Superstition religieuse et "débilité intellectuelle" partisane [Partie I]

Publié le par Sylvain Saint-Martory

Le 14 août 2007

Objet :
 
 Superstition religieuse et « débilité intellectuelle » partisane :
« Assez de mensonges et de manipulation ! »
 
                                                           
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Emission « Les Grandes Gueules »
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[A l'attention de la Direction, de la Rédaction, de Jean-Jacques Bourdin, Guillaume Cahours et des conformistes - soi-disant G.G ! - bien-pensants (Alain Marschall, Olivier Truchot, Sophie de Menthon, Jacques Maillot, Karim Zéribi, Gaston Kelman, etc.), qui colportent les mensonges et les « croyances au miracle » de la pensée superstitieuse « politiquement correcte » dans tous ses modes d’expression]
 
Mesdames, Messieurs,
 
 
Le pitoyable débat entre chapelles, initié par quatre participants dans l’émission des « Grandes Gueules » du 1er août dernier, suite aux propos d’un proche de Benoît XVI constatant « à juste titre » l’islamisation de l’Europe – sauf à vous et à quiconque d’établir le contraire à l’aune du nombre de mosquées en France en 1980 et aujourd’hui ! -, me donne l’occasion de vous rappeler l’abondant courrier toujours sans réponse adressé du 28 novembre 2003 à ce jour.
 
Votre silence et votre refus de débattre m’autorisent donc à dénoncer, une fois de plus, votre malhonnêteté et votre lâcheté intellectuelles, en votre qualité de « faiseurs d’opinion », craignant néanmoins par-dessus tout de confronter des vérités « relatives partisanes », fictivement absolutisées, à LA Vérité éternelle absolue qui les invalide toutes sans aucune exception, comme je m’en suis plus que largement expliqué à de multiples reprises, et notamment dans le texte, Mensonges et lâcheté des élites, reproduit encore une fois ci-après.
 
Votre penser superstitieux s’est manifesté à propos de la religion, comme il continue à s’exprimer dans les mensonges et les « croyances au miracle » de la superstition idéologique, toutes idéologies confondues – altermondialisme inclus - et moraliste [Morale et condamnations moralisatrices des « Autres » au nom de LA Morale : laquelle ? !], tous catéchismes réunis et notamment le catéchisme soi-disant universel contemporain ou Déclaration universelle des droits de l’Homme de 1948, dont seule l’ « inobservation » est réellement universelle – sauf à vous et à quiconque d’établir le contraire, à l’aune de la marche du monde et de la France durant près de soixante ans ! A ce jour, j’attends encore, depuis des années, vos éventuelles objections sur ce point comme sur tous les autres, d’ailleurs – et pour cause !
 
Avant d’en venir sur le fond à la superstition religieuse - toutes religions sans exception, monothéistes ou non – pour démontrer qu’elle est tout sauf l’expression de LA Vérité éternelle absolue, je fais remarquer que ce pseudo-débat s’est bel et bien résumé à une division partisane entre chapelles, catholicisme et islam, sans qu’il soit jamais question de remettre en cause les fondements superstitieux de la religion, d’un point de vue intellectuel et philosophique.
 
Face à la chapelle catholique défendue par Sophie de Menthon et Gaston Kelman, la chapelle islamique était implicitement soutenue, sous couvert du sacro-saint principe de laïcité, par Karim Zéribi mettant sur le même plan toutes les religions monothéistes, mais oubliant ce qui rend la superstition musulmane « totalement incompatible » avec les droits de l’homme contemporains, fussent-ils par ailleurs seulement relatifs – sauf à quiconque de démontrer qu’une quelconque chose ou opinion humaine pourrait être absolue !
 
Dans son soutien implicite à l’islam, cet intervenant est notamment allé jusqu’à comparer le port du voile, subi plus que choisi pour la majorité des musulmanes au sein du milliard deux cents millions de fidèles recensés à travers le monde, dans les continents africain et asiatique surtout, au port du voile choisi par des religieuses catholiques, a priori peu suspectes de subir la pression de la famille ou d’un mari, et la comparaison est donc nulle et non avenue. D’autre part, les musulmans vivant ici représentent au mieux 0,5% de l’ensemble de la communauté islamique mondiale, et donc faire du cas particulier de la France une généralité favorisant l’islam mondial constitue un des reproches habituellement dénoncé par l’intervenant qui n’en est pas à « ça » près…
 
En guise d’arguments, Karim Zéribi est même revenu plus de quatre siècles en arrière pour rappeler les guerres de religion d’alors, dont le nombre total de victimes représente l’équivalent d’un mois de tués en Irak, aujourd’hui. Son esprit partisan le fait ainsi tomber dans la malhonnêteté intellectuelle de l’époque, qui consiste à juger un passé révolu de plusieurs siècles avec notre mentalité « droit-de-l’hommiste » d’aujourd’hui, comme déjà dénoncé à propos de Voltaire et autres philosophes des Lumières. A quand, d’ailleurs, leur procès posthume devant une Haute Cour de circonstance pour juger leur racisme en raison de leurs propos sur les « nègres »..? !
 
Dans son argumentation passéiste, Karim Zéribi oublie toutefois la réalité de l’islam d’aujourd’hui avec ses massacres quasi quotidiens entre chapelles sunnite et chiite, en Irak, sans parler des chrétiens, ainsi que ceux perpétrés par les cavaliers musulmans au Darfour ou ailleurs. Il omet surtout d’évoquer les pratiques obscurantistes d’un autre millénaire – le premier ! -, qui rendent la superstition musulmane « totalement incompatible » avec les droits de l’homme contemporains en matière de liberté et d’égalité, comme l’ont si bien établi deux musulmanes frappées de fatwa, Ayaan Hirsi Ali et Taslima Nasreen – par ailleurs, récemment agressée physiquement par des musulmans ! -, sans oublier Salman Rushdie et Robert Redeker.
 
Même la France, aujourd’hui, n’est plus à l’abri de fatwas dans une république pourtant laïque, où la publication des caricatures de Mahomet par Charlie Hebdo a montré les atteintes manifestes de l’islam à la liberté d’expression en Occident ; et ce, entre autre, après le procès en sorcellerie contre Michel Houellebecq, intenté par Mouloud Aounit  dont l’intention d’instaurer un « délit de blasphème » a fort heureusement tourné court.
 
J‘évoque ici le contenu du Coran seulement pour souligner que, selon Michel Onfray, l’expression « Tuez-les «  revient à chaque détour de sourate» à propos des infidèles : « ça » fait déjà beaucoup pour une religion dite de « paix et de tolérance » ! De même, sans développer davantage, comme je l’ai fait dans un courrier adressé en son temps à Jean-Pierre Raffarin, Noël Mamère, Mouloud Aounit, et dont le nouvel Observateur avait jugé bon de publier un court extrait sans se risquer toutefois à objecter sur le fond, j’affirme que charia, fatwa et djihad, entre autre,contreviennent manifestement aux principes de liberté et d’égalité énoncés dans la Déclaration de 1948. Il ne faudrait pas oublier d’autres pratiques obscurantistes aussi peu compatibles mais toujours d’actualité en terre d’islam – polygamie, mariages forcés, lapidation de femmes, châtiments corporels, etc., ainsi que le déni en France, au nom de l’islam, du droit le plus élémentaire de jeunes filles de banlieue de s’habiller à leur guise, ce dont l’intervenant ne doit jamais avoir entendu parler.
 
Certes, le silence assourdissant des féministes et autres chiennes de garde sur cette question lui laisse quelques excuses ; même elles semblent avoir peur d’être taxées de racisme, puisque la bien-pensance du jour ne connaît que cette forme de discrimination parmi tant d’autres, alors que, au décompte macabre des victimes mondiales de l’Histoire contemporaine, la discrimination pour opinions religieuses et politiques l’emporte largement sur le critère ethnique !
 
Il ne faudrait pas oublier non plus les multiples atteintes de l’islam au contenu de l’enseignement (cours d’histoire) et à la mixité dans des établissements scolaires (cours de biologie et d’éducation physique), dans les hôpitaux et dans les piscines, faisant ainsi régresser la France de plusieurs décennies ; des cas particuliers pour l’instant, certes, mais qui tiennent surtout à la différence actuelle de rapport de force entre communautés : jusqu’à quand la digue de la laïcité pourra-t-elle tenir ?
 
Se féliciter d’une France devenue, en trente ans, multiraciale et multiculturelle, donc communautariste en même temps que république bananière par renoncement à son principe antérieur d’intégration, c’est  pourtant l’avoir ramenée à l’Espagne du Moyen-âge, dont l’harmonie entre communautés, juive, maghrébine et chrétienne, n’est qu’un mythe de l’Histoire, comme sa fin l’a illustré.
 
Dans son ouvrage, Historiquement correct, Jean Sévillia a dénoncé le terrorisme intellectuel de l’époque sur le passé - y compris l’Espagne médiévale - avec ses bons d’aujourd’hui, à savoir la gauche oublieuse des goulags et autres privations de liberté d’antan, voire défenseuse de l’Algérie française et autres territoires colonisés, et ses méchants, la droite capitaliste dans le giron duquel se sont pourtant précipités à qui mieux-mieux, à la première occasion, les peuples soumis alors au joug communiste, voire à celui d’un socialisme n’osant pas dire son nom ; ils sont, d’ailleurs, encore nombreux à faire la queue à l’entrée du royaume capitaliste honni !
 
Les années 80 ont indiscutablement initié le racisme entre communautés, y compris entre Noirs et Arabes, avec leurs guerres mémorielles notamment ; auparavant, personne ne se souciait réellement de la couleur de peau ou de la religion de son voisin, comme tous ceux qui n’avaient pas seulement une dizaine d’années à l’époque, pourraient en témoigner, et encore moins faisait culpabiliser quiconque au nom d’un passé révolu !
 
Ce conflit des mémoires témoigne d’une schizophrénie indéniable, du seul fait que des individus devenus citoyens français donnent des leçons de morale sur le passé à des Français, dont ils font désormais partie, et sans omettre qu’ils oublient bien volontiers ce passé, dès lors qu’il s’agit de se réfugier dans le pays de leurs « ex-bourreaux » pour bénéficier des avantages sociaux de la France ! Toutefois, nous reparlerons, quand vous y serez disposés, de ces prétendus « altruistes » qui sont venus reconstruire la France sans penser une seule seconde à leurs propres intérêts égoïstes, tels que je m’en suis déjà longuement expliqué dans tout le courrier sans réponse !
 
Le passage d’une identité nationale dont la question ne se posait même pas, alors, à une foultitude d’identités, sur fondement ethnique, nationaliste, religieux, etc., s’est fait sans l’aval des autochtones mais avec la complaisance angélique et laxiste des soi-disant élites « soixante-huitardes » de l’ex-gauche plurielle et l’appui d’un « radical-socialiste » non revenu de ses illusions communistes de jeunesse, devenu entre-temps président.
 
En conclusion sur ce point, s’il vous venait à l’idée de me taxer de « racisme primaire », en raison des propos précédents, ceci me placerait en excellente compagnie, à savoir François Mitterrand avec son « seuil de tolérance » ô combien dépassé depuis lors, et Michel Rocard refusant d’accueillir « toute la misère du monde » : dur, dur d’assumer le passé socialiste, et c’est pourquoi Karim Zéribi s’en auto-exonère au point de ne plus rien vouloir savoir sur François Mitterrand, ainsi qu’il l’a clairement exprimé dans une émission – vous avez dit « hypocrisie » ou « esprit partisan »..? !
 

Publié dans COURRIER "Médias"

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