« Grandes Gueules et "RACISTES" : hypocrisie et "déficience intellectuelle" ? ! »

Publié le par Sylvain Saint-Martory

Le 9 février 2008
 

Objet :
 « Grandes Gueules et "RACISTES" : hypocrisie et "déficience intellectuelle" ? ! »
 
                                     
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[A l'attention d’Alain Weill, président du groupe NextRadioTV (RMC Info, BFM, BFMTV et Groupe Tests), de la Direction et de la rédaction de RMC Info, de Jean-Jacques Bourdin, de Guillaume Cahour ainsi que des bien-pensants censeurs conformistesautoproclamés Grandes Gueules [Alain Marschall, Olivier Truchot, André Daguin, Anna Salabi, Bernard Debré, Claire O’Petit, Christian Lehmann, Gaston Kelman, Karim Zéribi, Jacques Maillot, Sophie de Menthon, etc.], qui colportent les mensonges et les « croyances au miracle » de la pensée superstitieuse « politiquement correcte » dans tous ses modes d’expression, sans avoir pour autant le courage intellectuel de débattre sur le fond]
 
 
Mesdames, Messieurs,
 
 
La réécoute aléatoire de votre émission du 5 courant me donne une nouvelle opportunité de juger et de dénoncer, intellectuellement parlant, certains propos tenus à cette occasion. Ils sont, en effet, à considérer comme carrément « RACISTES », ainsi que cela sera établi par la suite.
 
Vos propos racistes me permettent de mettre en évidence votre hypocrisie la plus élémentaire, consistant à vous faire passer pour des « vertueux » aux yeux de l’opinion à travers vos jugements moralisateurs partisans, alors que vous vous comportez, en réalité, exactement comme les vertueux hypocrites de toutes les époques, reprochant aux Autres ce qu’eux-mêmes font, refont, et referont encore ; une hypocrisie moralisatrice toujours au service d’intérêts égoïstes de toutes sortes !
 
Or, non seulement votre moralisme est à géométrie variable, les uns étant incontestablement mieux traités par vous que d’autres, mais de surcroît, sauf miracle de la Nature en votre faveur, vous n’êtes pas plus « irréprochables » que n’importe lequel des humains. En toute logique, ceci devrait être largement suffisant pour vous dispenser de toute condamnation moralisatrice des Autres, car, comme déjà tant dit et redit, pour condamner moralement les Autres, il faudrait commencer par être soi-même irréprochable.
 
Toutefois, pour lever toute ambiguïté sur une quelconque accusation de moralisme à votre égard, si je tiens tant à souligner que mes jugements entendent se placer seulement sur le plan intellectuel, c’est parce que, comme établi depuis très longtemps, sur le plan comportemental, en terme de bien et de mal, vous n’êtes en rien différents des six milliards et quelques humains, dont je fais également partie.
 
Vous agissez, en effet,  comme tous les individus et groupes d’individus, TOUS critères d’appartenance confondus, c’est-à-dire toujours en relation seulement à l’égoïsme inné de notre nature humaine, auquel personne n’échappe : ni vous ni « moi », et pas davantage les hypocrites et les inconscients ; même nos opinions, et a fortiori nos revirements d’opinions, en dépendent, comme je m’en suis largement expliqué dans l’abondant courrier antérieur.
 
C’est pourquoi je ne saurais vous reprocher votre égoïsme, si vous n’aviez pas la mauvaise idée de faire culpabiliser les Autres en leur reprochant, somme toute, des comportements résultant uniquement de leur nature, dont ils ne sont nullement responsables. En clair, même si cela ne sert à rien avec vous de mettre les points sur les « i », vous êtes des égoïstes, qui passent l’essentiel de leur temps public à juger et à condamner l’égoïsme des Autres ; et c’est « ça », qui fait aujourd’hui l’opinion en distribuant les bons et les mauvais points, de façon partisane – chacun, à la sienne !
 
La diversité de jugements partisans ne suffit pas pour autant à faire de chacun d’entre vous des « vertueux » ; pas davantage, d’ailleurs, que l’illusion commune de parvenir à changer – DEMAIN ! - la nature de l’Homme par un quelconque « miracle », fut-il appelé altermondialisme - si cela ne relevait pas du rêve éveillé, « ça » se saurait depuis des millénaires !
 
J’en viens à ce que vous dénoncez sous le vocable générique de « racisme », dont l’utilisation moralisatrice est également à géométrie variable chez les censeurs de tout poil, sans jamais accepter cependant de l’analyser sur un plan strictement intellectuel, et non moralisateur. Sauf à vous ou à quiconque d’établir le contraire, toutes les manifestations de discrimination, dont le racisme stricto sensu n’est qu’une forme particulière fondée sur le critère spécifique de « race », ne sont rien d’autre que l’expression de l’« égoïsme contrarié » des uns et des autres, au gré des circonstances et des aspirations égoïstes de tous – au point même de revenir des siècles en arrière pour en tirer des avantages aujourd’hui. Cet égoïsme général se manifeste, par exemple, lorsqu’il faut, ici ou là, partager avec d’autres : l’espace, la terre, les richesses, les partenaires, le logement, le travail, les places en crèche, à l’école, à l’hôpital, et même l’Histoire, etc., etc.
 
Cette contrainte de partager restreint forcément les désirs égoïstes effrénés de chacun, qui en veut toujours « plus », et elle ne prête guère à l’amour universel prôné par les « vertueux » qui, comme cela est de notoriété publique, aiment les « gens » - tous, bien entendu ! En réalité seuls les hypocrites prétendent aimer « tout le monde », car même le Christ, apparemment, n’aimait pas particulièrement les marchands du Temple ! En vérité, comme le soulignait à juste titre feu Edouard Zarifian, psychiatre : « On veut tous être bons et généreux, à condition que ça ne nous coûte pas trop » ! Alors, être « obligé de partager », je vous laisse à penser ce qu’il en coûte - sinon, il y a longtemps que les riches auraient partagé leurs richesses avec les pauvres ! ! !
 
Certes, vous semblez avoir beaucoup de mal à prendre conscience de votre égoïsme inné, et surtout à le confesser - d’où votre hypocrisie !-, d’autant plus que vous refusez précisément d’en débattre. Ce faisant, vous niez ainsi votre propre nature égoïste, telle qu’elle s’exprime dans l’une de ses trois manifestations, à savoir l’amour, l’argent et l’honneur-vanité - en l’occurrence, la recherche effrénée de votre « pseudo-respectabilité » sur le dos des Autres n’est finalement qu’une simple question d’ego ! Elle vous conduit néanmoins par intérêt, en votre qualité d’amuseurs publics patentés, à vous faire passer « hypocritement » pour des vertueux en donnant des leçons de morale aux Autres, de façon très sélective assurément, sur la seule base de votre devise favorite : « Je suis vertueux, donc je condamne ! » - à moins que ce ne soit l’inverse !
 
Vous continuerez donc à tromper et à manipuler l’opinion - même si vous n’en avez pas l’exclusivité -, aussi longtemps que vous vous obstinerez dans le silence et le refus de débattre, c’est-à-dire à confronter tous vos points de vue relatifs partisans, non pas à d’autres tout aussi relatifs et partisans, mais à LA Vérité absolue, qui suffit à les invalider, tous sans exception, dans leur prétention à dire le « vrai ».
 
C’est pourquoi je reproduis, une fois de plus, ce court extrait de ma lettre du 23 décembre dernier, qui témoigne de vote lâcheté intellectuelle, et il vous sera rappelé, tant que vous dédaignerez de prendre part au seul et unique « véritable » débat d’idées - tel que sommairement précisé ci-dessus -, tout en continuant cependant à lancer vos anathèmes partisans tous azimuts – sauf contre vous, bien entendu, puisque vous êtes déjà au stade de vous « auto-glorifier » en permanence – c’est, tous les jours ouvrables, « autocélébration » chez les censeurs de service !
 
Vous exonérer de votre nature égoïste, à laquelle pourtant personne n’échappe, suffit pourtant à établir votre commune hypocrisie ! ! ! Comme rappelé ci-dessus, pour juger moralement les Autres, la moindre des choses serait d’être soi-même irréprochable, mais comme personne ne l’est réellement, la seule solution restant aux « hypocrites », c’est de le faire croire publiquement au plus grand nombre – y compris sur une station de radio ! Toutefois, s’il vous arrivait de ne pas me comprendre, mais je ne l’envisage même pas car ceci aggraverait votre cas, il vous suffirait de faire part de vos éventuelles objections, tenant compte ainsi de l’invitation renouvelée à débattre :
  
« En effet, si vous disposez réellement de l’argumentation - de fond ! -, nécessaire pour établir la fausseté de mes affirmations et démontrer que vos diverses prises de position relatives « fictivement absolutisées » ne sont pas seulement inspirées par votre penser superstitieux, comme je le dénonce sans cesse, je me demande ce que vous attendez pour me « clouer le bec » - au figuré, bien entendu, car en d’autres temps, d’autres superstitieux comme vous ont « cloué », au sens propre, quelqu’un qui n’avait à la bouche que LA Vérité absolue. » [Fin de citation]
 
D’ici-là, j’en viens à mon propos inspiré par la pratique discriminatoire manifeste, à laquelle ont pris part, de façon unanime, les intervenants de l’émission du 5 février, à savoir les animateurs, Alain Marschall et Olivier Truchot, ainsi que Jacques Maillot, Jean-Claude Larue et Karim Zéribi. Certes, tous indistinctement, vous êtes tellement conditionnés par le discours « politiquement correct » de la pensée moralisatrice superstitieuse du jour que vous n’avez même pas dû vous rendre compte de la teneur de vos propos « RACISTES » - tant vous vous croyez réellement « vertueux » et incapables de la moindre parole discriminante, au seul prétexte que vous « faites le catéchisme » aux Autres !
 
Ce n’est pourtant pas faute de ma part d’avoir tenté de vous éclairer sur la réalité de la « discrimination » en général, ici et aujourd’hui, en dénonçant la manipulation exercée par des groupes de pression décrétant arbitrairement ce qu’il serait « absolument » bien ou mal de penser, de dire et de faire – quitte à étaler au grand jour la « débilité intellectuelle » de l’époque, parvenant à faire croire jusqu’au plus haut sommet de l’Etat et de ses institutions qu’une quelconque chose humaine pourrait comporter « exclusivement » du négatif, des inconvénients !
 
A propos du penser superstitieux en général, et du vôtre en particulier, je pense avoir pourtant amplement dénoncé sans cesse l’ « absolutisation du relatif », critère fondateur de la Superstition sous toutes ses formes, telle qu’elle se manifeste dans tout catéchisme notamment, y compris dans le catéchisme soi-disant universel contemporain sur lequel se fondent les « censeurs » d’aujourd’hui pour condamner moralement, et même juridiquement, tout en bafouant eux-mêmes ses commandements et ses interdits « pseudo-absolus », ainsi que ceci a déjà été établi en matière de liberté d’expression et d’égalité, par exemple.
 
Depuis des années, je n’ai eu de cesse de démontrer l’inexistence, la non-réalité, d’un Bien et d’un Mal soi-disant absolus sur Terre, ainsi que la fiction en résultant, à savoir la division des humains en deux catégories : les bons, les « vertueux », les antiracistes, nous, et les méchants, les « salauds », les racistes exclusifs, eux - les premiers étant destinés fut-ce par élection divine, à faire uniquement le Bien ici-bas, et les seconds, toujours prédisposés au Mal par la « libre volonté » d’un Dieu partisan, en somme !
 
Pour en arriver à distinguer « absolument » les bons et les méchants, il faut avoir de drôles d’œillères pour ne pas remarquer que les prétendus « vertueux » d’aujourd’hui reprochent, ici, aux Autres, en matière de racisme stricto sensu,des comportements dont leurs semblables font preuve dans leurs pays d’origine. L’exemple du Proche-Orient depuis bientôt soixante ans, la purification ethnique au Darfour et la violence interethnique au Kenya et en Côte d’Ivoire, sans oublier le génocide rwandais qu’est ce donc, sinon du « racisme » à l’état pur ?
 
Alors, sans mauvais jeu de mots, les uns sont-ils tout « blanc » et les autres tout « noir », comme vos jugements moralisateurs tendent à en accréditer l’idée ? J’en profite pour rappeler sur ce thème le propos de la même veine du directeur d’une école juive du 19ème arrondissement, déclarant dans l’émission « C dans l’air » sur France 5 : « 98% des agressions contre mes élèves sont le fait de musulmans » - vous avez dit « racistes » ? ! Oui, mais lesquels, exactement ? ! La Superstition en général, et la superstition moraliste, moralisatrice, en particulier, sont vouées à jamais à la contradiction et à l’incohérence, ce qui suffit à établir la « déficience intellectuelle » ! ! !
 
Dans vos condamnations moralisatrices, il ne faudrait pas oublier non plus la fiction moraliste servant aux puissants du jour (financièrement, médiatiquement et politiquement) à justifier leur division artificielle, manichéenne, des humains, à savoir l’existence d’un prétendu « libre arbitre », dont ils refusent pourtant obstinément de débattre. [Cf. Mensonges et lâcheté des élites] Ils prétendent, en effet, sans aucun argument sérieux – sauf à eux ou à quiconque de les avancer ! -, que chaque être humain disposerait d’une soi-disant « volonté libre » censée conduire à opter librement entre le Bien et le Mal, en toutes circonstances évidemment – finalement, les « vertueux autoproclamés »  doivent réellement se croire « irréprochables », puisqu’ils ont le choix !
 
Quoiqu’il en soit, admettre la possibilité de coexistence d’un Bien et d’un Mal soi-disant absolus, c’est d’autant plus absurde, philosophiquement parlant, que « deux » absolus, c’est une impossibilité absolue par définition, comme cela se démontre more geometrico. En guise de Bien et de Mal présentés fictivement comme absolus, il n’y a donc que « ceux » décrétés ici arbitrairement comme tels ; c’est précisément le cas en matière de discrimination, où le prétendu Mal absolu se trouve de facto réduit à une seule et unique forme spécifique prépondérante sous le vocable « racisme et antisémitisme ».
 
Et pourtant, même en son sein se niche une discrimination criante - sauf à vous ou à quiconque de démontrer que l’antisémitisme n’est pas une forme spécifique de la discrimination en général, fondée sur le critère de race ! Jusqu’à démonstration contraire, l’antisémitisme est donc du racisme stricto sensu sans aucune prérogative particulière, sauf à la justifier comme Thierry Ardisson en faisant preuve publiquement d’une discrimination assourdissante entre deux communautés, dont la Halde a été saisie par mes soins – ceci ne garantit nullement, de sa part,  l’absence d’une pratique du « deux poids, deux mesures », voire son « silence radio », tant le problème est épineux à résoudre au vu de l’état actuel de conditionnement de l’opinion – forcée à bien penser par le matraquage médiatico-politique et le terrorisme intellectuel de l’époque !

A SUIVRE...
 

 

Publié dans COURRIER "Médias"

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