Réchauffement climatique : catastrophisme, etc.

Publié le par Sylvain Saint-Martory

 Réchauffement climatique : catastrophisme, manipulation de l'opinion et « prophètes de malheur »


L’intervention de Nicolas Hulot, au cours de l’émission « Dimanche + » du 10 courant, ainsi que le scénario-catastrophe ultra-médiatisé par le film d'Al Gore, Une vérité qui dérange, me donnent l’occasion d’aller à contre-courant du matraquage médiatico-politique actuel prédisant aux citoyens de 2006 un cataclysme naturel mondial dû au réchauffement « durable » du climat.


Ce réchauffement climatique, dont l’apogée interviendrait aux environs de l’an 2100 avec des conséquences que les prophètes de malheur vous détaillent, comme si c'était aujourd’hui, serait imputable à la seule responsabilité des humains, du fait de leurs coupables activités industrielles ou domestiques d’aujourd’hui.


Pour ma part, je fais le pari inverse de celui des « prophètes de malheur » en général, et de Nicolas Hulot en particulier, pour la simple raison qu’ils seront rares à pouvoir vérifier, le moment venu, les prévisions de 2006 ; et d'autant plus à en juger d’après celles qui précédèrent l’an 2000 en matière d'alimentation. Celles-ci sont, d'ailleurs, sûrement oubliées par la plupart de nos concitoyens, et c'est tant mieux pour les prophètes, puisqu’ils se sont totalement « plantés » - jusqu’ici, du moins - dans leurs prédictions concernant notre façon de nous alimenter au XXIe siècle – sauf à prévoir pour le XXIIe ! Conclusion : il n’y aura donc ni vainqueurs ni vaincus, intellectuellement parlant, en 2100; personne ne viendra contester ma position actuelle, pas plus que les « croyants » d’aujourd’hui ne seront confortés dans la leur – et pour cause ! Cette question reste donc, à ce jour, une pure spéculation parmi tant d'autres tout aussi superstitieuses, puisque toujours renvoyées à DEMAIN, donc fondées sur la Foi…


C’est pourquoi, afin de dissiper la crainte des « croyants » pour les décennies qu’il leur reste à vivre, je leur demande à quoi bon s’inquiéter de ce catastrophisme ambiant actuel, vu l’échéance envisagée ! S’ils doivent passer leur vie à se tracasser pour ce qu’il adviendra dans cent ans ou presque, je leur souhaite bien du plaisir à vivre. Certes, ils me diront qu’ils s’inquiètent pour leurs enfants, petits-enfants et arrière-petits enfants : comme si nous ne les condamnions pas sciemment à mort avant même leur naissance, réchauffement climatique ou pas, mais cela ne semble pas gêner grand monde dans son plaisir égoïste, à commencer par le mien ; somme toute, quoi de plus naturel pour la survie de l’espèce et notre ego maternel ou paternel ?


Pour ceux qui auraient, au moins, un léger doute sur le caractère prétendument « absolu » des vérités scientifiques en général, ils n’ont pas tort de se demander pourquoi cette vérité matraquée échapperait en particulier à la « relativité » des hypothèses et des théories scientifiques, dont nombre d’entre elles garnissent, ou garniront, le « Grand bêtisier de la Science » ; y compris, celles qui font encore autorité aujourd’hui. Ainsi en sera-t-il du big bang, déjà remis en cause aujourd’hui par le scientisme matérialiste qui, par ailleurs, ment et trompe l’opinion, lorsqu’il prétend comprendre et expliquer « absolument » notre monde et sa soi-disant émergence, à partir de « rien » ; comme il en va du réchauffement « durable » : savoir n’est ni comprendre ni connaître…


La « relativité » de la science est tellement une évidence que le catastrophisme ambiant a une contrepartie chez les scientifiques eux-mêmes, puisque tous sont loin de le partager, à commencer par Claude Allègre. Ce dernier est loin d’être isolé, et les arguments scientifiques des partisans de la thèse opposée au point de vue officiel ne sont pas inférieurs à ceux des prophètes de malheur, au point qu’il était même question de refroidissement de la Terre, il n’y a pas si longtemps ; une excellente émission de la chaîne Planète l'illustrait en son temps, apportant de solides arguments en faveur de ce point de vue. Je remercie ceux qui disposeraient éventuellement de la cassette de bien vouloir nous faire part des arguments, qui étaient alors, avancés.

 Merci aussi aux éminents scientifiques authentiques éventuels ou simples férus de science de nous dire sur quoi donc s’appuie la Science pour faire des prévisions à si long terme, hormis les observations discordantes d’aujourd’hui sur la réalité physique de la planète, et des modèles mathématiques fondant des extrapolations statistiques à l’horizon 2100 ?

Ces modèles mathématiques, censés conférer une validité absolue aux théories et autres prévisions fondées sur eux, s’appuient seulement sur nos connaissances actuelles « relatives » révisables demain, au point même de les infirmer ; personne de sérieux, en effet, ne croira que notre savoir d’aujourd’hui serait absolu, du seul fait d’être celui du XXIe siècle ! Sans me soucier ici de la manière dont ils sont établis, je récuse par avance aux modèles mathématiques leur prétention à l’ « absoluité » ; ils sont, d’ailleurs tellement fiables en matière de prévision climatique - paraît-il, sinon pourquoi craindre, 100 ans à l’avance ? - que je les mets au défi de prévoir « sans erreur » le climat du mois à venir pour les différents points du globe. Quand je parle d’établir sans erreur les prévisions du « mois à venir », je suis gentil avec les scientifiques, car ils « se planteraient » tout autant si je les sollicitai pour des prédictions « zéro défaut » à huit jours : alors, des prévisions à cent ans sans erreur, vous pensez..!

Que savent-ils réellement tous ces bons apôtres du fonctionnement interne du Soleil, et de son éventuel réchauffement intérieur influant sur la température du globe ? Je me borne ici seulement à poser la question, évidemment ; toutefois, ce n’est assurément pas l’activité industrielle et domestique des IXe et Xe, qui a permis à la périphérie de l'Atlantique nord de bénéficier d'un « petit optimum climatique », avéré par les propos suivants du géographe Georges Rossi :

« Les températures y étaient de 1,5° à 1,6° supérieures à celles d'aujourd'hui, le sud du Groenland était tempéré, ce qui permit aux Vikings d'Erik le Rouge d'y installer pas moins de 400 fermes et laiteries »

« L'Angleterre était alors suffisamment ensoleillée pour que la vigne y prospère » [Fin de citation]



Continuez néanmoins – vous, les « croyants » -, mais c’est votre droit le plus légitime, à trembler de crainte sur des chimères qui font le bonheur des « prophètes de malheur » en matière de crédits, de postes, de notoriété – 87% de côte de popularité tout de même pour NH, mieux que Jacques Chirac en 2002 après une élection truquée ! Mais, il en va tout autant pour les vendeurs d’espoir en d’autres mirages, qui vous font miroiter des rêves de « Bonheur universel », voire de félicité éternelle...


En matière de « poste », d’ailleurs, il ne saurait y avoir un meilleur exemple que Nicolas Hulot, précisément. Regardez les tous ces candidats déjà déclarés officiellement, qui sont prêts à satisfaire son exigence au point de contrevenir à la Constitution de 1958, en créant, spécialement à son intention, un poste de « Vice-Premier ministre » plénipotentiaire – un Etat dans l’Etat, en somme, un petit dictateur interne ! Retenez le ou il fait un malheur : il va se porter candidat contre vous, fort de ses 87% d’opinion favorable – par chance, nous n’aurons pas trop à attendre sa décision !

 
Quelle qu’elle soit, je lui souhaite que l’un ou l’autre de ses vœux, Président ou Vice-Premier ministre, soit exaucé, puisqu’il n’y a rien de tel que l’action pour mettre les « menteurs » face à leurs paroles mensongères d’hier. La politique, en effet, c’est comme l’amour : d’abord, on rêve, ensuite on est forcément déçu puisque la réalité n’est jamais conforme à l’Idéal « en soi » ; elle n'est même pas conforme à la simple représentation que chacun se forge, en étant inspiré par l'Idéal, mais qui n’est en somme qu’une pâle copie relative de l'Idéal « en soi »…


Je lui souhaite, par ailleurs, bonne chance, s’il s’imagine que son engagement écologiste, fut-il totalement désintéressé, sera suffisant pour entraîner l’adhésion « en acte », et non seulement « en parole », de tous les hypocrites possesseurs de 4x4 ou autres gaspilleurs d’énergie et des ressources de la planète, par exemple, plus soucieux de leur vie bien réelle que du devenir éventuel de la planète ; et ce d’autant plus que l’échéance est renvoyée à une centaine d’années !

Certes, si l’échéance fatale était 20015, l’éventualité serait grande, voire immense, de faire changer les comportements individuels et collectifs égoïstes ! Que NH nous explique, cependant, comment il s’y prendra pour entraîner les dirigeants de la planète entière à un consensus général sur les mesures à prendre, quand Jacques Chirac, pourtant influent au sein de l’Union européenne, n’est même pas parvenu à convaincre ses homologues d’accepter de baisser le taux de la TVA pour les restaurateurs français…

Comme le spiritualisme, l’écologisme est à la mode, et celui de NH se fonde sur la croyance superstitieuse ordinaire que « vouloir, c’est pouvoir » ; en l’occurrence, en 2006, il suffirait que l’homme décide de sa capacité à dominer, à maîtriser la nature, et le miracle s’accomplirait ! Or, l’homme ne maîtrise rien avec sa prétendue « volonté libre », puisque la marche du monde, phénomènes naturels inclus, relève de la « nécessité » ou déterminisme infini, au sens spinoziste du terme, et elle seule rend possible ou impossible le devenir de la planète : pas la soi-disant « libre volonté » des humains !


Pour revenir sur le fond, et apporter ainsi des arguments en faveur de mon pari, je m’appuie sur deux articles de presse et sur la déclaration de Claude Allègre sur France Inter, le 11 octobre dernier, sans oublier le rôle pionnier d’Emmanuel Le Roy Ladurie dans l'histoire du climat. Le premier article coécrit par Hervé Ponchelet et Olivier Hertel, publié par l’hebdomadaire Le Point, n°1564 du 6 septembre 2002, s’intitule « Climat : Le mensonge écolo », tandis que le second, « Menaces sur la Terre : Le vrai / le faux », signé par Gérard Petitjean, était édité par Le nouvel Observateur, dans son n°1977 du 26 septembre 2002.


Cependant, comme ces deux articles, même condensés au mieux, rendraient ce texte trop volumineux, ils seront reproduits séparément, dans leur intégralité, de manière à ce que chacun puisse se faire sa propre opinion, faute de réussir à les retrouver sur les sites respectifs du Point et du nouvel Observateur, quatre ans plus tard. Quels que soient les avis divergents sur le réchauffement climatique, ils permettront de se rendre compte des manipulations indéniables de l’opinion par les « prophètes de malheur », dans le seul souci de leurs intérêts égoïstes avérés par leurs mensonges indiscutables.


En lieu et place place, je me borne à citer ici des propos de Françoise Giroud, tenus après le sommet de Johannesburg, écrivant :


« Au milieu du copieux baratin qu’a suscité le sommet de Johannesburg, Arte a interrogé une série de scientifiques de haut niveau sur l’avenir prévisible. On fut dans le catastrophisme prudent, jusqu’à ce que l’un de ces messieurs dise :


"Un mystère demeure. Nous travaillons à partir des mêmes observations, nous avons le même matériel d’investigation… Comment se fait-il que nous ne soyons pas d’accord ?" »

[Le nouvel Observateur, n°1975 du 12 septembre 2002, Françoise Giroud, L’homme cet ennemi]


Je reproduis également des extraits de l’intervention de Claude Allègre sur France Inter, disponibles en podcast, où il a notamment dénoncé certaines prises de position d’Al Gore, en déclarant :

« Le film d’Al Gore joue sur la peur par rapport à ce problème. Je ne nie pas le changement climatique Il y a un changement climatique, mais le problème de la température ne me paraît pas être le plus urgent, il y a d’autres problèmes urgents, que l’on ne traite pas.


40% du CO2 vient des centrales thermiques à pétrole ou à charbon, 25%, des cimenteries ou des mines, 22% des voitures.


Je ne suis pas opposé à l’idée que la température moyenne du globe deviendrait rapidement catastrophique, d’après les études que nous avons, mais l’influence du CO2 sur ce changement n’est pas totalement comprise : l’effet de serre est dû à 90%, 95%, à l’eau. S’il n’y avait pas de vapeur d’eau dans l’atmosphère, la température du globe serait « –18° » ; or, le cycle de l’eau, on ne le comprend pas bien : on ne comprend pas les nuages, ni un certain nombre de choses.


Les glaciers de l’hémisphère nord, Groenland et Arctique, fondent, l’Antarctique fait l’inverse ; le retrait des glaciers, ce n’est pas du au réchauffement climatique, mais au manque d’eau dans les Alpes.


Le niveau de la mer monte de 2,5 à 2,8 mm par an, soit 25 cm par siècle, Al Gore dit « 20 mètres »…

Je ne crois pas au consensus scientifique : « la vérité officielle scientifique, çà n’existe pas ! » - pour Claude Allègre, vérité officielle était ici synonyme de « vérité absolue » [Fin de citation]


Merci de bien vouloir adresser les critiques éventuelles à Claude Allègre, dont je n’ai été que le porte-parole « autoproclamé »…

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