Jounée de solidarité : "Assez de mensonges et de manipulation !"

Publié le par Sylvain Saint-Martory

Le 13 mai 2007
 
Objet : « Journée de solidarité »
 
J’ACCUSE :
« Assez de mensonges et de manipulation ! »
 
 
Monsieur Jacques Voisin
Secrétaire général
C. F. T. C
13 rue des Ecluses Saint Martin
75010 PARIS
Fax: 01 44 52 49 28
 
 
Monsieur,
 
 
Votre récent entretien avec Noëlle Lenoir sur BFM, à propos de la journée de solidarité instaurée en 2005 par le gouvernement de Jean-Pierre Raffarin, m’incite à vous rappeler le courrier transmis à votre organisation, le 2 mai 2005 à 09:25, ainsi que le confirme le journal des fax.
 
Dans ce courrier, face à votre protestation légitime de faire supporter aux seuls salariés la charge de la journée de solidarité, je vous soumettais une proposition permettant de mettre à contribution tous les citoyens sans quasiment aucune exception, et présentant l’immense avantage de ne faire travailler gratuitement personne, fut-ce un seul jour, sans oublier la suppression de la « pagaille annoncée » résultant de cette mesure.
 
Vous trouverez ci-après la copie de ce courrier ainsi que son parcours jusqu’au Cabinet du Premier ministre, après être passé par Jean-Louis Debré, alors président de l’Assemblée nationale, avec aussi peu de résultat que son envoi à vos collègues de la CGT, de la CFDT, de FO et de la FSU, de même qu’à des leaders politiques et divers médias (télévision, radio, presse), dont les noms sont à votre disposition.
 
Or, vous avez préféré refuser la confrontation de cette proposition à la mesure gouvernementale, et donc continuer à tromper l’opinion - jusqu’à aujourd’hui encore ! -, en lui faisant croire à la fatalité d’une mesure injuste pesant sur les salariés exclusivement, ce qui est une « manipulation » de l’opinion, compte tenu de la mesure alternative proposée. Certes, celle-ci devait comporter aussi des inconvénients, pour la seule et unique raison que, dans notre monde où tout est relatif, TOUT présente à la fois du « pour », du positif, des avantages, et du « contre », du négatif, des inconvénients, entre lesquels chacun tranche ensuite à l’aune exclusive de ses intérêts égoïstes de toutes sortes. En ca cas, la moindre des choses, de la part d’une organisation responsable, aurait été de répondre pour présenter ses arguments « contre, à savoir forcément favorables aux salariés, lesquels ne pouvaient par ailleurs que tirer profit de ma proposition.
 
Pour terminer, je souligne que je vous ai rappelé ma lettre du 2 mai 2005 par un courrier en date du 4 juin 2006, ce qui ne vous empêche pas de continuer à manipuler l’opinion en mai 2007, au mépris de l’honnêteté intellectuelle la plus élémentaire.
 
Je vous remercie de votre attention et vous prie d’agréer, Monsieur, mes salutations distinguées.
 
Annexe : Lettre du 2 mai 2005 à Jean-Pierre Raffarin
L'intégralité de ce courrier peut être consultée dans le groupe  Philosophie contre Superstition, tant sur Yahoo que sur MSN, à partir des liens suivants :
 






où figure l'intégralité de la correspondance adressée aux élites dénoncées dans le texte mentionné ci-dessus.































Jeudi 10 Mai 2007
Génétique, pédophilie et "mesquinerie"...

La campagne présidentielle terminée - sauf pour quelques milliers de révolutionnaires attardés -, il ne me semble pas inutile d’examiner au fond la controverse qui a opposé Nicolas Sarkozy à Michel Onfray, dans la revue Philosophie Magazine.

Pour ceux qui n’auraient pas suivi, je rappelle que Nicolas Sarkozy a établi, dans ce bimensuel, la relation entre pédophilie et génétique en semblant faire porter la responsabilité de ce désir sexuel particulier envers les enfants sur l’inné seulement, au point qu’il serait possible de détecter à l’avance les pédophiles potentiels.

C’est peut-être là son unique tort, car, qui peut nier que le désir en général dans ses multiples manifestations, à savoir amour – et / ou sexe -, possession, gloire ou honneur-vanité (recherche de titres et médailles, notamment) ne relève pas d’abord de notre nature humaine avec son désir fondamental de vivre le plus longtemps et le mieux possible, en se gratifiant précisément dans ces trois expressions de notre égoïsme ?

Alors, le désir sexuel, quel qu’en soit l’objet (personne de sexe différent, de même sexe, envers des enfants ou des animaux, etc.) relève-t-il seulement de l‘inné, ou bien l’acquis, à travers ses multiples déterminismes culturels, joue-t-il aussi un rôle dans nos désirs de toutes sortes ?

Incontestablement, l’acquis a un rôle, comme suffit à l’attester l’influence des médias, ne serait-ce qu’en matière d’idéal féminin d’aujourd’hui par rapport à celui de décennies antérieures, mais cela vaut aussi en matière d’idéologie et de moralisme, sans préjuger de ce que proposeront les décennies et les siècles à venir.

Tous nos comportements sont donc déterminés à la fois par l’inné, notre nature humaine commune aux six milliards et quelques humains, et par l’acquis, où le milieu avec ses lois et ses pratiques spécifiques conditionne des conduites et des mœurs, différentes, de sorte que ce qui est jugé bon ici, donc autorisé, est estimé mauvais ailleurs, et par conséquent interdit.

Ainsi en est-il en particulier de la pédophilie, où telle législation trouve mal ce qui est accepté ailleurs, ainsi que l’atteste la différence d’âge relative au mariage, ici et là. A l’aune de notre législation, le prophète Mahomet serait un « pédophile » notoire, ainsi que nombre de citoyens de pays musulmans, dans la mesure où il est permis d’épouser une petite fille de neuf ans, à en croire ce qu’écrit Chahdortt Djavann dans son livre, Bas les voiles !

Pour terminer, je veux régler aussi son compte à l’inné, pas à l’inné en tant que tel, dont la réalité est incontestable, mais à ce que nous en savons aujourd’hui à l’aune de l’état actuel de la connaissance scientifique.

Ceci me ramène, une fois de plus, à évoquer le problème de LA Vérité, dont je maintiens qu’elle est, demeure et demeurera à jamais seulement « relative » dans notre monde humain, y compris dans le domaine de la science. L’amoncellement d’hypothèses et de théories relatives, par ailleurs souvent contradictoires, ne livrera jamais LA Vérité absolue sur tout le contenu pensé dans et sur (à propos de) notre monde, à commencer par l’existence de notre monde avec son prétendu commencement absolu superstitieux des religions, du matérialisme et de l’idéalisme.

En conséquence, j’accuse Michel Onfray, co-débatteur, de mensonges et de manipulation, dans la mesure où, sur des bases aussi incertaines, lui le matérialiste prononce des condamnations moralisatrices absolues sans fondement.

[Je suis d’autant plus légitimé à l’écrire que Michel Onfray a préféré jeter l’éponge plutôt que de répondre à mes multiples lettres, que chacun peut consulter dans la partie « Documents » du groupe Philosophie contre Superstition, tant sur MSN que sur Yahoo.

Michel Onfray, prétendu philosophe, a prétexté le manque de temps pour débattre de LA Vérité, ce qui suffit pour moi à le considérer comme un « philosopheur » ; et ce d’autant plus qu’il a fait sienne cette pensée de Nietzsche : « La vérité est qu’il n’y a pas de vérité » !]

Sans poursuivre ici un débat scientifique sur les gênes, qui ne sont rien d’autre pour la science que la « première brique » du vivant, comme l’atome est censé être celle de notre monde, je renvoie les scientifiques aux connaissances des siècles futurs en la matière, et celles-ci à leur tour aux découvertes des millénaires à venir, qui ne feront que perpétuer, indéfiniment, le « relatif » qui a cours, et aura cours, dans notre monde jusqu’à la fin des temps…

Outre sa précédente déclaration, dans laquelle Claude Allègre confirmait mes propos sur la relativité de la science en disant sans ambiguïté : « La vérité officielle scientifique, ça n’existe pas », il écrit dans son article, Biologie, la grande oubliée de la campagne, publié dans Le Point (n°1807 du 3 mai 2007) :

« On utilise les tests ADN en criminologie. En fait, cette mesure n’est devenue fiable qu’après la découverte de la technique PCR (Cf. dans Wikipédia, Réaction en chaîne par polymérase), qui permet de multiplier les brins d’ADN. Avant cela, diverses affaires judiciaires ont été « troublées » par des tests ADN douteux, comme le fameux procès de la star de football-américain O.J Simpson….

Ce qui est demandé aux politiques, ce n’est pas d’anticiper les progrès de la science, c’est de dire comment ils comptent aborder ces problèmes en encourageant les recherches scientifiques et médicales, mais aussi en protégeant la société contre les déviances alors que les frontières entre le « bien » et le « mal » sont si ténues. » [Fin de citation]

En attendant, c’est sur des bases aussi incertaines que prospèrent les « censeurs », avec leurs anathèmes absolus, auxquels je dois être bien seul à répliquer. Mais c’est tellement pratique pour « diaboliser » quelqu’un, aux yeux des ignorants « négationnistes » de LA Vérité éternelle absolue ! ! !
publié par Sylvain Saint-Martory publié dans : BILLET DU JOUR
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Dimanche 06 Mai 2007
CHAPEAU, Ségolène !


Pour avoir beaucoup combattu votre idée d'ordre juste, totalement irréalisable sur Terre où rien n'est idéal et ne le deviendra jamais, je m'estime d'autant mieux placé pour être crédible dans mon admiration pour votre noblesse et votre sportivité dans la défaite, à un moment de la plus intense déception intérieure que j'ai peine à imaginer pour moi, et vous dire avec la plus grande sincérité :




« CHAPEAU, Madame » !









Que n'avez-vous joué sur ce registre souriant durant votre campagne, au lieu d'user de la haine envers votre principal concurrent au point de le « diaboliser » constamment, et pas plus tard qu'hier encore ?





Certes, vous n'étiez pas aussi libre que vous le prétendiez vis-à-vis des éléphants socialistes, et leurs propos mordants sur les plateaux télévisés attestent qu'ils sont toujours incapables d'accéder au désir de François Bayrou et des Français de réaliser une unité nationale pour gouverner, tant ils ont besoin de s'unir « contre » pour faire leur unité.








Je reste persuadé que les voix qui vous ont fait défaut aujourd'hui se seraient volontiers reportées sur vous dans l'hypothèse d'une gouvernance commune élargie.




Il vous reste cinq ans pour méditer à un changement d'attitude politique plus conforme aux souhaits de vos compatriotes, loin des tractations politiciennes intéressées...


P S : Les défauts de présentation constatés après la mise en ligne de l'article, espacement des paragraphes en particulier, sont toujours « totalement indépendants de ma volonté » !































publié par Sylvain Saint-Martory publié dans : BILLET DU JOUR
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Jeudi 03 Mai 2007
Ségolène Royal : "Brutalité et société du respect"...
Le 2 mai 2007
Objet :
« Brutalité et société du respect »


Madame Ségolène Royal
Parti Socialiste
10 rue de Solferino
75007 Paris
Fax : 01 47 05 15 78
[Faxé, le 2 mai 2007 à 20:24]

[A l’attention de : François Hollande, Arnaud Montebourg, Bertrand Delanoë, Dominique Strauss-Kahn, Élisabeth Guigou, Henri Emmanuelli, Jack Lang, Jean Glavany, Jean-Marc Ayrault, Jean-Pierre Chevènement, Julien Dray, Laurent Fabius, Lionel Jospin, Malek Boutih, Manuel Valls, Martine Aubry, Michel Sapin, Olivier Duhamel, Robert Badinter et Vincent Peillon]


Madame,

Pour clore la série des lettres adressées depuis le 4 septembre dernier en vue de dénoncer notamment votre promesse d’ordre juste et vos condamnations moralisatrices, dont vous auriez dû être la première à vous dispenser en souvenir de ce professeur d’EPS acculé au suicide en raison de propos mensongers affirmant, de façon péremptoire, que les enfants ne mentent pas, la rediffusion quasiment en boucle de la soirée électorale des législatives de 1993 perdues par la gauche est venue fort à propos rappeler à l’opinion que Nicolas Sarkozy n’avait pas l’exclusivité de la brutalité, comme chacun, sauf à être de mauvaise foi, a pu en juger au vu de votre violente intervention d’alors contre lui.
Quel que soit votre devenir, vous aurez ainsi fourni la preuve que nombre de soi-disant « élites » du monde de l‘information, de la politique et de l’intelligentsia, sans oublier les associations « droits-de-l’hommiste » moralisatrices à sens unique et adeptes du « deux poids, deux mesures » n’ont pas hésité pour vous soutenir, durant cette campagne présidentielle, à salir votre principal concurrent au mépris de la probité intellectuelle la plus élémentaire, au motif que « diabolisez, diabolisez, il en restera bien quelque chose », électoralement parlant !
Ce n’est surtout pas moi, compte tenu de tout ce qui a été écrit jusqu’ici, qui ignore jusqu’à quels excès malhonnêtes et injustes peuvent mener nos aspirations égoïstes dans nos affaires d’amour, d’argent et de gloire ou honneur-vanité, ce que je comprends fort bien.
Toutefois, ces manœuvres déloyales augurent fort mal d’une éventuelle présidence « impartiale » commencée sous de tels auspices mensongers, et de la société du respect que vous avez ainsi bafouée par avance en raison de vos attaques personnelles.
Je vous remercie de votre attention et vous prie d’agréer, Madame, mes salutations distinguées.
P S : Les éventuels défauts de présentation, espacement des paragraphes en particulier, sont totalement indépendants de ma volonté !



publié par Sylvain Saint-Martory publié dans : COURRIER "Politiques"
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Mercredi 02 Mai 2007
Vérité et "génération médiocrité"...

Le 2 mai 2007
Madame Elisabeth Badinter
Aux bons soins des
Editions Fayard
13, rue du Montparnasse
75006 Paris
Fax : 01 42 22 40 17


Madame,


Au cours d’une récente intervention sur France Culture, qui faisait suite à la publication de votre ouvrage Les passions intellectuelles [Tome III Volonté de pouvoir (1762-1778)], vous avez parlé de « génération de la médiocrité », à propos de nos soi-disant intellectuels contemporains.

Vous avez dénoncé à juste titre leur courtisanerie qui les empêche de jouer leur véritable rôle d’intellectuels et de philosophes, par quoi j’entends « éclairer l’opinion pour la faire cheminer vers LA Vérité absolue » : celle qu’ils sont précisément les premiers à ignorer ou à nier, puisque, pour leur gloriole et autres avantages de toutes sortes, ils préfèrent colporter les mensonges et les « croyances au miracle » de la Superstition sous toutes ses formes.

Celle-ci s’exprime essentiellement dans la religion, toutes religions confondues, monothéistes ou non, la métaphysique [Doctrine matérialiste des Aristote,Voltaire, Diderot, d'Alembert, d'Holbach, Helvétius et du scientisme contemporain, positivistes inclus, et scolastique idéaliste des Descartes, Kant et autres « philosopheurs »], l’idéologie, toutes les idéologies sans exception – altermondialisme compris -, et le moralisme [Morale et condamnations moralisatrices des Autres au nom de LA morale], tous catéchismes réunis, et en particulier le catéchisme soi-disant universel contemporain ou Déclaration universelle des droits de l’homme, dont seule l’ « inobservation » est réellement universelle – sauf à vous d’établir le contraire, à l’aune de l’actualité internationale et nationale !

Ces divers modes d’expression de la superstition se caractérisent par l’ « absolutisation du relatif », au sens utilisé par le philosophe juif allemand Constantin Brunner (1862-1937), héritier spirituel de mystiques authentiques, dont le Bouddha et le Christ dans leur Parole non pervertie par la superstition religieuse qui a usurpé leur nom, et de « vrais » philosophes du UN absolu, parmi lesquels Socrate, Platon, Giordano Bruno et Spinoza, notamment.

J’avais déjà eu, il y a bien longtemps, l’occasion de vous parler de Brunner pour évoquer notre égoïsme humain inné, auquel personne n’échappe : ni vous, ni « moi », ni tous les Autres (hypocrites inclus). Il se manifeste en chacun des six milliards et quelques humains, aujourd’hui comme hier - et il en ira ainsi demain ! -, dès lors que nos intérêts égoïstes individuels et collectifs sont concernés, a fortiori contrariés ou menacés, dans nos affaires d’amour, quel qu’en soit l’objet, de possession de biens et de personnes (d’où l’argent comme instrument) et de gloire ou honneur-vanité.

Seul cet égoïsme adéquatement compris, c’est-à-dire débarrassé de la connotation moralisatrice habituelle de bien et mal, explique la permanence des maux de l’humanité, corroborée par ce propos de Camus : « La souffrance et la révolte s’éteindront avec le dernier homme. » !

Bien avant le courrier mentionné, je n’avais eu de cesse, comme je continue aujourd’hui, de dénoncer à des titres divers, arguments à l’appui, les mensonges et les « croyances au miracle » des porte-parole de la Superstition, à savoir les soi-disant « élites » du monde de l’information, de la politique, de l’intelligentsia et des associations « droits-de-l’hommiste », mentionnées dans le document en annexe, Mensonges et lâcheté des élites, en raison de leur « collaboration » à l’œuvre funeste du penser superstitieux qui absolutise le relatif.

[A ce jour, aucune d’entre elles n’a eu le courage intellectuel de débattre sur le fond en soulevant d’éventuelles objections légitimes, a fortiori en présentant des arguments contraires.]

Absolutiser le relatif est un procédé intellectuellement malhonnête consistant à prendre et à faire passer le pensé « relatif », à savoir le contenu pensé dans et sur (= à propos de) notre monde, pour la réalité ou vérité absolue. Il en va ainsi notamment de la superstition idéologique fondée sur l’idée, intellectuellement et philosophiquement aberrante, de parvenir [DEMAIN, toujours DEMAIN, seulement DEMAIN, hélas !] à l’avènement d’un monde parfait avec des humains imparfaits, c’est-à-dire tout simplement égoïstes.

La campagne présidentielle en cours confirme chaque jour, non seulement mon propos sur l’égoïsme, mais également l’absolutisation de points de vue seulement « relatifs », en usant d’une présentation partielle et mutilée, forcément partisane puisque ce qui dérange est dissimulé ou travesti.

L’absolutisation du relatif est également manifeste dans la superstition moraliste, où les valeurs relatives de bien et mal deviennent de prétendus Bien et Mal absolus, au gré des circonstances et des intérêts égoïstes des uns et des autres.

Dans ces deux modes d’expression de la Superstition, aucun des intellectuels médiatisés ne s’élève, au mépris de l’honnêteté intellectuelle la plus élémentaire, au-dessus de ses prises de position partisane. Ceci les conduit notamment à occulter des comportements passés en matière de restriction de la liberté d’expression entre 1981 et aujourd’hui, par exemple, pour en accuser seulement le concurrent d’en face – sans preuve de surcroît, juste des rumeurs !

Certes, il est de notoriété publique que les « vertueux », les bien-pensants en tous genres, et de toutes les époques, sont portés par leur égoïsme naturel à reprocher aux Autres ce qu’ils ont fait hier, eux-mêmes, et qu’ils referont demain à la première occasion où leurs intérêts égoïstes le réclameront. Assurément, ceci ne vaut pas seulement pour les intellectuels, mais concerne tous les faiseurs d’opinion – et au-delà, en réalité, chacun d’entre nous !

Pour évoquer rapidement, sur un plan strictement philosophique, la superstition religieuse et métaphysique, l’ « absolutisation du relatif » est tellement manifeste que les religions ainsi que le matérialisme et l’idéalisme en viennent à « absolutiser » notre monde lui-même en lui conférant une existence, une réalité « absolue ». Or, notre monde humain, le monde des « choses pour nous », n’existe que relativement à notre penser spécifique humain, en dehors duquel il n’a pas de réalité, comme je suis tout disposé à en débattre jusqu’au bout !

Comme les religions, le matérialisme et l’idéalisme ont besoin d’un commencement absolu pour expliquer l’émergence de ce monde qui est le nôtre, pris pour absolu, ils ont recours à un Créateur – le Dieu religieux ou celui de Descartes et de Kant -, ou à un principe créateur – primus motor ou big bang, en attendant la suite -, dont la conséquence est une « aberration philosophique », à savoir la coexistence potentielle de « deux » absolus. Or, ceci est une « impossibilité absolue » par définition, puisque l’Absolu ne peut être qu’UN, unique, ainsi que Spinoza l’a démontré more geometrico, et comme le Christ, le mystique authentique – pas le fondateur d’une « religion » ! -, l’a exprimé dans son extrême concision : « le Père et moi ne faisons qu’UN » : pas « deux » ! ! !


Le courrier évoqué a surtout dénoncé la superstition idéologique et moraliste, plus rarement la superstition religieuse et métaphysique, mais cette correspondance est à votre disposition sur support informatique, dans la mesure où vous seriez disposée à débattre en toute connaissance de cause, et pas seulement sur ce bref aperçu.

Dans cette attente, je vous remercie de votre attention et vous prie d’agréer, Madame, mes salutations distinguées.

Annexe : Mensonges et lâcheté des élites
P S : Les éventuels défauts de présentation, espacement en particulier, sont totalement indépendants de ma volonté !



publié par Sylvain Saint-Martory publié dans : COURRIER "Philosophes et intellectuels"
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Mardi 01 Mai 2007
Ségolène Royal : Ordre juste et maintien des "privilèges"...
Le 29 avril 2007

Objet :
« Ordre juste et privilèges acquis »



Madame Ségolène Royal
Parti Socialiste
10 rue de Solferino
75007 Paris
Fax : 01 47 05 15 78

[A l’attention de : François Hollande, Arnaud Montebourg, Bertrand Delanoë, Dominique Strauss-Kahn, Élisabeth Guigou, Henri Emmanuelli, Jack Lang, Jean Glavany, Jean-Marc Ayrault, Jean-Pierre Chevènement, Julien Dray, Laurent Fabius, Lionel Jospin, Malek Boutih, Manuel Valls, Martine Aubry, Michel Sapin, Olivier Duhamel, Robert Badinter et Vincent Peillon]

Madame,

A l’approche de votre débat télévisé face à Nicolas Sarkozy, je me permets de vous rappeler le courrier adressé depuis le 4 septembre dernier, et notamment ma lettre du 27 janvier dernier.

Dans celle-ci, je dénonçai, arguments à l’appui, non seulement les mensonges et les « croyances au miracle » de la superstition idéologique, toutes idéologies confondues, mais surtout votre promesse d’instaurer un « ordre juste » que je considère comme une « aberration intellectuelle et philosophique » mensongère, ainsi que cela a été amplement démontré, sans susciter pour autant ni objection ni argument contraire de votre part.

Dans cet abondant courrier toujours à votre disposition et à celle de quiconque, Justice comprise, je vous avais notamment lancé le défi de parvenir à un quelconque prétendu « ordre juste » sur un seul et unique point très précis, à savoir établir un ordre juste en matière de retraite, tous domaines confondus, c’est-à-dire un ordre parfaitement ou « absolument juste » entre les salariés du public, du privé, des régimes spéciaux et les parlementaires. A ce propos, j’avais notamment écrit à la page 20 :

« C’est pourquoi l’ordre juste promis n’aura concrètement un semblant de réalité que lorsque vous aurez, par exemple, mis tous les régimes de retraite sur un même plan d’égalité en matière d’annuités, de cotisations, d’âge de départ et de calcul de la pension, en abolissant les privilèges actuels : pas seulement ceux des salariés de la fonction publique et des régimes spéciaux, mais également ceux des parlementaires. » [Fin de citation]

Or, à ce sujet, vous venez précisément de donner la preuve dans une récente déclaration que vous n’aviez aucune intention de remettre en cause les retraites des « régimes spéciaux », contrairement à Nicolas Sarkozy, au prétexte que vous ne souhaitiez pas opposer une partie des Français, les « privilégiés » des régimes spéciaux, aux autres, les salariés du privé notamment, toujours défavorisés par rapport à ceux du public en matière de calcul de la pension – six derniers mois contre vingt-cinq meilleures années !


Votre déclaration suffit donc à établir que votre promesse d’ « ordre juste » n’est, comme déjà dit et redit, qu’une « aberration intellectuelle et philosophique » mensongère, corroborée par cette flagrante contradiction entre les paroles et les actes, à savoir entre l’ordre juste promis et la conservation des privilèges acquis.

Les citoyens-électeurs jugeront donc, au terme de votre éventuel quinquennat pour lequel je prends date, si votre promesse d’ordre juste est devenue réalité, ou s’il s’agissait, comme je ne cesse de le dire, d’un mensonge et d’une tromperie de l’opinion.

Je vous remercie de votre attention et vous prie d’agréer, Madame, mes salutations distinguées.
P S : Les éventuels défauts de présentation, espacement des paragraphes en particulier, sont totalement indépendants de ma volonté !







publié par Sylvain Saint-Martory publié dans : COURRIER "Politiques"
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Lundi 30 Avril 2007
Ségolène royal : Désinformation et "diabolisation"
Le 27 avril 2007

Objet :
« Désinformation et "diabolisation" »



Madame Ségolène Royal
Parti Socialiste
10 rue de Solferino
75007 Paris
Fax : 01 47 05 15 78

[A l’attention de : François Hollande, Arnaud Montebourg, Bertrand Delanoë, Dominique Strauss-Kahn, Élisabeth Guigou, Henri Emmanuelli, Jack Lang, Jean Glavany, Jean-Marc Ayrault, Jean-Pierre Chevènement, Julien Dray, Laurent Fabius, Lionel Jospin, Malek Boutih, Manuel Valls, Martine Aubry, Michel Sapin, Olivier Duhamel, Robert Badinter et Vincent Peillon]


Madame,

Outre votre opération de manipulation de l’opinion, destinée à vous rallier les suffrages des électeurs de François Bayrou, au sujet duquel vous avez pourtant parlé d’ « imposture Bayrou » durant la première partie de la campagne présidentielle, vos propos sans ambiguïté dénonçant Nicolas Sarkozy comme « bushiste », en sous-entendant par-là la seule responsabilité portée par George W. Bush dans le déclenchement du conflit irakien, attestent de votre intention de « diaboliser » votre réel concurrent du deuxième tour de scrutin.
Vous tombez ainsi dans les attaques personnelles en évitant le véritable débat d’idées consistant à confronter tous les points de vue « relatifs partisans » à LA Vérité absolue, laquelle n’est ni partielle ni mutilée, donc partisane. En l’occurrence, en effet, vous continuez par ignorance coupable ou par malhonnêteté intellectuelle à faire peser mensongèrement sur l’actuel président des Etats-Unis la seule responsabilité de la situation d’aujourd’hui en Irak, ce qui est pour le moins une « désinformation » manifeste de l’opinion, indigne d’une candidate à la magistrature suprême, qui ne saurait ignorer les tenants et les aboutissants du contexte international de l’époque.
Comme j’en avais fait part, en son temps, à nombre de soi-disant « élites » du monde de l’information, de la politique et de l’intelligentsia, nul ne pouvait avoir alors ignoré la loi dite de « libération de l’Irak » votée en 1998 sous l’ère Clinton, rappelée dans le nouvel Observateur (cf. n° 2001 du 13 mars 2003) par Philippe Boulet-Gercourt, correspondant de l’hebdomadaire aux Etats-Unis.
Dans un article intitulé, « Zulu time pour George Bush », Philippe Boulet-Gercourt écrivait notamment :

« Derrière le danger Saddam se cache une volonté de changer le régime, d'abord niée, aujourd'hui avouée. Pour être juste avec Bush, ceprojet remonte à l'ère Clinton. Dès 1998, le Congrès avait voté une loi delibération de l'Irak sans ambiguïté. La politique des Etats-Unis devrait consister à soutenir les efforts visant à chasser du pouvoir le régime conduit par Saddam Hussein, et à promouvoir l'émergence d'un gouvernement démocratique pour remplacer ce régime. La loi avait été adoptée par 360 voix (dont 157 démocrates) contre 38 à la Chambre des Représentants, avant d'être votée à l'unanimité des sénateurs… »

Dans ce même numéro de l’hebdomadaire, Norman Mailer, pourtant peu suspect de complaisance envers George W. Bush, puisque son article s’intitulait « Bush, le cauchemar de l ‘Amérique », écrivait :

« Certains médias libéraux, le « New Yorker », le « Washington Post » et une partie du « New York Times », sont d’accord avec Hillary Clinton, Dianne Feinstein, le sénateur Joe Liebermann et le sénateur Kerry pour accepter l’idée qu’après tout nous pouvons peut-être apporter la démocratie en Irak. »

Voilà pourquoi l’amalgame entre George W. Bush et Nicolas Sarkozy à ce propos est un procès de mauvais aloi, dont la véritable intention est de conforter vos ambitions égoïstes personnelles, ce que, compte tenu de toute ma correspondance antérieure, je serais le dernier à vous reprocher, contrairement à vos condamnations moralisatrices partisanes envers vos adversaires pourtant ni plus ni moins « irréprochables » que vous.

Par ailleurs, au cours du même entretien sur TF1, vous avez laissé entendre mensongèrement que la désignation du Premier ministre n’était pas une pratique de la Ve République, oubliant ainsi la candidature de Gaston Deferre, annonçant publiquement son choix de Pierre Mendès-France comme chef éventuel de son futur gouvernement.

Voilà au moins deux preuves de désinformation manifeste de l’opinion, qui ne témoignent pas précisément en faveur de votre volonté d’instaurer un « ordre juste » en France, d’ici 2012 : partisan et juste sont loin, en effet, d’être des termes synonymes.

Je vous remercie de votre attention et vous prie d’agréer, Madame, mes salutations distinguées.
P S : Les éventuels défauts de présentation, espacement des paragraphes en particulier, sont totalement indépendants de ma volonté !


publié par Sylvain Saint-Martory publié dans : COURRIER "Politiques"
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Vendredi 27 Avril 2007
Ségolène Royal : "Manipulation et trahison"
Le 26 avril 2007
Objet :
« Manipulation et trahison »



Madame Ségolène Royal
Parti Socialiste
10 rue de Solferino
75007 Paris
Fax : 01 47 05 15 78

[A l’attention de : François Hollande, Arnaud Montebourg, Bertrand Delanoë, Dominique Strauss-Kahn, Élisabeth Guigou, Henri Emmanuelli, Jack Lang, Jean Glavany, Jean-Marc Ayrault, Jean-Pierre Chevènement, Julien Dray, Laurent Fabius, Lionel Jospin, Malek Boutih, Manuel Valls, Martine Aubry, Michel Sapin, Olivier Duhamel, Robert Badinter et Vincent Peillon]


Madame,

Outre ma constante dénonciation de votre promesse d’instaurer un « ordre juste », véritable « aberration intellectuelle et philosophique » mensongère, je condamne aujourd’hui avec la plus extrême virulence vos tractations politiciennes avec François Bayrou, dont vous reconnaissez sans aucune gêne qu’il a toujours été de droite et soutenu par la droite, avant sa subite « amnésie ».
Vous manipulez ainsi les règles établies de l’élection présidentielle en faisant entrer « publiquement » dans le débat présidentiel un candidat éliminé lors du premier tour de scrutin, et ce pour le seul profit de vos intérêts égoïstes partisans.
Toutefois, ce n’est pas moi qui viendrais vous reprocher votre égoïsme humain, après vous avoir expliqué en long et en large qu’aucun des six milliards et quelques humains n’y échappe, lorsque ses intérêts sont en jeu dans ses affaires d’amour, d’argent et de gloire ou honneur-vanité - hypocrites inclus ! -, et je n’aurais donc rien à redire si vos tractations en étaient restées au domaine privé, alors que l’intéressé en vient à exiger que le débat soit télévisé et que vous y consentez : un bel exemple de « passe-droit » antidémocratique pour quelqu’un qui vient nous promettre d’instaurer un « ordre juste » ; comme dit l’Autre : « "Ça" commence mal ! ! !
Si je dénonce votre manœuvre déloyale intéressée, c’est d’abord parce qu’elle bafoue les règles démocratiques instaurées par la Constitution de la Ve République, et ensuite parce que vous trahissez les citoyen-électeurs des Besancenot, Bové, Laguiller, Buffet et Voynet, qui auront bien du mal à se reconnaître dans votre entreprise, et encore plus à voir appliquer une seule de leurs positions radicales propres.

En conséquence, bonne continuation dans votre œuvre de « manipulation » de l’opinion ! ! !
Je vous remercie de votre attention et vous prie d’agréer, Madame, mes salutations distinguées.
P S : Les éventuels défauts de présentation constatés après la mise en ligne de l'article, espacement des paragraphes en particulier, sont totalement indépendants de ma olonté !



publié par Sylvain Saint-Martory publié dans : COURRIER "Politiques"
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Jeudi 26 Avril 2007
François Bayrou : "Manipulation et trahison"
Le 25 avril 2007
Objet :
« Manipulation et trahison » !


Monsieur François Bayrou
U.D.F
133 bis, rue de l’Université
75007 PARIS
Fax : 01 53 59 20 59

[A l’attention du Bureau directeur et des élus UDF]


Monsieur,


Sans préjuger du contenu de votre déclaration de ce jour à l’intention de vos électeurs du 22 avril, je vous rappelle en préambule ma lettre du 27 février dernier, dont l’objet s’intitulait sans ambiguïté « De la théorie à l’aventurisme, ou l’art de faire du neuf avec du vieux », confirmée par celle du 9 courant dénonçant les mensonges et la manipulation de votre entreprise hasardeuse pour la France et pour la République, comme chacun est en mesure de le constater aujourd’hui.

Ce courrier toujours sans réponse à ce jour, mais à la disposition de quiconque, faisait suite à une abondante correspondance adressée depuis le 7 décembre 2004, dans laquelle je n’ai eu de cesse de dénoncer les mensonges et les « croyances au miracle » de la superstition idéologique et moraliste, dont vous êtes l’un des innombrables porte-parole qui trompent ainsi l’opinion.

Je n’entends pas ici plus qu’à l’accoutumée me situer sur un plan strictement politicien consistant à favoriser une tendance plus qu’une autre, et c’est précisément dans ce but que je vous invite à faire preuve de l’honnêteté intellectuelle la plus scrupuleuse, lors de votre déclaration de ce jour.

Je vous fais observer tout d’abord que, si plus de 18% de citoyens-électeurs vous ont suivi dans votre aventurisme, a contrario plus de 80% ne vous ont pas fait confiance. Compte tenu des circonstances particulières du deuxième tour de scrutin, censé départager clairement un camp ou l’autre puisque vous êtes provisoirement hors-jeu, la seule attitude intellectuellement honnête serait de repousser sans ambiguïté tout soutien aux uns et aux autres, quoiqu’il puisse en coûter par ailleurs à votre futur mouvement destiné à « fluctuer » au gré des circonstances, et à le faire savoir sans aucune ambiguïté à vos électeurs.

Si ce dernier point semble acquis, sous peine de vous décrédibiliser, il serait particulièrement bienvenu pour les électeurs de droite qui ont voté pour vous, aussi bien à l’élection présidentielle qu’au scrutin législatif en 2002, d’indiquer clairement l’idée fondatrice de ce nouveau mouvement, censé servir de majorité d’appoint comme sous la IVe république de sinistre mémoire, sauf précisément à ne se fonder sur rien de solide !

Certes, vous pouvez toujours rêver d’unir sous une même bannière la carpe et le lapin, en théorie comme en pratique, c’est-à-dire au gré des circonstances. Même s’il serait malvenu de rejeter a priori toute tentative de « transposer l’Idéal dans le quotidien », cette idée se heurte, et se heurtera toujours, à la réalité de notre nature humaine égoïste, à laquelle personne n’échappe : ni vous, ni « moi », ni tous les Autres (hypocrites inclus), ainsi que l’attestent les péripéties du scrutin présidentiel avec ses « retournements de veste » en tous genres ! ! !

En conclusion, à vous de montrer votre honnêteté intellectuelle la plus scrupuleuse dans votre déclaration, sans oublier toutefois que l’UDF, fondée en son temps par Valéry Giscard d’Estaing, n’a jamais donné à quiconque l’impression de neutralité que vous avez voulu lui donner aujourd’hui par ambition personnelle, et encore moins se positionner à gauche de l’échiquier politique.

Mais ce n’est pas moi qui viendrai vous reprocher votre nature humaine égoïste, telle qu’elle se manifeste en chacun dans ses affaires d’amour (et / ou de sexe), de possession (d’où l’argent comme instrument de possession) et de gloire ou honneur-vanité.

Pour être tout à fait honnête envers moi, intellectuellement parlant, vous ne devrez pas manquer de prendre en compte tous mes arguments antérieurs dénonçant la Superstition sous toutes ses formes, et notamment la superstition idéologique et moraliste sur laquelle se fonde la marche de la société française et de la communauté humaine universelle.

Je vous remercie de votre attention et vous prie d’agréer, Monsieur, mes salutations distinguées.


Annexe : Lettre du 27 février 2007
Le 27 février 2007
Objet :

« De la théorie à l’aventurisme,
ou l’art de faire du neuf avec du vieux »


Monsieur François Bayrou
U.D.F
133 bis, rue de l’Université
75007 PARIS
Fax : 01 53 59 20 59

[A l’attention du Bureau directeur et des élus UDF]


Monsieur,


L’évolution de votre cote de popularité dans les sondages d‘opinion et votre prestation télévisée du 26 courant me donnent, non seulement l’occasion de me rappeler à votre bon souvenir, mais surtout de vous faire remarquer que ma lettre du 17 novembre dernier reste toujours sans réponse à ce jour.

Dans celle-ci, dont l’objet s’intitulait sans ambiguïté « Flagrant délit de mensonge », j’écrivais notamment :

« Dans la foulée de la diffusion de « Complément d’enquête » du 13 courant, France 2 a jugé bon de retransmettre l’émission « Expression directe » consacrée à l’UDF, et notamment un court extrait de son université d’été des 20 et 21 septembre 2006.

Ceci me donne l’occasion de vous rappeler mon courrier antérieur, et spécialement ma lettre du 7 décembre 2004, avec copie du courriel adressé à Francis Vercamer, dans laquelle je vous mettais en garde contre les mensonges et les « croyances au miracle » de la superstition idéologique et moraliste, qui trompe l’opinion.

Au cours de la session estivale 2006, vous avez, en effet, déclaré, devant des militants hypnotisés par votre promesse miraculeuse :

« Je veux une société où ce ne soit pas un vain mot de penser que "égalité, ça existe", que "fraternité, ça existe", et que "liberté, ça a tout son poids aussi" ». [SIC !]

Ceci, au milieu de slogans éculés, écrits, parmi lesquels « Retrouvons l’espoir » et « Parler vrai » ne sont pas les moindres, mais dont les traces se perdent dans la nuit des temps, ne serait-ce qu‘en matière de superstition religieuse avec sa « croyance au paradis ».

Non, Monsieur, liberté, égalité, fraternité, « ça » n’existe pas dans notre monde humain, comme chacun peut le constater, de Robert Redeker - en passant par Salman Rushdie, Taslima Nasreen et Ayaan Hirsi Ali -, jusqu’au dernier des deux milliards de miséreux dans le monde.

Sans entrer ici dans un développement inutile aussi longtemps que vous refuserez tout simplement de débattre, et au mieux de démontrer la fausseté de mes affirmations, je me borne à vous rappeler ce bref extrait de ma lettre du 16 octobre dernier :

« Nous reparlerons notamment d’égalité et de fraternité, lorsque les riches auront partagé leurs richesses avec les pauvres ». Quant à la liberté, il suffit pour en juger d’examiner concrètement ce qu’il en est en matière de liberté d’opinion et d’expression, ici et maintenant, où l’on intente des procès pour critique de la religion, et autres propos « mal-pensants ».

Ceci ne vous empêche pourtant pas, ainsi que les responsables politiques de tous bords, de continuer jusqu’ici à déverser de fallacieuses promesses qui se résument toutes à vous prétendre capables, les uns et les autres, de « transposer l’Idéal dans le quotidien » - de surcroît, avec des solutions parfois diamétralement opposées : vous avez dit « mensonge »..? ! » [Fin de citation]

Depuis lors, votre candidature à la fonction présidentielle a montré votre habileté à ne pas faire de promesses, tout en en faisant – sauf à distinguer artificiellement promesse, projet et engagement, contrairement au premier dictionnaire de synonymes venu ! Vous prenez grand soin, assurément, de ne pas entrer dans les promesses démagogiques catégorielles, chiffrées de surcroît, dont votre expérience vous a montré qu’elles sont loin d’être toujours tenues, mais que vos concurrents continuent néanmoins à faire.

Vous avez surtout fait vôtre la devise « Le diable se niche dans les détails » ; une formule, qui témoigne de ce qui sépare la théorie, les promesses, de la pratique, la réalité quotidienne. Ceci ne vous empêche pas néanmoins de faire des « propositions » précises, en matière d’emploi par exemple, dont vous n’avez pourtant pas encore débattu jusqu’ici avec vos alliés potentiels de demain – sauf à vous d’établir le contraire !

Votre engagement solennel, martelé devant les Français, de gouverner dans l’union d’idées de gauche et de droite ressemble pour l’essentiel à la promesse d’instaurer un « ordre juste », de l’une, et l’assurance que « tout devient possible », de l’autre ; un point, que vous avez d’ailleurs fort légitimement dénoncé. Pourtant, ces trois engagements ou promesses relèvent de la même « méthode Coué », fondée sur l’illusion que « vouloir, c’est pouvoir » ! Mais nous reparlerons du prétendu « libre arbitre », quand vous le voudrez bien…

Je concède néanmoins sans réserve que votre engagement solennel se distingue de ceux de vos principaux concurrents dans la mesure où il n’est pas frappé d’ « impossibilité absolue », ainsi qu’il en va par avance des leurs, comme je l’ai déjà démontré à Ségolène Royal et à Nicolas Sarkozy.

Cette réserve fondamentale n’exclut pas pour autant de poser les questions du devenir pratique de votre engagement au vu des expériences du passé. Celles-ci ont, en effet, confirmé qu’il y avait toujours bien loin de la théorie à la pratique, et c’est pourquoi je parle d’aventurisme en souvenir de la IVe République. Il est déjà difficile de gouverner entre membres d’un même bord, comme vient de le montrer le gouvernement actuel, et vous promettez de parvenir sereinement, en toutes circonstances, à la « majorité d’idées » chère à Edgar Faure, mais qui ne dure, hélas, que ce que durent les roses !

Vous n’avez donc rien inventé, mais vous réinventez le passé, et c’est pourquoi je mentionne l’art de « faire du neuf avec du vieux », dans l’objet de ce courrier. Pour me convaincre, et par la même occasion l’ensemble des Français, vous ne pouvez pas vous permettre d’en rester au stade du « flou artistique ». C’est pourquoi votre position, plus que celle de tout autre candidat, devrait impliquer de jouer cartes sur table avec les citoyens.

Ainsi, la moindre des choses serait-elle de faire connaître à l’ensemble des Français le nom du Premier ministre, que vous serez éventuellement tenu de nommer dans 70 jours environ, afin qu’ils se déterminent en toute connaissance de cause, c’est-à-dire sans les maintenir dans le suspense jusque là ! Certes, l’expérience malheureuse de Gaston Deferre, en son temps, semble vous dissuader de faire comme lui, mais il s’agit donc d’une manœuvre déloyale à l’égard des Français, privés ainsi de la possibilité de juger sur pièce de la crédibilité de votre engagement. Or, l’élection présidentielle ne se joue pas à la « roulette russe » !

A la limite, mais je ne vous en demande pas tant, il serait même indispensable de faire connaître les noms des futurs ministres de votre premier gouvernement, sans pour autant préciser leurs postes respectifs, mais ainsi les Français ne seraient-ils pas pris en traître ! A contrario, ils savent déjà par avance de qui seront constitués les futurs gouvernements de Nicolas Sarkozy et de Ségolène Royal, sauf de très rares personnalités hors-milieu.

Du fait de ce suspense entretenu, vous réservez la surprise aux Français, mais il n’est pas impossible que le « tout nouveau, tout beau » fonctionne durant un temps, malgré les difficultés rencontrées aujourd’hui par les coalitions allemande et italienne. Oui, mais pendant combien de temps, et qu’apporterait de plus la stabilité présidentielle actuelle, en dépit de vos dires ? Comment pouvez-vous par ailleurs préjuger des résultats du scrutin législatif à venir, hormis vos projections optimistes d’hier soir, qui verraient des candidats « pro Bayrou » constituer la nouvelle majorité censée conforter votre projet ?

Autant de questions en suspens, que vos concitoyens peuvent légitimement se poser, et auxquelles il serait intellectuellement honnête de fournir une réponse, en levant un coin du voile durant la campagne officielle.

Dans cette éventualité, j’aurais au moins pris date, et en vous remerciant de votre attention, je vous prie d’agréer, Monsieur, mes salutations distinguées.
P S : Les éventuels défauts de présentation constatés après la mise en ligne de l'article, espacement des paragraphes en particulier, sont totalement indépndants de ma volonté !









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Mercredi 25 Avril 2007
Le sempiternel mensonge de Ségolène
Le 23 avril 2007

Objet :

J’ACCUSE :
« Assez de mensonges et de manipulation »


Madame Ségolène Royal
Parti Socialiste
10 rue de Solferino
75007 Paris
Fax : 01 47 05 15 78

[A l’

Publié dans COURRIER "Divers"

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