Obama, du rêve à la réalité !

Publié le par Sylvain Saint-Martory

Personne ne pouvant me soupçonner de militantisme communiste anti-états-unien, sauf à apporter la preuve du contraire, je ne peux résister au plaisir de reproduire un article du 8 juillet 2008, publié dans le quotidien l’Humanité.

Certes, à cette époque, pas grand monde ne s’intéressait vraiment au programme du candidat démocrate, puisqu’ils étaient peu nombreux, alors, à subodorer l’ampleur de la crise financière qui a contribué en grande partie à l’élection de Barack Obama, avec, faut-il le rappeler, les mensonges sur George W. Bush, lesquels faisaient oublier la « loi de libération de l’Irak » votée en 1998 sous l’ère Clinton à une large majorité du Congrès et à l’unanimité des sénateurs, au point que même Hillary Clinton approuvait la décision du président américain d’entrer en guerre, pensant que cela pouvait apporter un peu de démocratie en Irak.

Si j’ajoute, au commentaire ci-après du journaliste de l’Humanité, le protectionnisme affiché de Barack Obama, tel que les producteurs de roquefort pourraient déjà vous en parler en connaissance de cause, et son soutien à la peine de mort, en attendant d’autres surprises américaines et internationales, je maintiens que l’Obamania médiatique ne tardera pas à retourner en déception, forcément, la « croyance au miracle » en un nouveau Messie descendu sur Terre pour transposer l’Idéal dans le quotidien !

Vu sous cet angle, les « croyants au miracle » eux-mêmes ne pourraient que m’approuver, mais les indécrottables « TARÉS » n’en continueront pas moins à croire que leurs rêves d’aujourd’hui pourraient devenir la réalité de demain ! ! !

Foin de leurs absurdes croyances, je laisse place à l’article de l’Humanité :  

                

                
Barack Obama tombe le masque

États-Unis. Délaissant l’habit pacifiste pour le costume guerrier, le candidat démocrate se fait menaçant à l’égard de l’Iran. Et plus question de retrait sans condition d’Irak.

Il est loin le temps où le sénateur Barack Obama se positionnait à la gauche de sa rivale Hillary Clinton sur des sujets aussi sensibles que l’Irak et l’Iran. Le candidat, qui va entamer cet été une tournée au Moyen-Orient, afin d’« évaluer la situation de pays qui sont importants pour la sécurité nationale américaine et de consulter certains de nos plus proches amis et alliés » dans la région, abandonne l’habit pacifiste dans lequel il se drapait pour celui d’un va-t-en guerre !

 Vis-à-vis de l’Iran, plus question de rencontrer le président Ahmadinejad comme il l’avait proposé. « Il n’y a pas de plus grande menace pour Israël et pour la paix et la stabilité dans la région que l’Iran », a-t-il tonné devant l’American Israel Public Affairs Committee (AIPAC), le puissant lobby pro-israélien. « Le danger iranien est grave et réel et mon but sera d’éliminer cette menace », a-t-il ajouté, avant de reprendre à son compte les mêmes arguments que George W. Bush, à savoir que toutes les options seront sur la table, qu’il fera « tout ce qui est en son pouvoir pour empêcher l’Iran d’accéder à l’arme nucléaire. Tout ! ».

Brrr ! Sur l’Irak, oublié également le temps où il avait voté contre l’intervention américaine et où il promettait, en cas de victoire à la présidentielle de novembre prochain, de ramener les boys à la maison ! Avant toute décision de retrait, il prendra l’avis « des chefs militaires présents sur place », affirme le candidat Obama. Précisant : « Les conditions d’un retrait répondront à une exigence de sécurité pour nos soldats et à un impératif de stabilité du pays. » Autrement dit, il n’y aura pas de retrait !

Sur Israël, il fait plus fort que Bush. Morceaux choisis. « En tant que président, je ne transigerai jamais quand la sécurité d’Israël sera en jeu (…). Ceux qui menacent Israël nous menacent. » Et si comme Bush, il est pour « un État juif d’Israël et un État palestinien vivant côte à côte dans la paix et la sécurité », il marque toutefois sa différence sur un point sensible : « Jérusalem, a-t-il clamé, doit rester la capitale d’Israël et demeurer indivisible. » Mieux, il promet d’accorder à l’État hébreu 30 milliards de dollars d’aide militaire supplémentaires ! Quant aux Palestiniens, ils savent sans doute qu’ils n’ont rien à attendre d’Obama…

Hassane Zerrouky

 
[Les défauts de présentation concernant l'article reproduit sont indépendants de ma volonté]

Publié dans BILLET DU JOUR

Commenter cet article