EELV, J’ACCUSE [Version finale, première partie] :« "Carabistouilles" électoralistes, cacophonie, pause médiatique et mensonge écolo ! »

Publié le par Sylvain Saint-Martory

Le 25 novembre 2011

 

Objet : EELV, J’ACCUSE : [Première partie]

« "Carabistouilles" électoralistes, cacophonie, pause médiatique et mensonge écolo ! »

 

 Madame Éva Joly

Europe Écologie - Les Verts

247, rue du Faubourg Saint-Martin

75010 Paris

Courriel :

contact@europeecologie.fr

 

[A l'attention de Cécile Duflot, Daniel Cohn-Bendit, Jean-Luc Benhamias, José Bové, Nicolas Hulot, Noël Mamère, Yves Cochet, et autres menteurs]

 

« Chacun peut avoir ses contradictions, moi j’en ai aussi... » [José Bové, France Culture, 22 novembre 2011]

 

« Si je sais la vérité et ne gueule pas la vérité, je suis le complice des escrocs et des faussaires ! »  [Charles Péguy]

 

Mesdames, Messieurs,

 

Avant de développer mon argumentation intellectuellement et philosophiquement étayée sur le fond, en matière d’écologisme, je vous invite, en préambule, à confronter les deux déclarations figurant ci-dessus, auxquelles j’ajoute cette citation de Jaurès, « Aller vers l’Idéal et comprendre le réel », rappelée par Laurent Fabius, le 22 courant, dans « le 13 heures » de France 2.

 

Ces trois déclarations me suffisent pour distinguer définitivement VÉRITÉ et « non-vérité », et ce pour deux raisons. La première est que la Vérité absolue est UNE, Unique, et ne saurait comporter de contradiction, a fortiori d’incohérence – sauf, précisément, à ne pas être absolument LA Vérité !

 

En effet, si deux vérités prétendument absolues se font face, ni l’une ni l’autre ne saurait être absolument vraie, car leur réelle « absoluité » exigerait que toutes les deux soient, à la fois, éternelles, infinies, parfaites et immuables, or il n’y a pas de semblable vérité dans notre monde – sauf à vous-mêmes ou à quiconque, évidemment, de démontrer que l’antiphilosophique dualisme des absolus, ou possible coexistence de deux vérités ou réalités absolues, n’est pas une impossibilité absolue par définition !

 

La seconde raison se fonde sur le propos suivant du Christ - le mystique authentique, et non le fondateur d’une religion qu’il n’a pas voulu créer - déclarant : « Mon royaume n’est pas de ce monde ». Il parlait là de l’Absolu véritable, ou Idéal « en soi », avec la même compétence qu’un vrai philosophe, à l’exemple de Spinoza, dénonçant la coexistence effective de deux absolus – sinon, ce n’est pas un philosophe !

 

C’est pourquoi, s’ils sont toujours aussi nombreux dans notre monde à « croire au miracle », je n’en dénonce pas moins le mensonge éhonté qu’ils fondent sur leur Idéal fantasmé, qui existe seulement dans leur imaginaire. Ceci me permet d’affirmer - sans crainte d’être jamais démenti ! – que l’Idéal ainsi que ses valeurs de justice et d’égalité, entre autres, sur lequel elles reposent, ne seront jamais de ce monde, sauf à vous-mêmes ou à quiconque, évidemment, de m’indiquer concrètement comment vous entendez transposer l’Idéal dans la réalité quotidienne – faute d’y parvenir, car ils sont innombrables à avoir échoué jusqu’ici, le propos de Jaurès demeurera l’expression de la « débilité intellectuelle » de notre époque obscurantiste, dans ses « croyances au miracle » !

 

Aussi, sauf à vous-mêmes ou à quiconque, évidemment, de démontrer la fausseté de ce qui précède, « un Absolu, ça va », mais « deux », bonjour les dégâts », ainsi que le devenir du monde l’illustre chaque jour, puisque, à chacun et à chaque groupe son Idéal spécifique, au nom duquel les humains s’affrontent sans cesse - quand ils ne s’entretuent pas !

 

La distinction fondamentale entre le pensé « relatif » de notre entendement pratique (imaginatio et ratio spinozistes) et l’Idéal « en soi » m’a  servi pendant plus de dix ans, et me sert encore aujourd’hui, à dénoncer les soi-disant « élites » de l’époque pour établir qu’elles colportent sans vergogne les mensonges et les « croyances au miracle » de notre penser superstitieux humain avec ses « deux » absolus, fictivement supposés exister absolument, tels Dieu et le monde, le big bang et le monde, le Bien et le Mal prétendument absolus, sans oublier les absolument bons et les absolument mauvais - par nature ou par élection divine !

 

L’Idéal « en soi » n’est pas de ce monde, et il est à jamais inconnaissable par notre entendement humain ou par les infinis autres entendements infinis. Alors cessez de l’invoquer mensongèrement, à tout propos, pour votre plus grand profit, comme si vous étiez ses messagers - ses « élus », en somme !

 

En conséquence, sauf à vous-mêmes ou à quiconque de démontrer la fausseté de ce qui précède, arguments intellectuels et philosophiques à l’appui, j‘affirme que votre mouvement fonctionne seulement sur le penser superstitieux. Celui-ci consiste à absolutiser fictivement, le « relatif », autrement dit à faire passer mensongèrement pour LA Vérité absolue le contenu seulement relatif de notre entendement, sans avoir jamais l’honnêteté et le courage intellectuels d’avancer vos arguments contraires – c’est pourquoi je vous accuse de tromper et de manipuler sciemment l’opinion !

 

La preuve : Vous avez été plus qu’amplement informés de tout ce qui précède par mon courrier adressé, entre le 29 juin 2007 et le 12 août 2011, aux leaders du mouvement écologiste sous ses diverses appellations, mais vous avez volontairement ignoré les lettres rappelées ci-après, et j’attends donc toujours votre éventuelle réponse contraire sur le fond - bien entendu,  intellectuellement et philosophiquement argumentée !

 

Il faut croire que votre refus de confronter le dogme écologiste, de surcroît idéologique, à LA Vérité éternelle est assurément très profitable, financièrement et électoralement, pour votre mouvement. Vous venez d’en donner la preuve par l’affligeant spectacle de vos « carabistouilles » électoralistes », comme le disait pour le coup un homme de gauche, à qui j’emprunte ce terme lourdement chargé de sens.

 

Et ainsi, dans le plus pur style « quatrième République », voire « comédie de boulevard », vous avez alimenté la cacophonie entre partenaires de combat et montré au grand jour les petits arrangements entre amis, avec en prime une disparition derrière le rideau - baptisée pudiquement, en son temps, par Yves Cochet « pause médiatique » et « campagne originale ». Toutefois, la sortie du rideau, intervenue depuis lors, n’est pas davantage faite pour améliorer l’entente cordiale entre deux mouvements qui étalent leurs divergences au grand jour, mais n’en aspirent pas moins à diriger ensemble la République, en confondant compromis et compromission.

 

Pour revenir sur le fond au penser superstitieux, ce faux-penser, ou penser du faux, il se manifeste pour votre mouvement par la chimère climatique  contemporaine, sans oublier vos superstitieuses croyances idéologiques qui rendent notre époque tout aussi obscurantiste que les siècles et les millénaires qui l’ont précédée.

 

Sur le  réchauffement climatique, avec son absurde prétention des humains d’aujourd’hui d’établir sur la planète Terre, cet infime morceau de l’Univers, un « climat sur mesure » pour l’éternité, seuls nos plus ou moins lointains descendants pourront en juger avec un recul suffisant, si, d’aventure, ils étaient informés de la « croyance au miracle » de leurs prédécesseurs du 21e siècle.

 

Assurément, vous ne doutez pas, un seul instant, de pouvoir réguler le climat de la planète, en réussissant même à le stabiliser, une fois pour toutes – sinon, à quoi bon ? ! Et ce, probablement, en arrêtant le mouvement universel perpétuel de notre monde, car je ne vois rien d’autre. En effet, toutes les transformations constatées, ou constatables, ne dépendent que du seul mouvement sous toutes ses formes, dans l’infinité de ses degrés de vitesse se transformant les uns dans les autres - ainsi, à vous en croire, notre monde devenu immuable aurait acquis de facto l’ « absoluité », ou existence absolue, puisque immuable et absolu ne font qu’UN !

 

Néanmoins, contraints et forcés - de rire ! -, nos plus ou moins lointains descendants pourront seulement constater que le climat de la planète, en leur temps - fut-ce dans des millénaires ! -, est toujours aussi changeant, tantôt plus chaud, tantôt plus froid, sans qu’il soit possible pour autant de jamais le stabiliser à leur convenance. LAQUELLE, d’ailleurs, les humains étant toujours bien incapables, demain comme aujourd’hui, de s’accorder - un jour ! - sur le chaud et sur le froid d’un monde, où TOUT est relatif ? !

 

Avant de poursuivre mon argumentation sur le fond, je vous rappelle ci-après le courrier adressé aux tenants de l’écologisme scientiste, en soulignant que ces lettres sont toujours à la disposition des intéressés, au cas où la curiosité leur donnerait envie de me contredire sur le fond :

 

1- Lettre du 29 juin 2007 à Nicolas Hulot, « Prophète peut-être, mais "dégonflé", assurément ! »

 

2  - Lettre du 1er juillet 2009 à Daniel Cohn-Bendit, « "Verts" de peur ! »

 

3 - Lettre du 15 novembre 2009 à Daniel Cohn-Bendit, CLIMAT : « Assez de mensonges, de manipulation, de lâcheté et de "débilité intellectuelle" ! »

 

4 - Lettre du 9 septembre 2009 à Cécile Duflot, « Taxe carbone : boulet et "débilité intellectuelle" »

 

5 - Lettre du 6 août 2011 à Éva Joly, « Scientisme, écologisme et "obscurantisme" »

 

6- Lettre du 12 août 2011 à Éva Joly, EELV, « Scientisme, écologisme et "OBSCURANTISME" ! » [BIS]

 

Ce [BIS] traduit, non seulement votre lâcheté intellectuelle, du seul fait que le premier courriel demeure toujours sans réponse à ce jour, mais aussi votre malhonnêteté intellectuelle, tant que vous n’aurez pas démontré la fausseté de mes affirmations sur des points très précis de désaccord.

 

Pour vous aider à établir une réponse contraire, intellectuellement et philosophiquement étayée, il vous suffira de répondre à la question suivante, sur fondement à validité éternelle :

 

« In an universe, which is perpetually in movement, and where EVERYTHING is in a constant movement, that is the SOLE cause of the unceasing transformation of all the things of our world, human beings included, HOW would-it be possible to definitively stabilize anything and thus to establish on the planet a custom-made climate for all eternity, excepted by stopping this movement itself, precisely? »

 

Je vous précise que les grands leaders du monde, aujourd’hui en charge de ce problème universel et éternel, n’ont toujours pas répondu aux lettres mentionnées ci-après. Elles étaient pourtant adressées en envoi recommandé avec accusé de réception, preuves matérielles à l’appui, dans le but de dénoncer et d’établir le mensonge écolo, à l’échelle planétaire, comme vous en avez  eu connaissance par mon envoi du 12 août dernier, auquel étaient annexés les documents suivants :

 

1 - Lettre du 22 octobre 2009 au GIEC, « I ACCUSE : Enough lies and manipulation of the world’s opinion »

 

2 - Lettre du 9 novembre 2009 à Barack Obama, « IPCC: I ACCUSED ! »

 

Je précise que ce courrier avait été ensuite porté à la connaissance de Ban-Ki-moon, de José Manuel Barroso et de Nicolas Sarkozy, sans oublier nombre de médias nationaux et régionaux, de responsables politiques, de tous bords, de prétendus intellectuels et pseudo-philosophes, dont les noms figurent en annexe.

 

Á ce jour, toutefois, aucun de ces destinataires n’a eu plus que vous l’honnêteté et le courage intellectuels de répondre pour démentir mon argumentation intellectuellement et philosophiquement étayée, condamnée sans appel en première instance, au motif « expéditeur inconnu » - comme si vos patronymes, connus de la France entière, étaient le gage que vous exprimez réellement LA VÉRITÉ, y compris en matière de climat !

 

A SUIVRE...

 

Publié dans COURRIER "Divers"

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