BHL : une "Grande Gueule" ? ! ! !

Publié le par Sylvain Saint-Martory


Le 29 novembre 2007
 
 
Objet :
BHL : une « Grande Gueule » ? ! ! !
 

RMC Info
« Les Grandes Gueules »
12, rue d’Oradour sur Glane
75015 Paris
Fax : 01 71 19 11 90
Courriel :
 
 
[A l'attention de la Direction, de la rédaction, de Jean-Jacques Bourdin, de Guillaume Cahour et de bien-pensants censeurs conformistes, « autoproclamés Grandes Gueules »[Alain Marschall, Olivier Truchot, Gaston Kelman Jacques Maillot, Karim Zéribi, Sophie de Menthon, etc.], qui colportent les mensonges et les « croyances au miracle » de la pensée superstitieuse « politiquement correcte » dans tous ses modes d’expression, sans avoir le courage intellectuel de débattre sur le fond.]
 
 
Mesdames, Messieurs,
 
 
Bernard-Henri Lévy, nominé pour concourir au titre de « Grande Gueule d’Or », c’est à mourir de rire, mais c’est aussi à pleurer sur la « débilité intellectuelle » de l’époque, que vous ayez pu seulement y songer ! ! !
 
Déjà, « en soi », la création de ce concours bidon de « Grande Gueule d’Or », parodiant les « Hot d’Or », est la preuve de votre autosuffisance, de votre autocélébration du culte de la personnalité, comme suffit à l’illustrer la réflexion suivante saisie au vol durant une émission, où l’animateur a déclaré : « On est de vraies Grandes Gueules », vexé qu’il est sans doute par mon affirmation contraire – signe que mon courrier ne finit peut-être pas directement dans la corbeille à papier !
 
Pour conclure sur le concours lui-même, je fais remarquer que les « Hot d’Or », au moins, n’ont pas la prétention de « faire l’opinion », et par-là de convertir les mentalités au « politiquement correct » du jour, comme c’est votre cas. Certes, vous n’avez pas osé braver le ridicule de décerner le titre entre vous, mais pour le choix des nominés, vous avez bien été à la fois juges et parties, sauf erreur de ma part.
 
Or précisément, le seul choix de Bernard-Henri Lévy, considéré comme « Grande Gueule », suffit à attester votre médiocrité intellectuelle, et a fortiori philosophique, au seul vu de la nomination incriminée, tout comme en témoigne votre refus obstiné de participer au seul et unique véritable débat d’idées, tel que rappelé dans le document Mensonges et lâcheté des élites, reproduit en annexe pour la énième fois.
 
En effet, si vous disposez réellement de l’argumentation - de fond ! -, nécessaire pour établir la fausseté de mes affirmations et démontrer que vos diverses prises de position, relatives mais « fictivement absolutisées », ne sont pas seulement inspirées par votre penser superstitieux, comme je le dénonce sans cesse, je me demande ce que vous attendez pour me « clouer le bec » - au figuré, bien entendu, car en d’autres temps, d’autres superstitieux comme vous ont « cloué », au sens propre, quelqu’un qui n’avait à la bouche que LA Vérité absolue.
 
Sans me prendre le moins du monde « au sérieux », contrairement à d’autres, et encore moins me prendre pour ce grand diseur de LA Vérité absolue, puisque je ne l’ai pas découverte par moi-même, j’affirme que le Christ, en tant que mystique authentique, n’a rien à voir avec celui dont la foule superstitieuse a perverti la Parole pour en faire le fondateur d’une religion qui a usurpé son nom ! ! !
 
Je suis, d'ailleurs, bien obligé de constater que vous-mêmes confortez également le penser superstitieux de la religion, toutes religions confondues – monothéistes ou non -, puisque ma lettre du 14 août dernier, intitulée « Superstition  religieuse et "débilité intellectuelle" partisane » , est toujours sans réponse à ce jour – et donc selon l’adage : qui ne dit mot, consent ! Toutefois, comme un autre prétend qu’il n’est jamais trop tard pour bien faire, il vous reste encore la possibilité de contester mes propos sur le fond…
 
J'en viens à la pensée superstitieuse de Bernard-Henri Lévy, telle qu’elle se manifeste dans les divers modes d’expression de la Superstition [Religion, métaphysique (Matérialisme et Idéalisme ou spiritualisme), idéologie et moralisme], dont vous avez déjà été abondamment informés. Ceci ne vous dispense pourtant pas de considérer comme une soi-disant « Grande Gueule » quelqu’un qui colporte, tous azimuts médiatiques, les mensonges et les « croyances au miracle » du monde, sans avoir plus que vous l’honnêteté et le courage intellectuels de débattre ! Je vous laisse apprécier votre légitimité à « faire l’opinion »...
 
Déjà présumé « philosophe » dans l'opinion, mais à tort, il est maintenant prétendant au titre de « Grande Gueule » ; et ce, peut-être malgré lui, d'ailleurs, quoique je n’aie pas le moindre doute sur sa voracité en matière de reconnaissance publique, où pour lui, tout est bon à prendre. Il n’hésite jamais, en effet, à faire censurer tout ce qui peut porter atteinte à son statut de prétendu « philosophe », a fortiori à celui de « droit-de-l’hommiste » irréprochable. Maurice T. Maschino, contraint de faire publier en Belgique son ouvrage, Oubliez les philosophes, pourrait peut-être en témoigner !
 
Que Bernard-Henri Lévy ne soit impliqué officiellement dans aucun cas de censure, par ailleurs très difficile à établir pour des interventions téléphoniques, est difficile à admettre. En effet, le livre le concernant, Une imposture française, coécrit par Nicolas Beau, journaliste au Canard enchaîné, et Olivier Toscer du nouvel Observateur, en donne des exemples concrets. C’est à se demander comment un ouvrage si critique sur Bernard-Henri Lévy a bien pu franchir la barrière de la censure ! 
 
Vous feriez bien de le consulter, d’ailleurs, pour réaliser votre méprise qui n’en trompe pas moins l’opinion ; une opinion, toujours prête à suivre le catéchisme des droits de l’homme, fondé seulement sur l’idée superstitieuse par excellence de transposer l’Idéal dans le quotidien ! ! ! Dans ce domaine, religion et « religion » des droits de l’homme s’avèrent pareillement superstitieuses avec leurs catéchismes respectifs découlant seulement d’un « absolu fictif », et non de l’Absolu « en soi » ! ! ! 

Je vous rappelle que la parole de BHL ne fait pas l’unanimité, même dans ce domaine, comme l’atteste la contradiction apportée récemment par Michel Onfray à l’accusation lancée sur votre station par Bernard-Henri Lévy, dénonçant antérieurement, comme étant « raciste , le discours de Nicolas Sarkozy à Dakar. [Cf. lettre du 4 novembre dernier]
 
C’est sur le plan de la superstition moraliste, avec ses condamnations moralisatrices des Autres, que les interventions de Bernard-Henri Lévy sont les plus faciles à dénoncer sur le fond, et surtout les plus nuisibles par les comportements induits conduisant inévitablement à l’hypocrisie généralisée, notamment. Certains,  pourtant pas plus irréprochables que quiconque prétendent, en effet, au statut de vertueux, du seul fait de s'auto-arroger le « monopole de la vertu » !
 
En réalité, le fondement moral, moralisateur, de la société française - mais pas seulement – est établi sur trois fictions dont vous avez été suffisamment informés, sans en tenir pour autant le moindre compte ; ceci suffit à vous disqualifier comme donneurs de leçons de morale aux Autres !
 
Brièvement rappelées, ces trois fictions accréditent la possibilité de coexistence d’un Bien et d’un Mal soi-disant absolus - une impossibilité absolue pourtant, philosophiquement parlant - et la prétendue division manichéenne des humains : les bons, nous, et les méchants, eux, ainsi que l’illusion d’un pseudo « libre arbitre », censé permettre à chacun de choisir librement entre le Bien et le Mal. 

Or, ceci est d’autant plus absurde qu’il n’y a, « en vérité », ni Bien ni Mal « absolument absolus », comme je suis prêt à le démontrer, une fois de plus ! Ainsi, la société française, tout au moins, est-elle conduite à culpabiliser, à la repentance, au nom d'un passé révolu de plusieurs siècles, ou de quelques décennies, uniquement sur la base de mensonges et de « croyances au miracle », sans nier évidemment la réalité historique, mais en dénonçant la fable des bons et des méchants : vous avez dit « Grande Gueule » ? !
 
Pour éviter d’alourdir ce courrier, je vous fais parvenir par courriel ma lettre du 11 février 2005, intitulée « Bernard-Henri Lévy, incarnation de la Superstition, adressée aux Editions Grasset le 11 février 2005, dans laquelle je dénonce le penser superstitieux de Bernard-Henri Lévy, tel qu’il se manifeste également dans les autres modes d’expression du penser superstitieux.
 
En résumé, loin d’être une « Grande Gueule », Bernard-Henri Lévy relève du « conformisme » le plus ordinaire, celui qui régit le monde, depuis la nuit des temps, avec ses catéchismes de toutes sortes, voire contradictoires, toujours aussi impuissants à modifier tant soit peu les comportements égoïstes des humains - de tous les humains sans aucune exception ! 

Vous n’y échappez pas plus que « moi » ni que quiconque dans vos affaires d’amour, quel qu‘en soit l’objet, de possession de biens et de personnes, d’où l’importance de l’argent, et de gloire ou honneur-vanité, exprimé par la recherche de distinctions, de médailles (civiles, militaires, sportives, etc.) et de titres - pouvant même aller jusqu’à l’insigne reconnaissance de « Grande Gueule » ! ! !
 
Pour tenter de vous faire réaliser l’énormité de la supercherie « BHL », dont vous tenez à faire la « Grande Gueule d’Or », je vous renvoie à l’article, Cela dure depuis vingt-cinq ans, publié dans Le Monde diplomatique, en décembre 2003, où vous lirez notamment à son propos :

« Après plusieurs semaines de pilonnage médiatique, consécutives à la publication de Qui a tué Daniel Pearl ?, l’écrivain Pierre Jourde observa : « On sort de la quinzaine BHL. BHL publierait ses dessins d’enfant ou une compilation de ses notes de blanchisseur, la pâmoison ne serait pas moindre. » Cela dure même depuis vingt-cinq ans.

Le « système BHL » a été disséqué cent fois. Au point que les critiques se voient désormais opposer que « tout ça on le sait déjà », en particulier par ceux qui s’emploient à ce que « tout ça » se perpétue quelques années de plus. Comme avant, voire un peu plus fort : le rendement de chaque surface de vente médiatique ayant un peu décliné, le système BHL a multiplié le nombre de ses comptoirs de promotion. » [Fin de citation]

Dans l’attente de vos éventuelles objections, lesquelles ne devront pas faire l’impasse sur la totalité de l’argumentation antérieure dont vous disposez - en principe ! -, je vous remercie de votre attention et vous prie d’agréer, Mesdames, Messieurs, mes salutations distinguées.
 
Annexe : Mensonges et lâcheté des élites 

[Les défauts de présentation, constatés après la mise en ligne, sont indépendants de ma volonté]
 
 

Publié dans COURRIER "Médias"

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