« Vous avez dit "droits de l’homme" ? !

Publié le par Sylvain Saint-Martory

Le 8 décembre 2008


Objet :

« Vous avez dit "droits de l’homme" ? !

 

 

Madame Corinne Lepage

Aux bons soins de

France Culture

116, avenue du Président Kennedy

75016 PARIS

Courriel : www.franceculture.com/

 

[A l’attention d’Alain Finkielkraut, d’Ali Badou et de Ruth Stegassy]

 

 Madame,

 

Votre chronique de ce jour sur France Culture, consacrée aux droits de l'homme, me donne, non seulement l'occasion d'évoquer un courrier adressé, en son temps, à Catherine Médicis, candidate ou candidat masqué d'alors à la présidence de la République, mais surtout de vous faire part de mon jugement sur le fond concernant le catéchisme soi-disant universel contemporain, ou Déclaration universelle des droits de l'homme de 1948, ainsi que sur le scientisme d'une époque, qui entend rien moins que parvenir à instaurer sur la planète, à terme, un climat sur mesure - pour l'éternité, évidemment !

 

Je n'insiste pas sur le premier point, puisque j'avais reçu, le 23 mai 2006, un courriel d'André Bercoff, en réponse au mien daté du 22, dans lequel il acceptait sans réserve mes points de vue dénonçant la Superstition en général, et la superstition idéologique en particulier : celle qui fonde, encore et toujours, les programmes de tous les candidats à quelque fonction élective que ce soit ; cette correspondance est à votre disposition.

 

Sur le second point, à propos des droits de l'homme, je note avec satisfaction que vous reprenez, sans le savoir, mon argument fondamental mettant au défi quiconque de montrer, voire de démontrer, que le catéchisme universel contemporain ne se distingue pas, surtout, par son « inobservation universelle », sauf à ses « fidèles », au sens religieux du terme, d’établir le contraire à l’aune de l’actualité internationale, France incluse, et du devenir de la planète durant les six décennies suivant sa promulgation. Comme vous parlez de « violation », au lieu d’inobservation, je pense que nous sommes donc en total  accord sur ce point. 

 

Par contre, je suis moins sûr que vous ne continuiez pas, en fait, à « croire au miracle » de son efficacité à venir, mais renvoyée à DEMAIN, toujours DEMAIN, seulement DEMAIN – à la saint Glinglin ! Sinon il faut dire avec la plus ferme assurance que, nous humains étant ce que nous sommes, et notamment à jamais incapables de changer notre nature égoïste innée, l’inobservation, ou la violation, du catéchisme universel est assurée jusqu’à la fin des temps – mais il n’est interdit à quiconque de « croire au miracle », et grand bien lui fasse dans sa vie éphémère ! J’en retiens, toutefois, que ce prétendu catéchisme universel sert surtout à certains censeurs autoproclamés, chez nous aujourd’hui, à faire culpabiliser les Autres pour en retirer, individuellement ou collectivement, des avantages de toutes sortes, tout en bridant la « liberté d’expression qu’il est censé amener, au prix d’ailleurs d’une énorme contradiction ou incohérence !

 

Je ne développe pas davantage ici, mais vous trouverez dans ma lettre du 18 septembre dernier à Nicolas Sarkozy, qui avait pour objet « Philosophie, euthanasie et "débilité intellectuelle" », ainsi que dans celle du 21 novembre à Ramatoulaye Yade-Zimet, sous l’intitulé « Droits de l’homme et débilité intellectuelle" », tous mes arguments servant à dénoncer la Superstition dans ses divers modes d’expression [Religion, métaphysique (Scientisme matérialiste et scolastique idéaliste), idéologie et moralisme], et il vous restera, en conséquence, à en démontrer la fausseté, sur des points très précis, au moyen d’arguments intellectuellement et philosophiquement étayés.

 

A défaut, à l’exemple de votre mentor François Bayrou aussi peu courageux pour débattre que les soi-disant élites dénoncées dans le texte, Mensonges et lâcheté des élites, vous manifesteriez votre intention délibérée de continuer à colporter les mensonges et les « croyances au miracle » du monde, ceux d’hier et d’aujourd’hui, qui, en raison de la conspiration actuelle du silence, deviendront ceux de demain – jusqu’à la fin des temps, pour le coup ! ! !

 

Dans l’attente de vos objections argumentées sur le plan intellectuel et philosophique, je vous remercie de votre attention et vous prie d’agréer, Madame, mes salutations distinguées.

 

 Annexe : I - Lettre du 18 septembre 208 à Nicolas Sarkozy

               II - Accusé de réception de la Présidence de la République

               III – Lettre du 21 novembre 2008 à Rama Yade

 

 

Publié dans COURRIER "Politiques"

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