« Burqa, lâcheté et "débilité intellectuelle" »

Publié le par Sylvain Saint-Martory

Le 7 juillet 2009

Objet  :
« Burqa, lâcheté et "débilité intellectuelle" »

 

Monsieur André Gerin

Député-maire

Courriel :

andregerin@orange.fr

Monsieur,

 

Votre intention de déposer une proposition de loi visant à interdire le port de la burqa - en France, en l'an 2009 ! -, non seulement entraîne ma totale adhésion, mais elle m'incite également à apporter de l'eau à votre moulin pour tenter de mettre un terme définitif - « sur le fond » ! - aux réactions contradictoires concernant cette pratique vestimentaire - sauf à ne jamais trancher catégoriquement la question, comme il en va encore du port du voile islamique malgré la législation en la matière, et encore ne s'agit-il que de la France !

 

Par ailleurs, comme indiqué dans l'objet de ce courrier, votre décision est aussi une excellente occasion pour moi d'établir, pour la énième fois, la lâcheté et la « débilité intellectuelle » de l'époque, telles qu'exposées et démontrées à nombre de soi-disant « élites » de l'époque, tous milieux confondus [Médias, politiques, intelligentsia (prétendus intellectuels ou pseudo-philosophes) et associations moralisatrices à sens unique], dénoncées dans le texte annexé, Mensonges et lâcheté des élites.

 

Au vu des premières et multiples réactions contraires à votre proposition de loi, vous avez déjà dû mesurer combien les contradicteurs et leurs arguments respectifs ne manquent pas, en particulier ceux qui en appellent à la liberté ou à l'égalité soi-disant absolue, ou idéale, contre lesquelles vous vous trouvez toujours désarmé - forcément, quand on entend transposer l'Idéal dans le quotidien, on est toujours en porte-à-faux ! C'est pourquoi, avant même d'examiner en détail les multiples arguments « pour » et « contre » le port de la burqa en vue de légiférer éventuellement, il serait bon de déterminer, clairement et nettement, si cette pratique vestimentaire relève véritablement, ou non, d'un quelconque texte coranique, afin de lever l'hypothèque toujours juteuse pour l'islam, en France depuis 1981, de la « stigmatisation des musulmans » - une tactique sempiternellement rabâchée pour toucher là où ça fait mal aux hypocrites : la remise en cause de leur prétendue « vertu droit-de-l'hommiste » !

 

Assurément, établir l' « exacte réalité » des prescriptions et des interdits du Livre musulman est beaucoup plus facile à dire qu'à faire, tant le Coran est une véritable « auberge espagnole » qui contient tout et son contraire, voire « tout et n'importe quoi », comme il en va des Livres de toutes les religions, dès lors qu'ils sont analysés à la lumière de la « vraie » philosophie. Spinoza l'a établi more geometrico, non seulement à propos de la religion en général, mais aussi à l'encontre de la superstition musulmane en particulier, dans sa dernière lettre à Albert Burgh (Cf. Correspondance, Lettre LX XVI), où il écrit :

 

« Je reconnais tout l'avantage de l'ordre politique qu'instaure l'Église romaine et que vous louez tant ; je n'en connaîtrais pas de plus apte à duper la foule et à dominer les âmes s'il n'existait l'Église musulmane qui, de ce point de vue, l'emporte de loin sur toutes les autres ; depuis l'origine de cette superstition, aucun schisme en effet ne s'est déclaré dans cette Église. »

 

Effectivement, en réalité, la division entre sunnites et chiites, encore source de conflits fratricides entre musulmans au XXIe siècle, n'est pas un schisme d'ordre dogmatique remettant en cause le créationnisme divin, mais seulement le résultat d'une sombre question d'héritage du Prophète !

 

Sur l'islam, par ailleurs, Claude Lévi-Strauss n'est pas en reste avec Spinoza, puisqu'i déclarait dans un entretien accordé au nouvel Observateur (cf. numéro1979 du10 octobre 2002) :

 

« J'ai écrit dans "Tristes Tropiques" ce que je pensais de l'islam. Bien que dans un langage plus châtié, ce n'était pas tellement éloigné de ce pour quoi on fait aujourd'hui un procès à Houellebecq. Un tel procès aurait été inconcevable il y a un demi-siècle; ça ne serait venu à l'esprit de personne. On a le droit de critiquer la religion. On a le droit de dire ce qu'on pense. Nous sommes contaminés par l'intolérance islamique. Il en va de même avec l'idée actuelle qu'il faudrait introduire l'enseignement de l'histoire des religions à l'école. J'ai lu qu'on avait chargé Régis Debray d'une mission sur cette question. Là encore cela me semble être une concession faite à l'islam: à l'idée que la religion doit pénétrer en dehors de son domaine. Il me semble au contraire que la laïcité pure et dure avait très bien marché jusqu'ici. »

 

Puissiez-vous, dans votre démarche, vous inspirer et faire preuve du courage intellectuel de Lévi-Strauss face aux mensonges religieux du monde ! Très certainement sans connaître l'œuvre du philosophe juif allemand Constantin Brunner (1862-1937), héritier spirituel de Spinoza notamment, Lévi-Strauss avait saisi de lui-même le danger des concessions faites à la Superstition en général, et à la superstition musulmane en particulier, au point de faire sien ce mot de Brunner :

 

« Ménager la superstition aujourd'hui, c'est s'exposer demain à des dangers encore plus grands »

 

Si vous en doutez, il suffit de vous reporter trente ans en arrière pour constater la percée de l'islam au cours des trois dernières décennies, en comparant la situation de la superstition musulmane avant et après 1981, la lâcheté intellectuelle de l'époque ayant fait de la France une terre d'islam au point qu'il y aura bientôt autant de musulmans en France qu'il y en avait en Algérie en 1962. Aussi, après avoir dû légiférer sur le voile, la burqa pose aujourd'hui problème, et même des caricatures pourtant publiées ailleurs en Europe !

 

Mais il ne vous est pas interdit non plus de revisiter l'Histoire du monde depuis l'année 632 pour constater la constante volonté expansionniste hégémonique de l'islam, au point que les cavaliers musulmans étaient aux portes de Poitiers, cent ans après la prétendue révélation au Prophète, pour envahir ensuite l'Espagne médiévale durant des siècles, avant de se disséminer dans l'Europe et dans le monde du XXI siècle avec la bénédiction des bienpensants de l'époque, fussent-ils par ailleurs d'acharnés rationalistes « laïcards » - vous avez dit « débilité intellectuelle » ? !

 

C'est pourquoi je dénonce la lâcheté intellectuelle des soi-disant « élites » d'aujourd'hui envers une religion qui serait inattaquable dans ses dogmes et dans ses pratiques au prétexte de « crisper la communauté des musulmans », dixit Manuel Valls en son temps. Une communauté universelle sans Eglise planétaire officielle, donc sans autorité mondiale sur les fidèles, mais dont on voit bien ce qu'il en est à l'encontre des chrétiens en terre d'islam - ou bien vous faut-il des exemples concrets en Somalie, au Darfour, en Egypte, au Nigéria, etc., etc. ?

 

S'il vous venait toutefois la mauvaise idée de me ranger, d'emblée, dans le camp des fascistes et des racistes, parce que je dénonce la superstition musulmane comme Spinoza et Lévi-Strauss (mais pas seulement ce mode d'expression de la superstition religieuse), je vous renverrais au numéro 2038 du 27 novembre 2003, où Le nouvel Observateur avait publié sous l'intitulé, « Spinoza et Lévi-Strauss contre l'islam », un court extrait de ma lettre d'alors à Noël Mamère pour réagir à son anathème d' « islamophobie » lancé à la cantonade. Et ainsi, face à votre éventuelle accusation, nous pourrions alors parler aussi de la superstition moraliste et de ses condamnations moralisatrices fondées uniquement sur des fictions, mais qui n'en bâillonne pas moins pour autant la liberté d'expression - en France, en l'an 2009, et à propos d'une religion notamment !

 

Ainsi le problème soulevé par le port de la burqa, en France aujourd'hui, subsistera aussi longtemps que ne sera pas définitivement éclaircie l'ambiguïté évoquée au début, et c'est sur ce point précis que je mets en cause la lâcheté et la malhonnêteté intellectuelles des pseudo-élites. En effet, leur silence et leur refus de débattre sur le fond, depuis plus de dix ans, les autorisent à colporter impunément les mensonges et les « croyances au miracle » du monde sur lesquels fonctionne toujours la société humaine en général, et la nôtre en particulier. Or ces mensonges et ces « croyances au miracle » se fondent seulement sur le penser superstitieux humain, tel qu'il se manifeste dans ses divers modes d'expression : religion, toutes religions confondues - monothéistes ou non -, métaphysique matérialiste ou idéaliste, idéologie, toutes les idéologies sans exception, et moralisme [Morale et condamnations moralisatrices des Autres au nom de LA Morale : LAQUELLE ?], tous catéchismes réunis, y compris le catéchisme soi-disant universel contemporain, ou Déclaration universelle des droits de l'homme de 1948, dont seule l'inobservation est réellement universelle - sauf à vous-même ou à quiconque, évidemment, d'établir le contraire à l'aune du devenir du monde depuis plus de six décennies !


Ce penser superstitieux, commun à toutes les formes de la Superstition, consiste à « absolutiser le relatif », c'est-à-dire à prendre et à faire passer pour absolu, pour réalité ou Vérité absolue, le contenu seulement « relatif », pensé dans et sur (à propos de) notre monde. A partir de là commencent tous les mensonges et toutes les croyances superstitieuses de la religion, de la métaphysique, de l'idéologie et du moralisme, qui rendent notre époque aussi obscurantiste, sinon plus, que toutes celles qui l'ont précédée, alors qu'elle se croit pourtant au comble du modernisme des idées - sauf à tous les faiseurs d'opinion d'aujourd'hui de démontrer le contraire en participant déjà au seul et unique véritable débat d'idées, maintes fois proposé en vain jusqu'ici, et pour cause !


Le véritable débat d'idées, en effet, ne consiste pas à opposer, « à l'infini », des points de vue relatifs partisans à d'autres, tout aussi relatifs et partisans, mais à les confronter, TOUS sans exception, à LA Vérité éternelle absolue. Elle seule est effectivement en mesure de tous les invalider dans leur prétention à dire l'absolu, LA Vérité absolue - et c'est pourquoi, faute de courage intellectuel, le monde ment, et aussi pourquoi les « menteurs » colportent les mensonges du monde, depuis des millénaires !


Cependant, je n'entends pas reprendre ici l'abondante argumentation avancée dans plus de deux cents lettres, adressées à des dizaines de faiseurs d'opinion pour établir la fausseté de toutes les croyances superstitieuses résultant seulement de l' « absolutisation du relatif », ce péché capital de l'entendement humain, mais je vous invite à consulter, outre le texte déjà mentionné, ma lettre du 18 septembre 2008 à Nicolas Sarkozy, ayant pour objet « Philosophie, euthanasie et "débilité intellectuelle" », ainsi que celles du 20 janvier 2009 à Jean-Louis Borloo, « Scientisme versus "Vérité"», et du 13 mai 2009 à France Culture, « J'ACCUSE [BIS] : Assez de mensonges, de manipulation, de lâcheté et de "débilité intellectuelle" ! ». Il vous restera ensuite à démontrer la fausseté de mes propos sur des points de désaccord très précis, ce qu'aucune des prétendues élites dénoncées ne s'est encore risquée à faire jusqu'ici, ou du moins jusqu'au bout - faute d'arguments, très certainement, mais il ne vous est pas interdit d'essayer !


Pour vous y aider, je précise seulement que la « débilité intellectuelle » de l'époque, de toutes les époques, se manifeste immanquablement, lorsque la Foi, et non la Raison, préside aux destinées du monde, comme l'exprimait très justement ce mot de Montand : « Ils croient au socialisme d'une manière religieuse, comme j''y ai cru moi-même d'une manière religieuse ». Il n'est malheureusement pas donné à tout le monde de revenir de ses « illusions » de jeunesse, comme l'avait pourtant fait Daniel Cohn-Bendit, en son temps, en déclarant : « Quand on disait "élections, piège à cons", on s'était foutu le doigt dans l'œil jusqu'au coude. »


Toutefois, même si la quasi-totalité des humains est assurément incapable de vivre sans « rêver », sans « croire au miracle », mais aussi sans « craindre », mon propos ne vise nullement à interdire la religion comme dans l'ex-URSS, voire d'empêcher quiconque de pratiquer la religion de son choix ou de croire en toute idéologie lui promettant, fut-ce mensongèrement, de transposer l'Idéal dans le quotidien : DEMAIN, toujours DEMAIN, seulement DEMAIN, à la saint Glinglin, puisque que les humains sont davantage portés par nature à « croire » qu'à penser « vraiment » - à réfléchir tout simplement ! C'est néanmoins leur affaire si leurs croyances superstitieuses de toutes sortes les laissent « naïfs, cocus et frustrés » jusqu'à leur dernier souffle, mais qu'ils s'abstiennent au moins de juger et condamner moralement les Autres au nom de leurs fictions religieuses et idéologiques ! ! !

 

Si je peux très bien comprendre la nature égoïste des humains - TOUS sans aucune exception ! -, puisque je n'en participe pas différemment dans mes affaires personnelles d'amour, d'argent et d'honneur-vanité, d'ego tout simplement, en revanche je dénonce avec la plus extrême vigueur tous ces faiseurs d'opinion d'aujourd'hui, ces vertueux bienpensants, ces « censeurs autoproclamés », qui font culpabiliser sciemment leurs contemporains du seul chef de dénoncer la superstition musulmane. Ils les accusent d' « islamophobie » en confondant volontairement par-là la légitime critique d'idées, fussent-elles religieuses - merci, Voltaire ! -, avec des attaques personnelles, tout comme ils font fallacieusement l'amalgame entre antisionisme et antisémitisme sans jamais accepter d'en débattre - et pour cause !

 

Philosophiquement parlant, ces accusateurs publics ne peuvent pourtant pas nier que l'islam fonctionne, comme toutes les autres religions, sur une croyance superstitieuse dont j'attends toujours que l'un d'entre eux me démontre le contraire, et par ailleurs il n'est pas illégitime de dénoncer une superstition qui voile ses femmes et les tient dans un statut inégalitaire par rapport aux hommes - sauf à vous-même ou à quiconque, évidemment, d'établir le contraire !


Hélas, les prétendues élites d'aujourd'hui n'en ont ni le courage intellectuel ni les arguments adéquats, à l'exemple du « philosopheur » Bernard-Henri Lévy déclarant récemment, sur Europe 1, à propos de l'islam et du Coran, face à Ayan Hirsi Ali précisément frappée d'une fatwa : « C'est une grande religion, c'est un grand Livre ! », tout comme il parlait déjà d'un « islam des Lumières » au micro de RMC Info, en octobre 2001, et d'un « islam éclairé » chez Karl Zéro sur Canal +. Un philosophe, ou prétendu tel, qui fait l'apologie de la religion, quelle qu'elle soit, c'est tout sauf un philosophe, car philosophie et religion sont totalement « incompatibles », ou alors ce n'est pas véritablement de la philosophie, ainsi que vous le trouverez exposé et démontré dans le courrier joint - mais il ne vous est pas interdit de démontrer le contraire !


En effet, s'il est à jamais impossible de prouver l'existence de Dieu, puisque la preuve n'a de validité que dans notre monde des choses, en revanche il est possible de démontrer que le Dieu superstitieux des religions - mais aussi de l'idéalisme des « philosopheurs » Descartes et Kant, notamment ! - n'a aucune réalité, en tant que « créateur » de notre monde, du seul fait du « dualisme » des absolus qu'il implique, ainsi que vous le trouverez établi dans les documents annexés - et dont j'attends votre démonstration contraire !


C'est d'ailleurs pourquoi je mets aussi au défi tous les religieux et tous nos « philosopheurs » matérialistes ou idéalistes contemporains de refaire le procès de Spinoza « sur le fond » pour établir qu'il avait tort, philosophiquement parlant - mais, comme dit l'autre : « C'est pas gagné ! » Il n'empêche que la religion en général, et l'islam en particulier, continuent à régir la marche morale de l'humanité comme aux pires époques obscurantistes, c'est-à dire sans se soucier jamais de LA Vérité - pour le plus grand profit de la superstition moraliste et de ses condamnations moralisatrices partisanes ! ! !


Mais n'en doutez pas plus que moi, le procès de Spinoza pour rétablir LA Vérité, à l'exemple de ceux de Robert Hossein pour l'Histoire, n'aura jamais lieu ! C'est seulement un vœu pieux, car dissimuler LA Vérité en colportant les mensonges et les « croyances au miracle » du monde est toujours très « juteux » pour l'intelligentsia comme pour les responsables politiques, ces rois borgnes qui guident les aveugles dans leur hasardeuse conduite du monde - sauf à n'importe lequel d'entre eux, évidemment, de démontrer la possibilité de transposer l'Idéal dans le quotidien sans attendre DEMAIN, toujours DEMAIN et seulement DEMAIN ! Jusqu'ici, il ne s'est toujours agi que de fallacieuses promesses sous des appellations mirobolantes d' « ordre juste », de « monde nouveau », etc. se résumant à l'avènement jugé possible d'un monde parfait avec des humains imparfaits - cherchez l'erreur !


Et je n'exclue pas davantage les moralisateurs de tout poil, ces censeurs autoproclamés qui prospèrent aussi sur les fictions du moralisme en décidant unilatéralement, puisqu'ils sont à la fois juges et parties, du Bien et du Mal prétendument absolus, et en décrétant donc ce qu'il est absolument bien ou mal, moralement parlant, de penser et de dire aujourd'hui, mais sans jamais juger, sur le plan philosophique, ce qui est absolument vrai ou faux - sinon aucun des grands diseurs universels de LA Vérité éternelle, à savoir Socrate, le Christ, Giordano Bruno et Spinoza, entre autres, n'aurait été empoisonné, crucifié, brûlé ou excommunié !


Pour revenir concrètement au port de la burqa, je ne me fais guère d'illusion quant à ma demande initiale de justifier cette pratique par un texte coranique, toujours par peur de «crisper la communauté musulmane», et ainsi la France de l'année 2009, et des suivantes, continuera-t-elle à fonctionner comme aux pires époques obscurantistes sur des croyances superstitieuses,  dont se dit, forcément, « tout et son contraire », voire «tout et n'importe quoi », faute d'utiliser l'étalon de LA Vérité absolue pour juger le penser superstitieux dans les divers modes d'expression évoqués.


C'est pourquoi j'accuse de lâcheté et de malhonnêteté intellectuelles toutes les soi-disant élites de l'époque pour leur « collaboration » à l'œuvre funeste de la Superstition, dont le principal résultat est de bâillonner, aujourd'hui comme hier, la liberté d'opinion et d'expression. Force sera néanmoins de constater, au fil du temps, que l'islam continuera de grignoter la laïcité à la française et à envahir toujours plus le champ politique, ainsi qu'il en va en terre d'islam dans nombre d'Etats.

 

Evidemment, je ne peux manquer de condamner aussi la lâcheté de toutes ces femmes, de Gisèle Halimi à Marie-Victoire Louis, en passant par Isabelle Alonso, auxquelles vous, un homme, avez pourtant damé le pion dans un combat spécifiquement féministe, qui aurait dû être le leur depuis bien longtemps. Mais, entre dénoncer les comportements machistes des musulmans ou défendre la cause des femmes, leur choix était fait, et elles ont déserté le combat en rase campagne - tout, plutôt que passer pour des émules de Le Pen en critiquant l'islam et sa sharia ! 

 
Ainsi le silence et le refus de débattre, depuis plus de dix ans, de toutes ces prétendues élites et des féministes réunies les autorisent-t-elles à colporter impunément les mensonges et les « croyances au miracle » du monde sur lesquels fonctionne toujours la société humaine universelle, et la nôtre en particulier. Or ces mensonges et ces « croyances au miracle » se fondent seulement sur le penser superstitieux humain, tel qu'il se manifeste dans ses divers modes d'expression : religion, toutes religions confondues - monothéistes ou non -, métaphysique matérialiste ou idéaliste, idéologie, toutes les idéologies sans exception, et moralisme [Morale et condamnations moralisatrices des Autres au nom de LA Morale : LAQUELLE ?], tous catéchismes réunis, y compris le catéchisme soi-disant universel contemporain, ou Déclaration universelle des droits de l'homme de 1948, dont seule l'inobservation est réellement universelle - sauf à vous-même ou à quiconque, évidemment, d'établir le contraire à l'aune du devenir du monde depuis plus de six décennies !

 

Néanmoins, depuis la loi de 1901 sur la laïcité, la religion est, en principe, une affaire privée, et elle est censée le rester. Pourtant, aujourd'hui même, une radio officielle d'Etat, France Culture en l'occurrence, ouvre son antenne quasi quotidiennement à une émission intitulée, Cultures d'islam, et une récente émission télévisée m'a fait découvrir qu'un membre de l'UOIF, Mahmoud Doua, tenait une chaire d'anthropologie arabo-musulmane à l'Université de Bordeaux - en France, en l'an 2009 ! Pour préparer les étudiants à quoi, au juste ? ! 


En conclusion, ce n'est sûrement pas par hasard que Spinoza parlait de « l'avantage de l'ordre politique » de l'Eglise romaine, et a fortiori de la superstition musulmane ». Certes, cet avantage politique espéré par les uns, à en juger par la photo jointe, n'est pas pour demain matin, car cela a demandé des siècles au Kosovo avant qu'il ne devienne un Etat musulman au cœur de l'Europe, mais cette dernière a l'éternité devant elle pour juger de la suite de l'Histoire - LA Vérité éternelle aussi d'ailleurs, même si elle présente le gros inconvénient provisoire d'avoir toujours raison trop tôt !


Dans l'attente de vos éventuelles objections, intellectuellement et philosophiquement étayées, sur des points très précis de désaccord, à défaut de quoi vous manifesteriez clairement votre intention délibérée de continuer à colporter les mensonges et les « croyances au miracle » du monde, je vous remercie de votre attention et vous prie d'agréer, Monsieur, mes salutations distinguées.

 

Annexe : 1 - Lettre du 18 septembre 2008 à Nicolas Sarkozy
              2 - Lettre du 20 janvier 2009 à Jean-Louis Borloo
              3 - Lettre du 13 mai 2009 à France Culture
              4 - Texte, Mensonges et lâcheté des élites
              5 - Photo

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Publié dans COURRIER "Politiques"

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