sur le fond, je vous remercie de votre attention et vous prie d’agréer, Madame, Monsieur, mes salutations philosophiques, laïques et républicaines, sauf à l’un ou à l’autre, évidemment, de démontrer le contraire.

Annexe : Texte, Mensonges et lâcheté des élites

 

 

 

 

 

Publié dans COURRIER "Politiques"

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