.
Patong Beach, le 3 février 2012
Objet :
« Le "coup de la finance", les mensonges, les incohérences et autre "méthode Coué" du candidat Hollande ! » [Version
expédiée]
Monsieur Gérard Leclerc
Président de LCPAN
Courriel : g.leclerc@lcpan.fr
«
Si je sais la
vérité et ne gueule pas la vérité, je suis le complice des escrocs et des faussaires ! » [Charles Péguy]
Monsieur,
J’étais sur le
point d’envoyer à François Hollande un nouveau courrier sur le thème mentionné en objet, mais faute d'avoir pu expédier le
commentaire rédigé en ligne sur le site Internet de La Chaîne Parlementaire de l'Assemblée nationale, LCPAN, pour dénoncer la déclaration tonitruante du candidat socialiste contre la finance, je décide de
m'adresser à vous en premier, mais je lui ferai également parvenir la copie de ce courrier.
Je joins à cet envoi mes
toutes dernières lettres au candidat socialiste, mais ce ne sont que quelques-unes parmi la vingtaine d’autres toujours sans réponse sur le fond
depuis plus de dix ans, malgré mes gravissimes accusations sans ambiguïté, ainsi que vous pourrez le constater.
Dans mon bref commentaire
sur Internet, j'avais écrit à peu près ce qui suit :
« Le coup de la
finance de François Hollande, c'est une resucée de la mensongère "rupture avec le
capitalisme" promise par François Mitterrand lors du Congrès d'Épinay en 1971, dont la France et le monde attendent néanmoins toujours les effets, quarante années plus tard. Et ils
patienteront longtemps aussi, avant de voir l'avènement de la nouvelle « croyance au miracle » de l'actuel candidat socialiste. »
Après tout, cela fait
maintenant plus de deux siècles
que les éternels
naïfs, cocus et frustrés espèrent que les vendeurs d'illusion et autres marchands de rêve transposent leur Idéal d'égalité absolue, de justice et de liberté parfaites dans la réalité quotidienne du monde ! !
!
Ainsi dressé sur ses
ergots de coq gaulois, un petit « Frenchie » a l’absurde prétention de mettre au pas
la finance internationale, alors que la Chine maoïste d'alors spécule à qui mieux-mieux aujourd'hui sur les marchés financiers internationaux, et que l’Europe, de sommet en sommet, n’est
toujours pas parvenue à régler leur compte à des agences de notation sans véritable légitimité qui font la pluie et le beau temps, en dehors de toute vérité avérée, à en juger d’après leurs propres dissensions sur l’attribution des notes.
En clair le candidat
Hollande entend ni plus ni moins « vouloir moraliser le capitalisme », ce qui est une preuve parmi tellement d'autres de la « débilité
intellectuelle » de l'époque, dont les soi-disant « élites » d’aujourd’hui refusent de débattre, ainsi que je peux en apporter la preuve.
C’est pourquoi leur
silence et leur rejet volontaire du véritable débat d’idées, maintes fois proposé, m’autorisent aussi à dénoncer la lâcheté et la malhonnêteté intellectuelles de ces
faiseurs d’opinion de l’époque, tous milieux confondus [Médias de toutes tendances, responsables politiques de tous bords, intelligentsia (prétendus intellectuels ou
pseudo-philosophes) et associations moralisatrices à sens unique], ainsi que vous le trouverez amplement étayé, intellectuellement et philosophiquement, dans le texte annexé,
Mensonges et lâcheté des élites.
Toutefois, compte-tenu de
l'abondance des documents annexés, dans lesquels vous trouverez amplement développée mon argumentation dénonçant les mensonges et les croyances au miracle
du penser superstitieux sur lesquels ils se fondent, je me borne ici à indiquer brièvement en quoi il consiste.
Le penser
superstitieux humain, longuement analysé dans l'œuvre du philosophe juif allemand Constantin Brunner (1862-1937), héritier spirituel des plus grands penseurs universels, tant mystiques
authentiques, tels Lao-Tseu, le Bouddha et le Christ, entre autres, que vrais philosophes du UN
absolu, parmi lesquels Socrate, Platon, Giordano Bruno et Spinoza, consiste à absolutiser fictivement le contenu seulement relatif de notre entendement ; en clair, à faire passer mensongèrement
pour
absolu, pour Vérité absolue, les infinies vérités relatives, bien souvent contradictoires, qui
s'affrontent aujourd’hui dans notre monde politique en particulier.
Le penser superstitieux humain s'exprime dans la religion, toutes les religions sans exception (monothéistes ou non), dans la
métaphysique matérialiste, ou scientisme, dans la métaphysique idéaliste, ou pseudo-philosophie spiritualiste des « philosopheurs »
Descartes et Kant
notamment, dans l'idéologie, toutes idéologies confondues, altermondialisme inclus, et dans le moralisme
[Morale et condamnations moralisatrices partisanes des Autres, au nom de LA Morale :
LAQUELLE ? !], tous catéchismes réunis, y compris le catéchisme soi-disant universel contemporain, ou Déclaration
universelle des droits de l'homme de 1948, dont seule l'inobservation est réellement universelle - sauf à vous-même ou à quiconque,
évidemment, de démontrer le contraire, à l'aune du devenir du monde depuis sa promulgation !
Pour ce qui est
des mensonges et des « croyances au miracle » du candidat Hollande, je vous renvoie au contenu des lettres suivantes, qui avaient respectivement pour objet,
Primaire socialiste :
« François Hollande disqualifié ! » (cf. lettre du
27 septembre 2011), François Hollande, J’ACCUSE
: « Arrêtez de mentir et de tromper
l’opinion ! »
(cf.
lettre du 28 octobre
2011), et François Hollande, pour mémoire et
information: « Débilité
intellectuelle de l’époque,
lâcheté
et
malhonnêteté
de ses
élites ! » (cf. lettre du 26 décembre
2011).
Pour faire bonne mesure,
en matière de Vérité, je joins également ma lettre du 15 dernier adressée au quotidien Le Monde, en sa qualité de fervent soutien partisan de la gauche en général et du Parti socialiste en particulier, lettre qui avait pour objet, Le
Monde, J'ACCUSE
(énième !) : « François
Hollande, un président
"normal" ? ! »,
dont j’attends et attendrai longtemps la réponse.
Je
vous informe,
en effet, que ce
grand quotidien, du moins le prétendent nos intellectuels de gauche, a jeté officiellement
l’éponge
devant moi, le 26 janvier 2004, sans avoir pour autant
établi jusque-là la fausseté de mes
affirmations
sur des points très précis de désaccord éventuel, ni contesté mes propos depuis
lors, malgré mon insistance invitant sans cesse Le Monde à débattre sur le fond.
Je
termine ce florilège de documents envoyés par ma lettre du 25 novembre dernier à EELV, et donc à Éva Joly en particulier. Elle avait sans ambiguïté
pour objet : EELV, J’ACCUSE :
« "Carabistouilles"
électoralistes, cacophonie, pause
médiatique et mensonge
écolo ! »,
et j’y dénonçai le
mensonge du scientisme contemporain si favorable aux partis de gauche, mais qui n’en trompe pas moins
l’opinion nationale et internationale – sauf à vous-même, évidemment, d’en apporter la démonstration contraire, après en avoir pris
connaissance.
J’en viens aux
incohérences du candidat Hollande, que vous retrouverez, ici et là, en parcourant les documents annexés. Elles consistent pour l’essentiel à prendre, aujourd’hui, l’exact contre-pied de ses prises de position d’apparatchik d’alors. Ainsi le candidat socialiste vient-il de
déclarer au Bourget, le 23 dernier, son intention délibérée de « faire la guerre aux petits caïds de banlieue », alors qu’il jetait de l’huile sur le feu, en novembre 2005, au plus fort des émeutes en banlieue, quand une véritable
union républicaine aurait pu suffire à les éteindre, comme je le lui avais écrit dans ma lettre du 6 novembre 2005 dénonçant son comportement partisan en ces termes :
« Malgré votre
malhonnêteté et votre lâcheté intellectuelles avérées par l’ensemble du courrier adressé entre le 6 octobre 2000 et le 29 juin dernier, toujours sans réponse à ce jour sur le fond, mais que je
tiens à la disposition de quiconque - y compris de la Justice, si vous le jugez utile ! -, je ne peux laisser passer sans réagir très vivement votre attitude actuelle dans cette période
d'insurrection, pas plus que vos propos antirépublicains faisant de Nicolas Sarkozy LE "bouc émissaire" de la situation. Cette pratique
du « bouc émissaire, que vous condamnez quand elle vise les vôtres, devrait vous mettre dans une position embarrassante à son égard, à la juger d’un point de vue intellectuel et
philosophique.
En
effet, comment
qui que ce soit pourrait-il assumer, à lui tout seul, la pleine responsabilité de tel
ou tel évènement du monde, alors que TOUT y dépend de l’enchaînement infini de l’infinité des causes et des effets de tout ce qui advient dans notre monde (phénomènes naturels, évènements historiques, actions de groupes,
décisions et actes individuels) ? » [Fin de citation]
Autre incohérence de
taille, relevée dans la réunion du Bourget, François Hollande a déclaré : « Je n’aime pas les honneurs ! ». Cela s’appelle
« se moquer du monde », et en particulier des électeurs, du seul fait de méconnaître la « triplette » de nos motivations égoïstes, amour, argent et gloire, à laquelle personne n’échappe, à commencer
par moi, et sans oublier les sept milliards d’êtres humains d’aujourd’hui, comme je le lui ai très souvent fait savoir.
François Hollande
voudrait donc sûrement nous faire croire qu’il souhaite passer cinq ans dans les appartements et autres salons dorés du Palais de l’Élysée, avec tout
ce que cela entraîne comme honneurs de toutes sortes, uniquement pour faire le bonheur des Français, mais je vous donne, d’ores et déjà, rendez-vous
en 2017, si nous sommes encore là, pour juger de ses résultats en matière de satisfaction des électeurs.
D’ici-là, sauf à lui-même
d’apporter la démonstration contraire, son propos me donne une nouvelle et énième occasion de l’accuser de mentir et de tromper l’opinion, mais il ne vous est pas
interdit de prendre sa défense, au vu de l’abondante documentation annexée, pour peu qu’elle soit intellectuellement et philosophiquement étayée !
J’ajoute à mon
argumentation à charge que François Hollande est un grand spécialiste, en matière de
« rêve »,
comme le confirme d’ailleurs son discours du Bourget, précisément commencé par l’évocation du « rêve
français » - mais, en matière de « Vérité »,
c’est une toute autre
affaire ! ! !
Là, en effet, il frise,
non seulement l’incohérence, mais carrément la « débilité intellectuelle », ainsi que je le lui ai également fait savoir sans ambages, en
le mettant même au défi de confronter devant la justice sa vérité et la mienne, à savoir celle des
grands diseurs universels de LA Vérité éternelle absolue, au nom de laquelle je n’ai eu de
cesse, durant plus de dix ans, de dénoncer ses mensonges et ses croyances au miracle !
Je vous en laisse
d’ailleurs juger par vous-même, au vu des deux déclarations suivantes du candidat socialiste, rappelées dans mes récents courriers à son intention – preuves matérielles d’envoi à
l’appui !
Sans oublier un récent
propos parlant de « réenchanter le rêve français », la première déclaration dénoncée a été faite sur LCI, le 21 novembre 2004, où François Hollande a parlé, avec la plus extrême conviction, de « cette gauche qui
veut changer le monde et qui sait comment le changer. » (Sic !)
La seconde, toute
récente, puisque faite après sa victoire à la « primaire socialiste », n’en est pas moins une « croyance au miracle », du genre
de celles dont il a le secret. Le candidat socialiste à ni plus ni moins affirmé, en effet :
« Avec moi, demain, le monde sera
meilleur qu’aujourd’hui, je vous en fais la promesse ! » :
vous avez dit
« charlatan » ? !
OUI, tout à fait exactement, comme j’avais
dénoncé, en son temps, le 15 octobre 2003, les propos de charlatan de José Bové, dont le texte est encore à votre disposition.
Quand je pense aux
commentateurs de France 5 parlant sans rire de la « crédibilité »
de François Hollande, au
cours de l’émission, C dans l’air, qu’il vous est encore possible de réécouter, je n’ai vraiment pas eu tort d’écrire : « Le monde ment et Le Monde - donc les médias en général – colporte les mensonges du monde ! » (Cf. Texte
annexé, Mensonges et lâcheté des élites)
En réalité, la soi-disant « crédibilité » de François Hollande n’est que directement proportionnelle à
la « crédulité »
de ses partisans, comme il en va d’ailleurs de toutes les mesures proposées par quelque
candidat que ce soit pour les raisons suivantes.
D’abord, aucun n’a la certitude que, une fois élu, la nouvelle Assemblée nationale, dont il aura besoin pour faire adopter ses mesures, sera majoritairement de son bord, ce qui suffit à en compliquer l’adoption et la mise en application, voire à rejeter la disposition promise pendant la
campagne présidentielle, d’où un premier mensonge.
Ensuite, le second est éternel, autrement dit valide jusqu’à la fin des temps. En effet, dans notre monde humain, où TOUT est relatif et RIEN n’est absolu, TOUT comporte à la fois du positif, des avantages, et du négatif, des inconvénients, ce qui vaut évidemment pour toutes les mesures promises aujourd’hui par quelque candidat que ce soit – donc, objet de satisfaction pour
les uns, et de mécontentement pour les autres !
Ainsi, pour en juger, à propos de celles du candidat Hollande, en matière de logement,
d’impôts, d’économie, d’éducation et de retraite, je me borne à vous renvoyer à un article publié le 26 dernier sur Internet, à 14:08, sous l’intitulé, « Le programme de Hollande est-il crédible ? », dans lequel des économistes ont passé au crible le projet. Bien entendu, pour être intellectuellement
honnête, je vous rappelle que, comme écrit ci-dessus, ceci vaut également pour les mesures promises par tout candidat quel qu’il soit.
J’en termine par mon accusation d’utilisation de la « méthode Coué » par le candidat Hollande, sûrement inspiré par la campagne de Ségolène Royal et son prétendu pouvoir d’instaurer un soi-disant
« ordre juste », mais aussi par celle de Barack Obama avec son slogan mensonger de campagne, Yes, we can, dont il est sûrement revenu depuis,
j’espère, au vu de la réalité des faits, et notamment du résultat des élections de mi-mandat.
Ainsi de même, puisqu’il croit sûrement qu’il suffit
de vouloir pour pouvoir, en raison de notre prétendu « libre arbitre » le candidat socialiste n’a en effet aucun doute qu’il convaincra Angela Merkel sur les eurobonds et le nouvel objectif fixé à la Banque Centrale Européenne, alors que Nicolas Sarkozy n’y est toujours
pas parvenu, malgré de nombreuses rencontres et la grande complicité qui unissait ces deux dirigeants.
Comme je pense avoir suffisamment exposé mes griefs contre le candidat Hollande et ses
mensonges, entre autre, je m’en tiens donc là, dans l’attente de vos éventuelles objections contraires, intellectuellement et philosophiquement étayées. A défaut, LCPAN
manifesterait, comme tant d’autres faiseurs d’opinion nommément dénoncés en quelques cinq cents lettres, son intention délibérée de continuer aussi à colporter les mensonges et les « croyances au miracle » du monde, donc
à manipuler et à tromper sciemment l’opinion.
Toutefois, dans la souhaitable éventualité où vous accepteriez de prendre part au seul et
unique véritable débat d’idées qui vaille, à savoir celui qui ne consiste pas à opposer, à l’infini,
des points de vue relatifs partisans à d’autres, tout aussi relatifs et partisans, mais à les confronter, tous sans exception, à LA Vérité éternelle absolue,
celle qui suffit à TOUS les invalider dans leur prétention à dire l’Absolu, ce qui est absolument absolu, ou à parler au
nom de l’Idéal, je vous remercie de votre attention et vous prie d’agréer, Monsieur, mes salutations philosophiques, laïques et républicaines, sauf à
vous-même, évidemment, de démontrer le contraire.
Annexe : I – Lettres des 27 septembre, 28 octobre et 26 décembre 2011 à François Hollande
II - Lettre du 25 novembre 2011 à Éva Joly
III - Lettre du 15 janvier 2012 au quotidien Le Monde
IV - Texte, Mensonges et lâcheté des
élites