« Le boucher de Lhassa » [SUITE]

Publié le par Sylvain Saint-Martory

Le 23 septembre 2008


Objet :

« Le boucher de Lhassa » [SUITE]                                                            

                                                                 

 

Monsieur Lionnel Luca

Député

Courriel : ll@lionnel-luca.org

Fax : 04 93 22 96 66

 

 

Monsieur,

 

 

Je ne peux laisser passer sans réagir très vivement votre lettre du 28 août 2008 faisant suite à la mienne du 7 dernier, non seulement pour faire ressortir la contradiction dénoncée, que vous semblez nier, mais surtout pour vous mettre face, en votre qualité de politicien, précisément  à votre responsabilité quant aux mensonges et aux « croyances au miracle du monde », tels que je pense les avoir établis dans l’abondant courrier adressé à Nicolas Sarkozy, en envoi recommandé avec accusé de réception, le 18 courant, et reproduit en annexe.

 

Pour mémoire, je vous rappelle que je vous avais reproché, dans ma précédente lettre, de pratiquer le deux poids, deux mesures, en conseillant à Nicolas Sarkozy de boycotter la cérémonie d’ouverture des Jeux olympiques de Pékin, alors que vous n’aviez pas dénoncé, en son temps, la réception donnée au château de Bity  par Jacques Chirac en l’honneur du premier dirigeant chinois de l’époque.

 

Je suis bien obligé de constater que vous le concédez, puisque vous écrivez en nota bene : « C’est Kha Xiang qui a dansé avec Madame Chirac ce qui n’est pas plus honorable. »  

 

Certes, c’était dans un temps où l’hypocrite compassion publique ne s’intéressait guère à l’occupation du Tibet par la Chine, comme il en allait depuis 1947 de l’opinion internationale, faisant de cette question une immense hypocrisie planétaire, ainsi qu’elle le redeviendra, intérêts égoïstes obligent, après la clôture des Jeux olympiques et la visite du dalaï-lama en France.


C’est pourquoi je ne peux pas accepter votre propos déclarant : « Il est toujours commode de donner des leçons quand on a aucune responsabilité. », alors  que la soi-disant responsabilité des politiciens se borne, en réalité, à manipuler et à tromper l’opinion avec de fallacieuses promesses se résumant à faire « croire » en leur pouvoir de transposer l’Idéal dans le quotidien. Pour de plus amples détails, je vous renvoie au courrier adressé au chef de l’Etat, à propos duquel il ne vous est pas interdit de faire valoir vos éventuelles objections, intellectuellement et philosophiquement étayées, concernant les divers modes d’expression de la Superstition.

 

En conséquence, sauf à vous de démontrer la fausseté de mes propos, de mettre en évidence mes contradictions sur des points très précis, voire d’établir une quelconque incohérence de raisonnement, a fortiori d’oublier de répondre, vous manifesteriez votre intention délibérée de continuer à colporter les mensonges et les « croyances au miracle » du monde, à l’exemple des soi-disant « élites » du monde de l’information, de la politique et de l’intelligentsia, dénoncées dans le texte, Mensonges et lâcheté des élites, précisément parce qu’elles refusent le véritable débat d’idées.

 

Leur penser superstitieux est tout particulièrement nuisible pour l’opinion en matière d’euthanasie, puisqu’elles se retranchent derrière leurs conceptions superstitieuses du Bien et du Mal, qui trompent et manipulent l’opinion, et vous ne sauriez donc justifier leur souci de confisquer le débat sur cette question, en se fondant sur de fausses croyances ; c'est pourquoi je compte tout spécialement sur votre intervention pour le relancer publiquement sur des bases non superstitieuses.

 

Dans l’attente de vos éventuelles objections « sur le fond », je vous remercie de votre attention et vous prie d’agréer, Monsieur, mes salutations distinguées.

 

Annexe : Lettre du 18 septembre 2008

Publié dans COURRIER "Politiques"

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