Patong Beach, le 21 février 2012

 

Objet :

François Hollande, pour information: « Le "coup de la finance", les mensonges, les incohérences et autre "méthode Coué" du candidat Hollande! »

                                                                                    

Monsieur François Hollande                                  

36, avenue Victor Hugo

19000 Tulle

Télécopie : 05 55 20 38 38

 

[A l’attention d’Arnaud Montebourg, Annick Lepetit, Benoît Hamon, Bertrand Delanoë, Bruno Julliard, Claude Dilain, Dominique Strauss-Kahn, Elisabeth Guigou, François Patriat, François Rebsamen, Harlem Désir, Henri Emmanuelli, Karim Zéribi, Jack Lang, Jean Glavany, Jean-Marc Ayrault, Jean-Marie Le Guen, Jean-Pierre Chevènement, Julien Dray, Laurent Fabius, Lionel Jospin, Malek Boutih, Manuel Valls, Martine Aubry, Michel Rocard, Michel Sapin, Olivier Duhamel, Pierre Moscovici, Robert Badinter, Ségolène Royal, Stéphane Le Foll et Vincent Peillon]

 

« Si je sais la vérité et ne gueule pas la vérité, je suis le complice des escrocs et des faussaires ! »  [Charles Péguy]

 

Monsieur,

 

Comme je m’y étais engagé envers Gérard Leclerc, président de La Chaîne parlementaire de l’Assemblée nationale, je vous fais parvenir la copie de la lettre que je lui avais adressée le 3 courant, sous ce même intitulé.

 

Vous pourrez y constater que mes accusations de mensonges et de tromperie de l’opinion sont bien antérieures à celle de Nicolas Sarkozy envers vous. Cela fait en effet près de douze ans que je n’ai eu de cesse de les dénoncer, arguments intellectuels et philosophiques à l’appui, tout comme il en va de vos « croyances au miracle » déguisées en promesses mensongères, sans jamais pour autant recevoir de réponses contraires argumentées sur le fond. 

 

Mes accusations remontent au temps, où vous étiez Premier secrétaire du parti socialiste, et plus précisément ma première lettre date du 6 octobre 2000. Elle avait pour objet, « Rêve et réalité », et je m’y bornai, alors, à vous mettre en garde, au même titre que l’ensemble du personnel politique, toutes tendances confondues, contre l’escroquerie intellectuelle et la tromperie de l’opinion, en dénonçant déjà vos propres mensonges !

 

Depuis lors ont suivi plus de vingt lettres à votre intention et à celle du parti socialiste, y compris sous la direction de Martine Aubry, sans oublier le courrier adressé nommément aux caciques socialistes mis en exergue ici, soit environ soixante-dix lettres, dont j’attends toujours également, à une exception notable près confortant mon point de vue, une réponse contraire argumentée à mes accusations sans ambiguïté.

 

Toutefois, comme l’intégralité de cette correspondance est toujours à votre disposition, je n’entends pas reprendre ici mon argumentation pour la énième fois, et je me borne donc à relever que votre obstination dans le silence et le refus de débattre atteste que vous n’avez pas d’arguments valables à m’opposer sur le fond, ce qui est une preuve supplémentaire que vous mentez et trompez sciemment l’opinion – sauf à vous-même, évidemment, de démontrer le contraire avant le premier tour de l’élection présidentielle, car, à défaut, vous aurez manipulé l’opinion jusqu’au bout, dans le seul souci de vos intérêts égoïstes personnels et collectifs !

 

D’autre part, concernant mes accusations de mensonge et de tromperie de l’opinion, je ne peux évidemment pas manquer de vous rappeler que je vous ai mis au défi de confronter en justice votre vérité et la mienne. Elle n’est rien autre que celle exprimée, au cours des siècles et des millénaires, par les grands diseurs universels de LA Vérité éternelle absolue, mais elle suffit à invalider définitivement tous les points de vue relatifs de notre monde humain, de surcroît très souvent partisans, dans leur prétention à dire l’Absolu et à parler au nom de l’Idéal, ainsi que vous vous autorisez à le faire, en trompant même vos partisans.

 

Que penseraient-ils de vous, d’ailleurs, s’ils découvraient le pot aux roses et apprenaient que LA Vérité invalide vos promesses mensongères, fondées pour l’essentiel sur votre superstitieuse « croyance au miracle » de pouvoir transposer l’Idéal dans le quotidien, à l’exemple du scientisme contemporain faisant croire aux éternels naïfs, toujours cocus et frustrés, en son pouvoir d’instaurer sur la planète un climat « sur mesure » pour l’éternité ?

 

Jusqu’ici, en tout cas, j’attends toujours du GIEC, de Barack Obama, de José-Manuel Barroso, de Nicolas Sarkozy, d’Éva Joly et autres scientistes d’Europe Écologie – Les Verts, à l’exemple de Nicolas Hulot, Daniel Cohn-Bendit et Cécile Duflot, sans oublier tous les médias dûment informés, etc., la réponse à ma question à validité éternelle, en matière de climat. Vous en avez été également informé, personnellement, ainsi que les preuves d’envoi suffisent à l’établir - et ce, même si les collaborateurs de votre permanence de Tulle, ou du siège du parti socialiste ne vous en informent pas, le destinataire c’est vous !

 

L’essentiel est en effet pour moi d’apporter la preuve que mon courrier a bel et bien été envoyé et reçu, puisque je peux ainsi prouver votre lâcheté et votre malhonnêteté intellectuelles, à côté de quoi l’accusation de Nicolas Sarkozy envers vous a très peu de poids, puisque manquant des arguments de fond essentiels.

 

Pour les retrouver, je vous renvoie à la lecture de mes trois dernières lettres, mais je vous fais parvenir également mon courrier du 15 dernier adressé au quotidien Le Monde, votre important soutien partisan, mais tout aussi menteur, lâche et intellectuellement malhonnête que vous, puisque ayant même honteusement et officiellement capitulé devant moi, le 26 janvier 2004.

 

De la sorte, seuls votre silence et votre refus avéré de débattre sur le fond seront l’élément principal de votre éventuelle élection à la présidence de la République, sauf à vous-même de démontrer, d’ici-là, la fausseté de mes affirmations sur des points très précis de désaccord concernant, non seulement ce courrier, mais également l’intégralité de ma correspondance, puisque celle-ci est déjà à votre disposition et à celle de tous les caciques socialistes mis en exergue ici.

 

Dans cette éventualité, à défaut de quoi vous manifesteriez, une fois de plus, votre lâcheté et votre malhonnêteté intellectuelles, je vous remercie de votre attention et vous prie d’agréer, Monsieur, mes salutations philosophiques, laïques et républicaines – sauf à vous-même ou à quiconque, évidemment, de démontrer le contraire !

 

Annexe : 1 - Lettre du 3 février 2012 à Gérard Leclerc, président de LCPAN

                2 - Lettre du 15 janvier 2012 au quotidien Le Monde

 

 

Patong . Beach, le 19 février 2012

 

Objet : 

Le Figaro : « Euthanasie, "Nicolas Sarkozy, J'ACCUSE !" »

 

Direction et Comité de rédaction

LE FIGARO

14, boulevard Haussmann

75009 PARIS

Fax : 01 56 52 23 57

         01 42 21 22 99

                                                                                

 [A l'attention particulière de Jean Sévillia et Éric Zemmour]

 

« Si je sais la vérité et ne gueule pas la vérité, je suis le complice des escrocs et des faussaires ! »  [Charles Péguy]

 

Mesdames, Messieurs,

 

L'entretien accordé par Tugdual Derville de l’Alliance VITA à Marion Brunet, journaliste au Figaro, et paru dans l’édition de votre quotidien du 17 courant, sous l'intitulé « Légaliser l'euthanasie serait lourd de conséquences », me donne une excellente occasion de vous faire part de la correspondance adressée à Nicolas Sarkozy sur cette question, suite à sa déclaration de la campagne présidentielle 2007, publiée dans le n°1805 de l’hebdomadaire Le Point du 19 avril 2007, sous le titre, « Lobbying – Les vrais raisons des militants de l’euthanasie ».

 

D’après son auteur, Nicolas Sarkozy avait en effet déclaré publiquement, le 11 février 2007:

 

 «« On ne peut pas rester les bras ballants face à la souffrance d’un de nos compatriotes qui en appelle à ce que ça se termine. »

 

Comme écrit dans ma lettre du 18 septembre 2008, adressée à l’Élysée en envoi recommandé avec accusé de réception, dont le récépissé postal est à votre disposition, c’était clair et sans ambiguïté, puisque le candidat-président parlait bien, là, de l’euthanasie et de son intention de faire avancer le débat durant son quinquennat pour accorder aux Français ce qui avait été obtenu en la matière par nos voisins belges, néerlandais et helvètes, voire luxembourgeois.

 

Or, non seulement rien n’a avancé en cinq ans, en ce sens, mais les récentes déclarations de Nicolas Sarkozy, tant dans Le Figaro Magazine du 9 courant que dans Le Figaro du 11, attestent qu’il réaffirme son mensonge d’alors, d’où l’objet de mon nouveau courrier à son intention, Nicolas Sarkozy, J’ACCUSE : « Euthanasie et réaffirmation d’un mensonge avéré ! », dans lequel figure une grande partie des arguments déjà exposés dans ma lettre précédente, toujours à votre disposition.

 

Des deux déclarations rappelées ci-après, il ressort bien que Nicolas Sarkozy a bel et bien confirmé sans ambiguïté son opposition, voire son hostilité, à la légalisation de l’euthanasie, en dépit de sa déclaration contraire du 11 février 2007 - vous avez dit « mensonge » ? !

 

Assurément, à la lecture de ce qui suit, nul ne pourrait en douter, en confrontant ses propos .d’hier et ceux d’aujourd’hui, puisque Nicolas Sarkozy vient effectivement de déclarer successivement :

 

« Je ne souhaite pas de changement de législation sur l'euthanasie, la loi Leonetti est parfaitement équilibrée et fixe un principe, celui du respect de la vie. » [Cf. Le Figaro Magazine du 9 février 2012]

 

« Non. L'euthanasie légalisée risquerait de nous entraîner vers des débordements dangereux et serait contraire à notre conception de la dignité de l'être humain. La loi Leonetti est parfaitement équilibrée, elle fixe un principe, celui du respect de la vie. Pour le reste, laissons place au dialogue entre le malade, sa famille et le médecin. Cela s'appelle faire preuve de compréhension et d'humanité. On n'est pas obligé de légiférer sur tout et tout le temps. » [Cf. Le Figaro du 11 février 2012]

 

Je vous laisse le soin de trancher si ces diverses déclarations contradictoires constituent ou non un mensonge, et surtout je vous saurais gré de bien vouloir me faire connaître les arguments intellectuels et philosophiques justifiant votre prise de position, quelle qu’elle soit.

 

Il vous suffirait, d’ailleurs, pour cela de réfuter intellectuellement et philosophiquement, non seulement les arguments exposés dans la lettre annexée, mais également ceux avancés dans le texte joint, Mensonges et lâcheté des élites, visant à dénoncer, entre autre, le moralisme, ou superstition moraliste.

 

Ce texte constitue en effet un véritable réquisitoire contre les mensonges et les « croyances au miracle » du penser superstitieux humain, dont use et abuse notre époque, dite moderne, à travers la parole médiatisée de ses « soi-disant élites », dictant le vrai et le faux, et décrétant du Bien et du Mal soi-disant absolus.

 

Notre époque se croit, en effet, au summum du penser des idées, alors qu’elle est, en matière de Vérité, tout aussi « obscurantiste » que celles qui l’ont précédée, au fil des siècles et des millénaires, et que que ses prétendues « élites », tous milieux confondus [Médias de toutes tendances, responsables politiques de tous bords, intelligentsia (prétendus intellectuels ou pseudo-philosophes), et associations moralisatrices à sens unique] n’ont eu, depuis plus de dix ans, ni l’honnêteté ni le courage intellectuels, a fortiori les arguments nécessaires, pour débattre sur le fond, en démontrant la fausseté de mes affirmations sur des points très précis de désaccord. 

 

Et la période pré-électorale actuelle me fournit d’ailleurs une excellente occasion de signaler à votre attention la correspondance adressée au candidat Hollande, dont je lis avec délectation la diatribe contre Nicolas Sarkozy pour avoir dénoncé ses mensonges, alors qu’il y a plus de dix ans, depuis le 6 octobre 2000 très précisément, que je n’ai eu de cesse, dans une vingtaine de lettres à votre disposition, de l’accuser de colporter les mensonges et les « croyances au miracle » du monde, donc de tromper et de manipuler sciemment l’opinion, sans jamais répondre sur le fond.

 

C’est pourquoi je vous livre, à charge pour vous d’en faire bon usage, mes toutes dernières lettres à l’intention du candidat-président socialiste. Leurs objets sans ambiguïté attestent que François Hollande ment et trompe l’opinion, comme il en va d’ailleurs de ses principaux soutiens médiatiques, parmi lesquels Le Monde au premier chef.

 

J’ai pu ainsi, en lui lançant même le défi de confronter en justice sa vérité et la mienne, celle des grands diseurs universels de l’UN absolu, forcément Unique, non seulement dénoncer ses mensonges, flagrants, mais établir aussi sa lâcheté ainsi que sa malhonnêteté intellectuelles, et pire, sa "débilité intellectuelle", du seul fait de croire au miracle, en parlant de réenchanter le rêve français : vous avez dit « magicien », ou « charlatan », et vous avez raison !  

 

Pour en apporter la preuve, je tiens à votre disposition, outre la vingtaine de lettres évoquée, celle du 27 septembre dernier, ayant pour objet, Primaire socialiste : « François Hollande disqualifié ! », celle du 28 octobre adressée sous l'intitulé, François Hollande, J’ACCUSE : « Arrêtez de mentir et de tromper l’opinion ! », et celle du 26 décembre ayant  pour titre, François Hollande, pour mémoire et information: « Débilité intellectuelle de l’époque, lâcheté et malhonnêteté de ses élites ! »

 

Pour terminer, je ne peux manquer d'évoquer également ma lettre du 15 janvier dernier, adressée nommément aux repreneurs du quotidien Le Monde, Pierre Bergé, Xavier Niel et Matthieu Pigasse, sous l'accusation sans ambiguïté, Le Monde, J'ACCUSE (énième !) : « François Hollande, un président "normal" ? ! », ainsi que celle du 25 novembre dernier à Éva Joly portant comme objet, EELV, J’ACCUSE : « "Carabistouilles" électoralistes, cacophonie, pause médiatique et mensonge écolo ! »

 

En conclusion, j’attire donc votre attention sur le silence et le refus avéré de débattre de toutes les élites dénoncées, soit plus de deux cents en quelques cinq cents lettres envoyées durant plus de dix ans, en espérant que vous accepterez au moins de prendre part au seul et unique véritable débat d’idées qui vaille.

 

Celui-ci ne consiste pas à confronter, à l’infini, des points de vue relatifs partisans à d’autres, tout aussi relatifs et partisans, mais à les opposer, tous sans exception, à LA Vérité éternelle absolue qui suffit à TOUS les invalider dans leur prétention à dire l’Absolu, ou à parler au nom de l’Idéal – sauf à vous-mêmes, évidemment, de démontrer le contraire !

 

Faute de véritable confrontation sur le fond, concernant la question de LA Vérité, obstinément refusée par toutes les élites de l’époque, les citoyens-électeurs n’ont de choix qu’entre les mensonges  et les « croyances au miracle » des uns et des autres – entre « bonnet blanc et blanc bonnet, aussi longtemps que le véritable débat d’idées n’aura pas lieu – et ce n’est pas demain la veille, intérêts égoïstes de toutes sortes obligent !

 

Néanmoins, dans l’éventualité où vous accepteriez de participer au seul débat valable sur LA Vérité précisément, à défaut de quoi vous manifesteriez également votre intention délibérée de continuer à colporter les mensonges et les croyances au miracle du monde, donc à tromper et à manipuler sciemment l’opinion, je vous remercie de votre attention et vous prie d’agréer, Mesdames, Messieurs, mes salutations philosophiques, laïques et républicaines - sauf à vous-mêmes, évidemment, de démontrer le contraire !

 

Annexe : 1 - Lettre du 18 février 2012 à Nicolas Sarkozy

               2 - Lettre du 26 décembre 2011 à François Hollande

               3 - Lettre du 15 janvier 2012 au quotidien Le Monde

               4 - Texte, Mensonges et lâcheté des élites  

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Patong Beach, le 14 février 2012

 

Courriel :xxxxxx

 

Objet :

Nicolas Sarkozy, J’ACCUSE: « Euthanasie et réaffirmation publique d’un mensonge  avéré ! » [FIN]

 

Monsieur Nicolas Sarkozy 

Palais de l'Elysée

55, rue du Faubourg Saint-Honoré

75008 Paris

 

« Si je sais la vérité et ne gueule pas la vérité, je suis le complice des escrocs et des faussaires ! »  [Charles Péguy]

 

Monsieur,

 

Comme aucun humain, en vérité, n’est en mesure de connaître l’Idéal « en soi », il s’agit donc toujours uniquement de nos conceptions seulement relatives, individuelles ou collectives, assurément inspirées par l’Idéal,  mais jamais de l'Idéal en soi, comme l’exprime lucidement et sobrement ce mot sublime du Christ : « Mon royaume (Absolu ou Idéal en soi) n’est pas de ce monde. ». Et les humains se devraient de le méditer sans cesse, au lieu de continuer à se servir de l’Idéal, à charge contre les Autres - et ce, près de deux mille ans après cette parole de Vérité du Christ, dénonçant par ailleurs la fable des bons et des mauvais, des gentils et des méchants, toujours d’actualité deux millénaires plus tard ! 

 

Sauf à vous-même, évidemment, de démontrer la fausseté de ce bref exposé philosophique permettant de distinguer « radicalement » le relatif de l’absolu en raison de l’abîme à jamais infranchissable qui les sépare, comme vous avez précisément évoqué des raisons philosophiques pour justifier la décision signifiée à Rémy Salvat, l’opinion serait très certainement curieuse de les connaître.

 

Il ne tient donc qu’à vous-même de les exposer publiquement, sauf à contrevenir délibérément au « principe de transparence » sans cesse exigé des Autres, mais plus rarement de soi-même ! Ainsi, hormis le seul fait du prince, l’opinion pourrait-elle juger de la pertinence de votre refus d’euthanasie active, car même le pouvoir suprême ne confère aucune légitimité à dire absolument le Bien et le Mal !

 

QUI vous a donné, en effet, les pleins pouvoirs pour décider seul du droit de vivre ou de mourir de vos concitoyens, alors que vous avez tout loisir d’inclure la question de l’euthanasie active dans votre programme référendaire, ce qui aurait pour avantage de ne pas vous faire supporter, seul, le poids d’une éventuelle responsabilité morale personnelle ? !

 

J’en viens pour terminer à la raison donnée pour justifier votre opposition à l’euthanasie active, à savoir le soi-disant « respect de la vie », dont chacun peut juger, au quotidien, ce qu’il en est dans notre monde. Ce principe fixé, dites-vous, par Jean Leonetti, censé incarner ainsi la Parole divine, mais tellement peu sûr de lui-même qu’il n’a toujours pas eu jusqu’ici l’honnêteté et le courage intellectuels de répondre à ma lettre du 26 mars 2008, déjà évoquée, dans laquelle je pouvais pourtant lui écrire vertement, sans susciter la moindre réaction :

 

« Il semble, hélas, que ma démarche d’aujourd’hui sur l’euthanasie - ou suicide assisté, pour ceux qui ont peur des mots ! -, aura tout aussi peu de succès auprès de tous les « bienpensants » qui s’arrogent le droit, dans ce domaine comme sur tant d’autres questions sociétales, de décréter du Bien et du Mal prétendument absolus sur Terre. Certes, c’est tellement « juteux » de faire culpabiliser les Autres, après avoir fixé soi-même les règles du jeu, tout en se faisant passer pour de « vertueux » donneurs de leçons de morale, que les uns et les autres, en raison de leurs intérêts forcément contrariés par la reconnaissance de LA Vérité absolue, ne sont pas disposés de sitôt à en débattre - a fortiori à renoncer aux avantages escomptés de leur silence, y compris dans les urnes !

 

Au vu de la déjà longue histoire de l’humanité et des condamnations moralisatrices des siècles et des millénaires passés [Cf. Socrate, le Christ, Giordano Bruno, Galilée et Spinoza, entre autres hérétiques], je n’ai pas grand mérite à prédire qu’il en sera ainsi jusqu’à la fin des temps, pour la seule et unique raison que la nature égoïste humaine est « inchangeable » - sauf, évidemment, pour les vendeurs de rêve et les marchands d’illusion, au nombre desquels se comptent les « politiques » en général avec leurs fallacieuses promesses de changer le monde (cf. François Hollande), d’établir un « ordre juste » (cf. Ségolène Royal), ou d’instaurer un « monde nouveau » (cf. Nicolas Sarkozy) !  

Pour en venir à la question de l’euthanasie, ses adversaires se retranchent, qui, derrière l’éthique médicale à l’exemple de Patrice Pelloux, qui, derrière des abus éventuels, d’autres, derrière le Dieu des religions, lequel, ayant donné la vie, serait  seul légitimé à la reprendre, paraît-il. Toutefois, ses opposants ne sont jamais à court d’arguments pour justifier qu’ils auraient (eux, si humains !) laissé Vincent Humbert vivre comme un légume pendant quarante ans ou plus, sans bouger ses membres, sans voir (imaginez l’angoisse !), sans parler, sans pouvoir effectuer seul les actions intimes les plus élémentaires, tout en assistant quotidiennement à sa déchéance progressive, et pour résumer : 100% dépendant pour tout, 24 heures sur 24, ad vitam aeternam !

 

Est-ce donc vraiment la fin de vie, dont vous rêvez pour vous en pareil cas, afin de la poursuivre jusqu’au bout pour rester conforme, en bonne logique, à vos convictions d’aujourd’hui ? Au vu du calvaire que vous auriez fait endurer à Vincent Humbert, pendant des décennies peut-être, n’allez plus dire aux citoyens-électeurs que « vous aimez les gens », pas plus que Patrice Pelloux, d’ailleurs ! Qui êtes-vous donc, vous les soi-disant bienpensants hypocrites, pour vous autoproclamer porte-parole de l’Idéal, alors que vous exprimez seulement votre conception personnelle, subjective, « relative » d’un Idéal qui, certes, inspire le moindre de nos concepts (liberté et égalité, par exemple), mais à jamais un « royaume, qui n’est pas de ce monde », comme l’enseignement du Christ aurait dû suffire à vous le faire comprendre et accepter ? ! ! !

 

En réalité, vous fonctionnez à l’encontre de sa Parole de vérité, car, si vous n’aimez pas réellement les gens, vous aimez la gloriole, les hochets du pouvoir, le confort matériel de la situation et autres joujoux, dont vous êtes mieux à même de juger que moi ! Toutefois, en égoïste qui assume, je ne vais pas reprocher aux Autres un égoïsme en tout point semblable au mien, mais je suis en droit de dénoncer la lâcheté et la malhonnêteté intellectuelles de tous ceux qui font, hypocritement et mensongèrement, l’opinion, sans avoir le courage de débattre ! ! !

 

Par chance pour lui, si je puis dire, Vincent Humbert a eu une mère « vraiment » aimante et combattive, au point d’accepter de se séparer d’un fils de vingt ans, car elle avait compris son désir et son véritable intérêt. Grand merci également au docteur Frédéric Chaussoy d’avoir montré que des hommes de l’ombre pouvaient être mille fois plus humains que nos décideurs professionnels de la politique, du monde médical, et certains médias, à commencer par le nouvel Observateur et son directeur-fondateur, Jean Daniel !

 

Quant à Chantal Sébire, encore si jeune, elle aurait eu, par la grâce de « vertueux », tels que Patrice Pelloux et vous-même, le « plaisir », voire le bonheur, de vivre pour contempler dans son miroir pendant des années encore, voire des décennies, son visage de plus en plus déformé – peut-être un des supplices, le plus difficile à supporter pour une femme, sans oublier l’atroce douleur que rien ne semblait calmer totalement, sauf mauvaise information de ma part, bien entendu.

 

Mais il est vrai qu’en matière de prévention de la douleur, quand on a entendu un ancien ministre de la Santé, très médiatisé par ailleurs, déclarer sans sourciller sur une chaîne télévisée : « On ne savait pas que les enfants souffraient. » (Sic !), on a tout compris de nos soi-disant « élites », qui décident de ce qui est bien ou mal pour nous - y compris à propos de notre mort et de notre souffrance !

 

Et le fait d’être à la place où elles sont, fut-ce par la volonté populaire, ne leur a jamais donné le droit de dire le Bien ou le Mal absolus, puisque l’Absolu ou Idéal n’est définitivement pas de ce monde ! Alors, qu’elles cessent leur discours bienpensant et moralisateur, elles n’expriment que leur point de vue « relatif », pas l’Idéal en soi !  ! !

 

Face à tous les arguments et autres arguties proposant la solution unique des soins palliatifs, par ailleurs très insuffisamment développés  en France, je me borne à vous renvoyer à la question : « Comment font donc les Belges, les Luxembourgeois et les Suisses, citoyens de pays tout aussi démocratiques que le nôtre, avec leur autorisation légale d’aider une personne à mourir dans la dignité, c’est-à-dire en abrégeant des souffrances intolérables, et en lui évitant le triste spectacle de sa dégradation annoncée ? »

 

Ils ont dû sûrement aussi avoir conscience des dérives et des abus éventuels, des réserves présentées par la superstition religieuse, et soulever également l’objection de l’éthique médicale. A propos de cette dernière, le problème est que, non seulement la réponse est fournie par le corps médical, dont les membres sont majoritaires au sein du Comité consultatif national d’éthique, mais elle est surtout  l’émanation du penser superstitieux.

 

Et ce n’est pas le Comité consultatif national d’éthique qui sera légitimé à me contredire, car j’attends toujours sa réponse à mes lettres des 7 octobre 2007 et 13 janvier 2008, dans lesquelles je dénonçais la superstition moraliste fondée seulement sur trois fictions, ainsi que je l’avais démontré – sauf au CCNE d’établir le contraire, évidemment ! » [Fin de citation]

 

Après ce très long exposé dénonçant les mensonges de la superstition religieuse et moraliste décrétant par votre entremise ce qui serait absolument bien ou mal, je vous renvoie à la lecture du texte annexé, Mensonges et lâcheté des élites, dans lequel vous trouverez amplement exposée mon argumentation intellectuellement et philosophiquement étayée, à laquelle il ne vous sera pas interdit d’opposer vos propres arguments contraires basés sur la Raison et non sur la Foi, c’est-à-dire fondés sur la démonstration, et pas sur la croyance aveugle des divers modes d’expression du penser superstitieux humain, religion et moralisme en l’occurrence.

 

Á défaut de réponse argumentée, voire d’absence de réponse tout court, vous manifesteriez encore une fois votre intention délibérée de continuer à colporter les mensonges et les « croyances au miracle » du monde, donc à tromper et à manipuler sciemment l’opinion, à l’exemple des responsables politiques de tous bords, à commencer par le candidat Hollande, des médias de toutes tendances, notamment le quotidien Le Monde et France Culture, ainsi que les soi-disant intellectuels ou pseudo-philosophes de l’époque, parmi lesquels Bernard-Henri Lévy au premier chef, sans oublier nombre d’associations moralisatrices à sens unique, dont le MRAP et SOS Racisme en particulier.

 

Néanmoins, dans l’éventualité de votre réponse argumentée sur des points très précis de désaccord, en vous remerciant de votre attention, je vous prie d’agréer, Monsieur, mes salutations philosophiques, laïques et républicaines, sauf à vous-même, évidemment, de démontrer le contraire.

 

Annexe : Texte, Mensonges et lâcheté des élites

 

               

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Annexe : Texte, Mensonges et lâcheté des élites

 

               

 

 

 

 

 

 

 

 

Patong Beach, le 14 février 2012

  

Courriel :

 

Objet :

Nicolas Sarkozy, J’ACCUSE: « Euthanasie et réaffirmation publique d’un mensonge  avéré ! »

 

Monsieur Nicolas Sarkozy

Palais de l'Elysée 

55, rue du Faubourg Saint-Honoré 

75008 Paris 

 

 « Si je sais la vérité et ne gueule pas la vérité, je suis le complice des escrocs et des faussaires ! »  [Charles Péguy]

Monsieur,

Dans vos récents propos publiés dans Le Figaro Magazine du 9 courant, vous avez très précisément déclaré :

 

« Je ne souhaite pas de changement de législation sur l'euthanasie, la loi Leonetti est parfaitement équilibrée et fixe un principe, celui du respect de la vie. »,

  

Et dans l’entretien accordé au Figaro du 11 février sous l’intitulé, Mes valeurs pour la France, à la question suivante du journaliste, Sur la fin de vie, souhaitez-vous une évolution législative?, vous avez répondu :

 

« Non. L'euthanasie légalisée risquerait de nous entraîner vers des débordements dangereux et serait contraire à notre conception de la dignité de l'être humain. La loi Leonetti est parfaitement équilibrée, elle fixe un principe, celui du respect de la vie. Pour le reste, laissons place au dialogue entre le malade, sa famille et le médecin. Cela s'appelle faire preuve de compréhension et d'humanité. On n'est pas obligé de légiférer sur tout et tout le temps. »


Ces déclarations me fournissent une excellente occasion de vous rappeler ma lettre du 18 septembre 2010, adressée à l’Élysée en envoi recommandé avec accusé de réception, ainsi que l’atteste le récépissé postal ci-joint.


Ce courrier qui avait pour objet,
« Philosophie, euthanasie et "débilité intellectuelle" » demeure néanmoins toujours sans réponse à ce jour, et ceci me permet de vous renvoyer au mot de Péguy, mis en exergue ici, dénonçant les menteurs de toutes les époques, ces éternels escrocs et faussaires de LA Vérité éternelle absolue.

 

En effet, ou bien ils l’ignorent, voire la nient, et surtout, comme je peux le prouver, ils ont peur de confronter leurs mensonges et leurs « croyances au miracle à son jugement, car il suffit à tous les invalider dans leur prétention à dire l’Absolu, la Vérité ou réalité absolue, et à parler au nom de l’Idéal – en particulier celui du Bien et du Mal, dont usent à merveille les moralisateurs publics de l’époque pour justifier  leurs décisions unilatérales en matière d’euthanasie notamment, ou de quelque autre sujet profitable pour leurs intérêts égoïstes de toutes sortes, notamment électoraux et financiers !


Dans le courrier rappelé, je vous avais notamment écrit, en préambule :


« Quatre mots seulement de votre lettre apportant à Rémy Salvat une réponse négative à sa demande d’euthanasie, en vous fondant sur des raisons dites philosophiques mais non précisées, me donnent une nouvelle occasion de dénoncer les mensonges et les « croyances au miracle » sur lesquels continuent de fonctionner hypocritement la société humaine universelle contemporaine en général et la communauté française en particulier, tout en prenant grand soin de refuser le véritable débat de fond qui suffit à les invalider, tous sans exception, dans leur prétention à exprimer l'absolu, LA Vérité absolue. » [Fin de citation]


Pour mémoire, notre époque se croit en effet au comble du modernisme dans le domaine des idées, alors qu’elle fait montre du même penser superstitieux que les pires périodes
obscurantistes de l’humanité, puisque se fondant pareillement sur ce qui caractérise essentiellement la Superstition dans ses divers modes d’expression [Religion, métaphysique, idéologie et moralisme] et qui consiste à faire passer des vérités seulement relatives, de surcroît bien souvent partisanes, pour LA Vérité éternelle absolue.

 

Ainsi les raisons dites personnelles et philosophiques de votre réponse négative à Rémy Salvat ne sont-elles en réalité que l’absolutisation fictive, donc mensongère, de nos valeurs de Bien et de Mal soi-disant absolues sur lesquelles vous vous fondez pour décider en monarque absolu pour le coup, comme suffit à en témoigner votre refus de débattre sur le fond en matière de moralisme [Morale et condamnations moralisatrices des Autres au nom de LA Morale : LAQUELLE ? !]

 

En vérité, il n’y a pas, et il n’y aura jamais, de Morale absolue, c'est-à-dire absolument Unique, donc absolument vraie, puisque seule l'unicité, parmi d’autres critères, est gage d'absoluité. En effet, lorsque deux vérités, a fortiori davantage, se font face, aucune d’elles ne peut prétendre exprimer LA Vérité absolue, ainsi qu’il en va, par exemple, pour la religion en général et les religions monothéistes en particulier.

 

C’est pourtant seulement votre superstitieuse absolutisation de Bien et Mal qui vous autorise à imposer votre décision unilatérale en matière d’euthanasie. Aussi est-il indispensable, pour faire avancer ce débat jusqu’au point où sont parvenus nos voisins belges, helvétiques et néerlandais, de confronter tous les points de vue moralisateurs superstitieux à LA Vérité absolument absolue qui invalide la prétendue absoluité de Bien et de Mal. En effet, philosophiquement parlant,  la coexistence de deux absolus est une impossibilité absolue par définition, donc un mensonge – sauf à vous-même ou à quiconque, évidemment, de démontrer le contraire !

 

Ainsi, lorsque vous évoquez des raisons personnelles et pseudo-philosophiques, autrement dit seulement relatives en matière de Vérité, pour justifier la décision signifiée à Rémy Salvat, croyez-vous vraiment que le législateur belge, helvétique et néerlandais ne se soit pas aussi posé les mêmes questions concrètes et n’ait pas soulevé de semblables objections avant de trancher dans un sens contraire au nôtre ?

 

Nos voisins ont certainement pesé aussi le pour et le contre, et en particulier ils ont sûrement analysé les objections des opposants sur les risques de dérapage et la soi-disant éthique médicale interdisant de donner la mort. Sur ce dernier point, c’est à se demander comment s’en accommodent aujourd’hui les médecins belges, helvétiques et néerlandais – sauf, évidemment, à leur récuser a posteriori toute éthique !

 

En tout cas, voilà un sérieux argument de moins sur le plateau « contre » de la balance – sauf à juger « absolument » du Bien et du Mal, comme le font les moralisateurs d’ici. Parmi eux, je ne peux manquer de citer en premier le Conseil consultatif national d’éthique, dont j’attends toujours une réponse contraire argumentée à ma lettre du 20 septembre 2008 ayant pour objet, « Euthanasie et superstition moraliste », tout comme j’attends celle de Jean Leonetti à ma lettre du 26 mars 2008 sous le même intitulé, tant les deux s’accordent en matière de penser superstitieux pour juger « absolument » du droit de mourir de leurs concitoyens et de la manière légalement autorisée d’y parvenir.

 

Je constate toutefois que nos voisins, sur la seule base d’arguments personnels uniquement « relatifs », ont eu le grand mérite d’ouvrir le débat et de trancher en faisant fi de nos arguments moraux, tandis que vous ne semblez pas être enclin à le faire aujourd’hui plus qu’hier, ce qui rabaisse ainsi les Français au rang de citoyens européens de seconde zone.

 

Pourtant, si j’en crois un article publié dans le n°1805 de l’hebdomadaire Le Point du 19 avril 2007, et sauf à vous d’établir un quelconque mensonge dans le texte intitulé « Lobbying – Les vrais raisons des militants de l’euthanasie », son auteur vous prête la déclaration publique suivante, faite le 11 février 2007:

 

« On ne peut pas rester les bras ballants face à la souffrance d’un de nos compatriotes qui en appelle à ce que ça se termine. »

 

C’était sans ambiguïté, mais si l’on confronte cette déclaration à la teneur de la lettre adressée par Rémy Salvat demandant votre aide, vous confirmez bien la « relativité » de toutes les opinions humaines conduisant chacun à penser et à dire, aujourd’hui, le contraire de ce qu’il a pensé et dit auparavant – et ceci concerne en particulier les décideurs politiques, comme vous l’illustrez si bien en la circonstance !

 

C’est pourquoi les propos lucides suivants, extraits de la lettre de Rémy Salvat à votre intention devraient vous inciter à respecter, aujourd’hui, votre parole du 11 février 2007, alors que la gauche, en cas de victoire du candidat Hollande, est en passe d’autoriser l’euthanasie active, confortant ainsi la promesse de Ségolène Royal qui écrivait dans sa lettre du 16 mars 2007 à Jean-Luc Romero, président de l’ADMD (Association pour le droit de mourir dignement):

 

« Je veux que nous allions courageusement au bout du débat pour pouvoir mettre en place, comme l’ont fait d’autres pays européens, une législation qui permette d’apaiser les souffrances les plus intolérables. »

 

Dans une lettre émouvante, dont l’intégralité est publiée sur Internet, Rémy Salvat vous avait notamment écrit ce qui suit :

 

« Je sais qu'en France, il n'y a pas de loi qui permette aux équipes médicales de pratiquer l'euthanasie. Ça m'empêche de vivre en paix (...). Il faut que la loi change ! (...) Le problème est que vous, Monsieur Nicolas Sarkozy, vous ne voulez pas en entendre parler. Moi, Rémy Salvat, je vous demande de laisser de côté votre avis personnel et d'arrêter d'être sourd. Vous le pouvez si vous êtes le président de tous les Français. »

 

Et j’ajouterai que vous ne pouvez pas continuer à rester sourd à cette voix venue d’outre-tombe qui vous rappelle à votre promesse en vous exhortant à la tenir, car vous avez effectivement le pouvoir d’enclencher publiquement le débat en consultant directement l’opinion, puisque vous entendez le faire sur des questions bien mineures, allocations de chômage par exemple.

 

Toutefois, comme vous ne pouvez pas ignorer que le peuple français est majoritairement en faveur de l’euthanasie active, à l’exemple des Belges, des Suisses et des Néerlandais, vous n’entendez pas lui poser directement une question dont vous connaissez par avance la réponse embarrassante pour vous : vous avez dit : « malhonnêteté intellectuelle » ? ! OUI, je persiste et je signe, quitte à vous-même, évidemment, de démontrer le contraire !

 

D’ici-là, au cas où vous acceptiez courageusement de débattre sur le fond, je vous précise que ma réponse en matière de Vérité, quel que soit le domaine concerné, ne varie pas et se limite, pour invalider toutes sortes d’arguments seulement relatifs, à celle déjà donnée pour l’euthanasie à Jean Leonetti et au Comité consultatif national d’éthique, ce Tribunal moral de l’époque censé juger « absolument » ce qui serait bien ou mal sur toute question sociétale qui lui est soumise, mais dont le « courage intellectuel » n’est pas la qualité première, au vu de son autisme.

 

Mon principal et imparable argument face à toute vérité relative, fictivement érigée en Absolu, en Vérité absolue, ou mensongèrement élevée à l’Idéal, se fonde précisément sur leur « relativité », exact contraire du UN absolu, et il me conduit à poser la question suivante, précisément en matière d’euthanasie :

 

« Pourquoi, à un même moment de l’Histoire européenne, voire mondiale, ce qui est moralement considéré ici comme mal est-il jugé moralement bien ailleurs, si la pensée contradictoire des uns et des autres est véritablement inspirée par l’Idéal  en soi ? Un Idéal, pourtant à jamais inconnaissable "en soi" pour nous les humains, mais que seuls de rares "initiés" seraient comme vous en mesure de  connaître "en soi" pour l’imposer ensuite aux Autres sur la base d’un dualisme de l’Idéal, cette énormité philosophique ! »

 

 

A TERMINER…

 

 

 

.

 

 

 

                                                                         Patong Beach, le 9 février 2012


Courriel : xxxxxx

 Objet : 

« Confirmation de lecture et Vérité ! »

                                                                        Monsieur Gérard Leclerc  

                                                                        Président de LCPAN

                                                                        Courriel : g.leclerc@lcpan

 

« Si je sais la vérité et ne gueule pas la vérité, je suis le complice des escrocs et des faussaires ! »  [Charles Péguy]

 

Monsieur,

 

Je vous remercie d'avoir confirmé la réception de ma lettre du 3 courant, transmise par courriel à La Chaîne Parlementaire de l'Assemblée nationale, mais je suis toutefois au regret de constater que vous ne semblez pas disposé à débattre sur le fond - sauf à vous-même, évidemment, de démontrer le contraire !

 

En conséquence, comme je dénonçai dans ce très abondant courrier les mensonges et les croyances au miracle des faiseurs d'opinion de notre époque, tous milieus confondus et déjà précisés, votre obstination dans le silence et le refus de débattre sur le fond, en démontrant la fausseté de mes affirmations sur des points trés précis de désaccord, classerait votre organe d'information au nombre des menteurs de l'époque, dont la liste abondamment fournie figure dans le texte, Mensonges et lâcheté des élites,  précisément en raison de leur silence et de leur refus de débattre, malgré un harcèlement constant de plus de dix ans pour obtenir leurs éventuelles objections contraires, intellectuellement et philosophiquement étayées.

 

En pleine période électorale, votre silence manifesterait donc votre soutien partisan aux menteurs dénoncés dans mon courrier du 3 courant, notamment le Parti socialiste et son candidat officiel ainsi qu'Europe Écologie - Les Verts et sa présidente Éva Joly nommément dénoncés officiellement.

 

Je vous remercie néanmoins de votre attention, et en vous invitant à méditer le mot de Péguy rappelé ci-dessus, je vous prie d'agréer, Monsieur, mes salutations philosophiques, laïques et républicaines,sauf à vous-même ou à quiconque, évidemment, de démontrer le contraire.

 

P J : Rappel du texte, Mensonges et lâcheté des élites

 

 

 

.

Patong Beach, le 3 février 2012

 

Objet : 

« Le "coup de la finance", les mensonges, les incohérences et autre "méthode Coué" du candidat Hollande ! » [Version expédiée] 

 

Monsieur Gérard Leclerc

Président de LCPAN

Courriel : g.leclerc@lcpan.fr

   

« Si je sais la vérité et ne gueule pas la vérité, je suis le complice des escrocs et des faussaires ! »  [Charles Péguy]

 

Monsieur,

 

J’étais sur le point d’envoyer à François Hollande un nouveau courrier sur le thème mentionné en objet, mais faute d'avoir pu expédier le commentaire rédigé en ligne sur le site Internet de La Chaîne Parlementaire de l'Assemblée nationale, LCPAN, pour dénoncer  la déclaration tonitruante du candidat socialiste contre la finance, je décide de m'adresser à vous en premier, mais je lui ferai également parvenir la copie de ce courrier.

 

Je joins à cet envoi mes toutes dernières lettres au candidat socialiste, mais ce ne sont que quelques-unes parmi la vingtaine d’autres toujours sans réponse sur le fond depuis plus de dix ans, malgré mes gravissimes accusations sans ambiguïté, ainsi que vous pourrez le constater.

 

Dans mon bref commentaire sur Internet, j'avais écrit à peu près ce qui suit :

 

« Le coup de la finance de François Hollande, c'est une resucée de la mensongère "rupture avec le capitalisme" promise par François Mitterrand lors du Congrès d'Épinay en 1971, dont la France et le monde attendent néanmoins toujours les effets, quarante années plus tard. Et ils patienteront longtemps aussi, avant de voir l'avènement de la nouvelle « croyance au miracle » de l'actuel candidat socialiste. »

 

Après tout, cela fait maintenant plus de deux siècles que les éternels naïfs, cocus et frustrés espèrent que les vendeurs d'illusion et autres marchands de rêve transposent leur Idéal d'égalité absolue, de justice et de liberté parfaites dans la réalité quotidienne du monde ! ! !

 

Ainsi dressé sur ses ergots de coq gaulois, un petit « Frenchie » a l’absurde prétention de mettre au pas la finance internationale, alors que la Chine maoïste d'alors spécule à qui mieux-mieux aujourd'hui sur les marchés financiers internationaux, et que l’Europe, de sommet en sommet, n’est toujours pas parvenue à régler leur compte à des agences de notation sans véritable légitimité qui font la pluie et le beau temps, en dehors de toute vérité avérée, à en juger d’après leurs propres dissensions sur l’attribution des notes.

 

En clair le candidat Hollande entend ni plus ni moins « vouloir moraliser le capitalisme », ce qui est une preuve parmi tellement d'autres de la « débilité intellectuelle » de l'époque, dont les soi-disant « élites » d’aujourd’hui refusent de débattre, ainsi que je peux en apporter la preuve.

 

C’est pourquoi leur silence et leur rejet volontaire du véritable débat d’idées, maintes fois proposé, m’autorisent aussi à dénoncer la lâcheté et la malhonnêteté intellectuelles de ces faiseurs d’opinion de l’époque, tous milieux confondus [Médias de toutes tendances, responsables politiques de tous bords, intelligentsia (prétendus intellectuels ou pseudo-philosophes) et associations moralisatrices à sens unique], ainsi que vous le trouverez amplement étayé, intellectuellement et philosophiquement, dans le texte annexé, Mensonges et lâcheté des élites.

 

Toutefois, compte-tenu de l'abondance des documents annexés, dans lesquels vous trouverez amplement développée mon argumentation dénonçant les mensonges et les croyances au miracle du penser superstitieux sur lesquels ils se fondent, je me borne ici à indiquer brièvement en quoi il consiste.

 

Le penser superstitieux humain, longuement analysé dans l'œuvre du philosophe juif allemand Constantin Brunner (1862-1937), héritier spirituel des plus grands penseurs universels, tant mystiques authentiques, tels Lao-Tseu, le Bouddha et le Christ, entre autres, que vrais philosophes du UN absolu, parmi lesquels Socrate, Platon, Giordano Bruno et Spinoza, consiste à absolutiser fictivement le contenu seulement relatif de notre entendement ; en clair, à faire passer mensongèrement pour absolu, pour Vérité absolue, les infinies vérités relatives, bien souvent contradictoires, qui s'affrontent aujourd’hui dans notre monde politique en particulier.

 

Le penser superstitieux humain s'exprime dans la religion, toutes les religions sans exception (monothéistes ou non), dans la métaphysique matérialiste, ou scientisme, dans la métaphysique idéaliste, ou pseudo-philosophie spiritualiste des « philosopheurs » Descartes et Kant notamment, dans l'idéologie, toutes idéologies confondues, altermondialisme inclus, et dans le moralisme [Morale et condamnations moralisatrices partisanes des Autres, au nom de LA Morale : LAQUELLE ? !], tous catéchismes réunis, y compris le catéchisme soi-disant universel contemporain, ou Déclaration universelle des droits de l'homme de 1948, dont seule l'inobservation est réellement universelle - sauf à vous-même ou à quiconque, évidemment, de démontrer le contraire, à l'aune du devenir du monde depuis sa promulgation !

 

Pour ce qui est des mensonges et des « croyances au miracle » du candidat Hollande, je vous renvoie au contenu des lettres suivantes, qui avaient respectivement pour objet, Primaire socialiste : « François Hollande disqualifié ! » (cf. lettre du 27 septembre 2011), François Hollande, J’ACCUSE : « Arrêtez de mentir et de tromper l’opinion ! » (cf. lettre du 28 octobre 2011), et François Hollande, pour mémoire et information: « Débilité intellectuelle de l’époque, lâcheté et malhonnêteté de ses élites ! » (cf. lettre du 26 décembre 2011).

 

Pour faire bonne mesure, en matière de Vérité, je joins également ma lettre du 15 dernier adressée au quotidien Le Monde, en sa qualité de fervent soutien partisan de la gauche en général et du Parti socialiste en particulier, lettre qui avait pour objet, Le Monde, J'ACCUSE (énième !) : « François Hollande, un président "normal" ? ! », dont j’attends et attendrai longtemps la réponse.

 

Je vous informe, en effet, que ce grand quotidien, du moins le prétendent nos intellectuels de gauche, a jeté officiellement l’éponge devant moi, le 26 janvier 2004, sans avoir pour autant établi jusque-là la fausseté de mes affirmations sur des points très précis de désaccord éventuel, ni contesté mes propos depuis lors, malgré mon insistance  invitant sans cesse Le Monde à débattre sur le fond.

 

Je termine ce florilège de documents envoyés par ma lettre du 25 novembre dernier à EELV, et donc à Éva Joly en particulier. Elle avait sans ambiguïté pour objet : EELV, J’ACCUSE : « "Carabistouilles" électoralistes, cacophonie, pause médiatique et mensonge écolo », et j’y dénonçai le mensonge du scientisme contemporain si favorable aux partis de gauche, mais qui n’en trompe pas moins l’opinion nationale et internationale – sauf à vous-même, évidemment, d’en apporter la démonstration contraire, après en avoir pris connaissance.

 

J’en viens aux incohérences du candidat Hollande, que vous retrouverez, ici et là, en parcourant les documents annexés. Elles consistent pour l’essentiel à prendre, aujourd’hui, l’exact contre-pied de ses prises de position d’apparatchik d’alors. Ainsi le candidat socialiste vient-il de déclarer au Bourget, le 23 dernier, son intention délibérée de « faire la guerre aux petits caïds de banlieue », alors qu’il jetait de l’huile sur le feu, en novembre 2005, au plus fort des émeutes en banlieue, quand une véritable union républicaine aurait pu suffire à les éteindre, comme je le lui avais écrit dans ma lettre du 6 novembre 2005 dénonçant son comportement partisan en ces termes :

 

« Malgré votre malhonnêteté et votre lâcheté intellectuelles avérées par l’ensemble du courrier adressé entre le 6 octobre 2000 et le 29 juin dernier, toujours sans réponse à ce jour sur le fond, mais que je tiens à la disposition de quiconque - y compris de la Justice, si vous le jugez utile ! -, je ne peux laisser passer sans réagir très vivement votre attitude actuelle dans cette période d'insurrection, pas plus que vos propos antirépublicains faisant de Nicolas Sarkozy LE "bouc émissaire" de la situation. Cette pratique du « bouc émissaire, que vous condamnez quand elle vise les vôtres, devrait vous mettre dans une position embarrassante à son égard, à la juger d’un point de vue intellectuel et philosophique. 

 

En effet, comment qui que ce soit pourrait-il assumer, à lui tout seul, la pleine responsabilité de tel ou tel évènement du monde, alors que TOUT y dépend de l’enchaînement infini de l’infinité des causes et des effets de tout ce qui advient dans notre monde (phénomènes naturels, évènements historiques, actions de groupes, décisions et actes individuels) ? » [Fin de citation]

 

Autre incohérence de taille, relevée dans la réunion du Bourget, François Hollande a déclaré : « Je n’aime pas les honneurs ! ». Cela s’appelle « se moquer du monde », et en particulier des électeurs, du seul fait de méconnaître la « triplette » de nos motivations égoïstes, amour, argent et gloire, à laquelle personne n’échappe, à commencer par moi, et sans oublier les sept milliards d’êtres humains d’aujourd’hui, comme je le lui ai très souvent fait savoir.

 

François Hollande voudrait donc sûrement nous faire croire qu’il souhaite passer cinq ans dans les appartements et autres salons dorés du Palais de l’Élysée, avec tout ce que cela entraîne comme honneurs de toutes sortes, uniquement pour faire le bonheur des Français, mais je vous donne, d’ores et déjà, rendez-vous en 2017, si nous sommes encore là, pour juger de ses résultats en matière de satisfaction des électeurs.

 

D’ici-là, sauf à lui-même d’apporter la démonstration contraire, son propos me donne une nouvelle et énième occasion de l’accuser de mentir et de tromper l’opinion, mais il ne vous est pas interdit de prendre sa défense, au vu de l’abondante documentation annexée, pour peu qu’elle soit intellectuellement et philosophiquement étayée !

 

J’ajoute à mon argumentation à charge que François Hollande est un grand spécialiste, en matière de « rêve »,  comme le confirme d’ailleurs son discours du Bourget, précisément commencé par l’évocation du « rêve français » - mais, en matière de « Vérité », c’est une toute autre affaire ! ! !

 

Là, en effet, il frise, non seulement l’incohérence, mais carrément la « débilité intellectuelle », ainsi que je le lui ai également fait savoir sans ambages, en le mettant même au défi de confronter devant la justice sa vérité et la mienne, à savoir celle des grands diseurs universels de LA Vérité éternelle absolue, au nom de laquelle je n’ai eu de cesse, durant plus de dix ans, de dénoncer ses mensonges et ses croyances au miracle !

 

Je vous en laisse d’ailleurs juger par vous-même, au vu des deux déclarations suivantes du candidat socialiste, rappelées dans mes récents courriers à son intention – preuves matérielles d’envoi à l’appui !

 

Sans oublier un récent propos parlant de « réenchanter le rêve français », la première déclaration dénoncée a été faite sur LCI, le 21 novembre 2004, où François Hollande a parlé, avec la plus extrême conviction, de « cette gauche qui veut changer le monde et qui sait comment le changer. » (Sic !)

 

La seconde, toute récente, puisque faite après sa victoire à la « primaire socialiste », n’en est pas moins une « croyance au miracle », du genre de celles dont il a le secret. Le candidat socialiste à ni plus ni moins affirmé, en effet :

 

« Avec moi, demain, le monde sera meilleur qu’aujourd’hui, je vous en fais la promesse ! » : vous avez dit « charlatan » ? ! OUI, tout à fait exactement, comme j’avais  dénoncé, en son temps, le 15 octobre 2003, les propos de charlatan de José Bové, dont le texte est encore à votre disposition.

 

Quand je pense aux commentateurs de France 5 parlant sans rire de la « crédibilité » de François Hollande, au cours de l’émission, C dans l’air, qu’il vous est encore possible de réécouter, je n’ai vraiment pas eu tort d’écrire : « Le monde ment et Le Monde - donc les médias en général – colporte les mensonges du monde ! » (Cf. Texte annexé, Mensonges et lâcheté des élites)

En réalité, la soi-disant « crédibilité » de François Hollande n’est que directement proportionnelle à la « crédulité » de ses partisans, comme il en va d’ailleurs de toutes les mesures proposées par quelque candidat que ce soit pour les raisons suivantes. 

D’abord, aucun n’a la certitude que, une fois élu, la nouvelle Assemblée nationale, dont il aura besoin pour faire adopter ses mesures, sera majoritairement de son bord, ce qui suffit à en compliquer l’adoption et la mise en application, voire à rejeter la disposition promise pendant la campagne présidentielle, d’où un premier mensonge.

Ensuite, le second est éternel, autrement dit valide jusqu’à la fin des temps. En effet, dans notre monde humain, où TOUT est relatif et RIEN n’est absolu, TOUT comporte à la fois du positif, des avantages, et du négatif, des inconvénients, ce qui vaut évidemment pour toutes les mesures promises aujourd’hui par quelque candidat que ce soit – donc, objet de satisfaction pour les uns, et de mécontentement pour les autres !

Ainsi, pour en juger, à propos de celles du candidat Hollande, en matière de logement, d’impôts, d’économie, d’éducation et de retraite, je me borne à vous renvoyer à un article publié le 26 dernier sur Internet, à 14:08, sous l’intitulé, «  Le programme de Hollande est-il crédible ? », dans lequel des économistes ont passé au crible le projet. Bien entendu, pour être intellectuellement honnête, je vous rappelle que, comme écrit ci-dessus, ceci vaut également pour les mesures promises par tout candidat quel qu’il soit.

J’en termine par mon accusation d’utilisation de la « méthode Coué » par le candidat Hollande, sûrement inspiré par la campagne de Ségolène Royal et son prétendu pouvoir d’instaurer un soi-disant « ordre juste », mais aussi par celle de Barack Obama avec son slogan mensonger de campagne, Yes, we can, dont il est sûrement revenu depuis, j’espère, au vu de la réalité des faits, et notamment du résultat des élections de mi-mandat.

Ainsi de même, puisqu’il croit sûrement qu’il suffit de vouloir pour pouvoir, en raison de notre prétendu « libre arbitre » le candidat socialiste n’a en effet  aucun doute qu’il convaincra Angela Merkel sur les eurobonds et le nouvel objectif fixé à la Banque Centrale Européenne, alors que Nicolas Sarkozy n’y est toujours pas parvenu, malgré de nombreuses rencontres et la grande complicité qui unissait ces deux dirigeants.

Comme je pense avoir suffisamment exposé mes griefs contre le candidat Hollande et ses mensonges, entre autre, je m’en tiens donc là, dans l’attente de vos éventuelles objections contraires, intellectuellement et philosophiquement étayées. A défaut, LCPAN manifesterait, comme tant d’autres faiseurs d’opinion nommément dénoncés en quelques cinq cents lettres, son intention délibérée de continuer aussi à colporter les mensonges et les « croyances au miracle » du monde, donc à manipuler et à tromper sciemment l’opinion.

Toutefois, dans la souhaitable éventualité où vous accepteriez de prendre part au seul et unique véritable débat d’idées qui vaille, à savoir celui qui ne consiste pas à opposer, à l’infini, des points de vue relatifs partisans à d’autres, tout aussi relatifs et partisans, mais à les confronter, tous sans exception, à LA Vérité éternelle absolue, celle qui suffit à TOUS les invalider dans leur prétention à dire l’Absolu, ce qui est absolument absolu, ou à parler au nom de l’Idéal, je vous remercie de votre attention et vous prie d’agréer, Monsieur, mes salutations philosophiques, laïques et républicaines, sauf à vous-même, évidemment, de démontrer le contraire.

 Annexe : I – Lettres des 27 septembre, 28 octobre et 26 décembre 2011 à François Hollande

                 II - Lettre du 25 novembre 2011 à Éva Joly

                 III - Lettre du 15 janvier 2012 au quotidien Le Monde

                 IV - Texte, Mensonges et lâcheté des élites

 

Patong Beach, le 30 janvier 2012

 

Objet :

« Dieu, une réponse parmi d’autres à la plus superstitieuse des questions ! » [FIN] 

 

Le Point

74, avenue du Maine

75014 PARIS

Fax : 01 43 21 43 24

Courriel : support@lepoint.fr

 

[A l’attention de Claude Imbert, Franz-Olivier Giesbert, Bernard-Henri Lévy, Catherine Golliau, Christophe Ono-dit-Biot, Emilie Lanez, François Dufay, Malek Chebel, Mireille Duteil et Violaine de Montclos]

 

« Je ne prétends pas que ma philosophie est la meilleure, mais je sais que je comprends la "vraie" philosophie. » [Spinoza]

 

« Si je sais la vérité et ne gueule pas la vérité, je suis le complice des escrocs et des faussaires ! »  [Charles Péguy]

 

Mesdames, Messieurs,

 

Cette analyse démonte le présupposé superstitieux sur lequel se fondent la religion ainsi que la métaphysique matérialiste et idéaliste avec leurs deux prétendus absolus. Le premier serait, soit le Dieu des religions monothéistes et de la pseudo-philosophie spiritualiste des Descartes et Kant, entre autres, soit un principe créateur (Primus motor d’Aristote, Premier agent des « philosopheurs » Avicenne et Averroès, big bang, théorie des cordes…), et le second serait notre monde lui-même, puisque supposé exister absolument, avoir une existence absolue.

 

Or, d'une part, la coexistence de deux absolus est une impossibilité absolue par définition, comme démontré more geometrico par Spinoza, et d'autre part, ni l'un ni l'autre de ces deux prétendus absolus n'est, en vérité, absolument absolu, ce qui vaut, tant pour le Dieu religieux ou idéaliste que pour notre monde lui-même, dont j'établis ci-après l'existence relative, mais fictivement absolutisée, autrement dit érigée mensongèrement  en Absolu.

 

Ainsi, la coexistence de deux absolus est-elle une impossibilité absolue, parce que tout quid décrété absolu ne doit faire qu'UN avec notre monde, et être, à la fois, unique, éternel, parfait, infini, illimité et immuable, ce que ne sont ni le Dieu des religions et de l’idéalisme cartésien ou kantien, ni notre monde humain.

 

En effet, le Dieu des religions monothéistes est loin d'être Unique, comme voudraient nous le faire croire ses fidèles juifs, chrétiens et musulmans malgré leurs dogmes différents, au nom desquels ils s'entretuent encore aujourd'hui, y compris entre fractions différentes au sein d'une même religion, chiites et sunnites par exemple.

 

Et de surcroît, ce Dieu soi-disant unique serait venu annoncer au monde une nouvelle vérité différente, au fil  des siècles et des millénaires : vous avez dit Vérité absolue ? !

 

Pour établir la « débilité intellectuelle » de l’époque, en matière de « Vérité absolue », je me borne à vous citer quelques passages de ma lettre du 11 avril 2009, adressée à France Culture sous l’intitulé, « Dieu, le Coran et l’obscurantisme sur France Culture », en raison des propos tenus par deux anciens maoïstes, Adel Rifaat et Baghat Elnadi, reconvertis en théologiens musulmans capables de tenir sur Dieu et sur son message des propos aussi « cohérents » (! ! !) que ceux qui suivent :

 

« Le Coran n’est pas la vérité absolue » (puisque chaque mot ne l’est pas selon Adel Rifaat)

 

« Dieu lui-même a révélé plusieurs textes », puisque le Coran reconnaît qu’il y a la Torah, qu’il y a les Evangiles, et reconnaît que ces livres-là sont des livres divins, des livres sacrés, des livres que Dieu a révélés aux hommes ; et ce n’est pas seulement ces deux livres ou ces trois livres, il y a, selon le prophète Muhammad, il y a plusieurs dizaines de livres qui ont été révélés et qui ont disparu…alors, être divin ou être sacré ne signifie pas nécessairement être éternel… c’est ça que nous essayons de dire.  (Baghat Elnadi)

 

 « Il y a dans le Coran comme livre fondamental, comme lieu fondamental de la psyché musulmane, ce problème de savoir si la parole de Dieu peut être discutée, et tout ce que nous disons par notre lecture du Coran, c’est qu’elle est à la fois transcendante et inscrite dans l’Histoire, donc qu’elle peut avoir des pans qui sont relatifs. » (Adel Rifaat): 

 

« Si nous pouvons, à notre très modeste niveau, participer à quoi que ce soit d’utile pour faire face aux problèmes évoqués, nous le faisons en nous plaçant au point névralgique où se conjuguent tous les malaises de ceux qui se réfèrent au Coran sans vraiment savoir ce qu’il dit, et à qui on a interdit de penser que « la parole de Dieu peut être relative aussi bien qu’absolue. » (Adel Rifaat) 

 

« Juste une chose très importante : « Dieu a dit des choses relatives », c’est inscrit dans le Coran, Dieu a reconnu qu’il pouvait changer des versets. » (Adel Rifaat)

 

« Donc, il y a des versets contradictoires dans le Coran ? (Ali Baddou) Exactement… il y a des versets qui annulent d’autres versets (Baghat Elnadi)

 

«  Et donc c’est, c’est capital, et donc Dieu peut dire des vérités relatives… c’est pas parce qu’il se trompe… quand il dit deux choses contradictoires, c’est tout simplement parce que la vérité a changé entre-tempsil a toujours raison, mais, en ce qui concerne ces questions, dans le relatif… mais c’est très important… (Adel Rifaat) [Fin de citation]

 

[Est-il bien utile de préciser que j’attends toujours une réponse de France Culture à ce courrier et aux autres, ce qui devrait suffire à nos plus ou moins lointains descendants pour juger de l’ « obscurantisme » de notre époque en matière de religion? !]

 

Après avoir établi la non-absoluité du Dieu religieux, du seul fait d’être tout sauf unique, il me reste à établir également la non-absoluité, l’existence non absolue, de notre monde humain, tel qu’il nous apparaît dans notre entendement pratique (cf. ci-dessus). S’il n'existe pas absolument, c’est qu’il n'existe que relativement, c’est-à-dire en relation à notre seul entendement spécifique humain qui le pense, mais, en dehors de celui-ci, il n'a aucune réalité pour les infinis entendements infinis de notre planète, puisqu’ils ne peuvent le saisir à la manière de notre penser humain.

 

De même, chacun des infinis mondes infinis n'existe qu'en relation à un entendement particulier qui le pense. Ainsi les mondes du chat, du chien, de la baleine, du vautour, du perroquet, de l'abeille, du papillon, etc., etc. n’existent-ils que relativement, c’est-à-dire en relation à chacun de ces pensers spécifiques, mais ils n'ont aucune véritable réalité pour notre entendement humain, incapable de les saisir à la manière d’un penser de chien, de chat, etc., etc.

 

Que savons-nous réellement, en effet, du monde du chien, du chat, des abeilles, etc., etc. avec notre penser humain, hormis ce que nous en donne à connaître notre anthropomorphisme, en clair notre penser superstitieux qui prend pour absolu, pour réalité absolue, ce que notre entendement spécifique ne pourra jamais saisir véritablement ?

 

En vérité, nous ne saurons jamais rien de ce qui est réellement pensé par les infinis pensers infinis ni rien de leur « penser » spécifique. Et pourtant, en vertu de l’ « omnia animata » spinoziste - TOUT pense ! -, tous ces infinis entendements pensent seulement « leur » monde relatif, c'est-à-dire uniquement en rapport avec  leur entendement particulier.

 

Toute espèce animale pense son monde spécifique, différent du nôtre et différent d'une espèce à l'autre, puisque chacun de ces mondes est relatif à un entendement particulier. Ainsi le monde et le temps de la mouche, entre autre, ne sont pas le monde et le temps de l'homme, mais pas davantage ceux du requin qui diffèrent de ceux de l'éléphant, lesquels diffèrent de ceux du vautour, du papillon et autres existences éphémères ou non - et ainsi pour l'infinité des espèces et des genres que nous considérons seulement avec notre penser « relatif ».

 

Et chaque entendement particulier permet de vivre en adéquation à son monde spécifique, comme il en va pour l’entendement et le monde des humains, de sorte que Brunner peut affirmer, à juste titre :

 

« Dans le monde des ânes (c’est-à-dire spécifique à l'entendement de l'âne), l'homme serait le plus sot des ânes » !

 

En effet, de même que notre entendement humain est « identique » à notre monde humain, en vertu de la proposition VII de Éthique II qui stipule : « L'ordre et la connexion des idées est le même (= identique à) que l'ordre et la connexion des choses », et donc nous sert à vivre et à nous orienter dans notre monde humain, chaque espèce a son entendement propre qui lui permet de vivre et de s'orienter dans le monde relatif  à son penser.

 

Aussi, faute de ne rien savoir véritablement de ces infinis mondes infinis, nous ferions mieux de remettre en question notre « pseudo-faculté » de connaître, de comprendre et d’expliquer « absolument » notre monde et les choses qui le constituent avec notre penser relatif d’où ne peut émerger la Vérité absolue.

 

C’est pourquoi les scientifiques d’aujourd’hui devraient s’interroger sur la question de savoir si leur avancée concernant le penser des espèces est véritablement dans la lignée philosophique de Spinoza et de Brunner, ou seulement une concession faite à notre anthropomorphisme.

 

J’en exonère évidemment Bernard d’Espagnat, en sa qualité de penseur spinoziste, pour avoir déclaré en son temps :

 

« Le réel par excellence, ce ne sont pas les contradictoires entités sur lesquelles travaillent les hommes de science contemporains, mais ce que Spinoza nomme la substance. » (cf. son ouvrage, Á la recherche du réel)

 

Un dernier argument de poids en forme de question me suffit pour établir l’existence seulement relative de notre monde, à savoir :

« Comment un monde perpétuellement en mouvement, donc en constant changement, en incessante transformation, pourrait-il exister absolument, ne serait-ce qu’un milliardième de seconde, dans cette modification ininterrompue ? »

 

Arès ce très long exposé, dont il ne vous est pas interdit d’avancer vos arguments contraires, il vous reste seulement la possibilité de trancher entre une relation de transcendance, celle des religions et de la métaphysique scientiste ou idéaliste, avec leurs deux absolus, et la relation d’immanence de la « vraie » philosophie en démontrant more geometrico la non-réalité du Dieu spinoziste, voire de la mystique authentique.

 

Pour mémoire, une relation de transcendance se caractérise par l’extériorité d’un Dieu extra-mondain, par des arrière-mondes aussi mystérieux que contradictoires, conduisant au « dualisme » des absolus, à la prétendue coexistence de « deux » absolus - cette aberration philosophique par excellence, puisqu’une substance ne peut pas produire une autre substance, ainsi que démontré more geometrico dans la première partie de l’Éthique !

 

La relation d’immanence connaît seulement l’UN absolu, nécessairement Unique (cf. Esprit, atman, tao, souffle, âme universelle, substance, Idée des idées, le Père, le Pensant de Brunner...). Et cet absolu UN  nous « inspire » notre monde, sans le créer pour autant ex-nihilo, sinon d’où nous viendraient nos Idéaux du Bien, du Beau et du Vrai sans lesquels nous ne pensons pas un seul concept en référence à l’Idéal du concept pensé (femme et femme idéale, justice, égalité, démocratie, et justice, égalité et démocratie idéales, etc., etc.).

 

D’où nous viendraient sinon nos concepts idéaux personnels relatifs sans une inspiration quelconque de l’Absolu ou Idéal ? De « rien » ? ! Ou alors, peut-être, des explications superstitieuses du matérialisme et de l’idéalisme, affirmant respectivement que la matière produit la pensée, comme le foie secrète la bile, ou que la pensée a le pouvoir de créer la matière ?

 

Gardons-nous bien, toutefois, de confondre l’Idéal « en soi », à jamais inconnaissable pour nous humains, avec les conceptions relatives que s’en forgent les individus et les multiples groupes d’appartenance, notamment communautaristes, et fictivement élevées à l’Idéal en soi, au nom duquel les uns et les autres jugent et condamnent moralement leurs contemporains sur la seule base de leur fiction de Bien et Mal absolus, très pratique pour distinguer mensongèrement les bons et les mauvais, les gentils et les méchants, les « vertueux » et les « salauds » - de nos jours, les prétendus racistes et les soi-disant antiracistes !

 

Chacun peut pourtant réaliser combien son idéal personnel inhérent à n’importe quel concept pensé est seulement relatif, puisqu’il diffère d’un individu à l’autre, d’un groupe d’appartenance à l’autre, sans être jamais l’expression de l’Idéal « en soi ». Et c’est pourtant sur ces chimères que fonctionne le monde politique en général, et la gauche en particulier, pour en tirer de substantiels avantages individuels et collectifs, électoraux et financiers notamment.

 

En résumé, et pour conclure, je vous laisse le soin de démontrer, arguments intellectuels et philosophiques à l’appui, la fausseté de mes affirmations sur des points très précis de désaccord concernant, tant la religion et la métaphysique en général que la non-absoluité, l’existence relative, de notre monde et de l’infinité des mondes infinis.

 

Dans cette éventualité, faute de quoi vous manifesteriez votre intention délibérée de continuer à colporter les mensonges et les « croyances au miracle » de l’époque, donc à tromper et à manipuler sciemment l’opinion, je vous remercie de votre attention et vous prie d’agréer, Mesdames, Messieurs, mes salutations philosophiques, laïques et républicaines, sauf à vous-mêmes, évidemment de démontrer le contraire.

 

Annexe, Texte, Mensonges et lâcheté des élites

 

 

 

 



 

 

 

 



 


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Patong Beach, le 30 janvier 2012

 

Objet :

« Dieu, une réponse parmi d’autres à la plus superstitieuse des questions ! »

 

Le Point

74, avenue du Maine

75014 PARIS

Fax : 01 43 21 43 24

Courriel : support@lepoint.fr

  

[A l’attention de Claude Imbert, Franz-Olivier Giesbert, Bernard-Henri Lévy, Catherine Golliau, Christophe Ono-dit-Biot, Emilie Lanez, François Dufay, Malek Chebel, Mireille Duteil et Violaine de Montclos]

 

« Je ne prétends pas que ma philosophie est la meilleure, mais je sais que je comprends la "vraie" philosophie. » [Spinoza]

 

« Si je sais la vérité et ne gueule pas la vérité, je suis le complice des escrocs et des faussaires ! »  [Charles Péguy]

 

Mesdames, Messieurs,

 

L’abondant dossier publié par votre hebdomadaire, le 22 décembre dernier, sous le titre de couverture, « Questions et réponses sur l’existence de Dieu », me donne une nouvelle et excellente occasion de vous rappeler la correspondance adressée aux collaborateurs du Point mis en exergue ici entre le 16 octobre 2000 et le 22 novembre 2009, mais toujours sans réponse sur le fond à ce jour.

 

Pourtant, dans une vingtaine de lettres, dont celle du 13 mai 2006 à Franz-Olivier Giesbert, suite à ses condamnations moralisatrices d’alors, et celle du 22 septembre 2008 à Claude Imbert, en réponse à son éditorial qui avait pour objet, Foi et raison, je n’ai eu de cesse de dénoncer le penser superstitieux humain, tel qu’il se manifeste dans la religion, toutes les religions sans exception (monothéistes ou non), dans la métaphysique matérialiste, ou scientisme, dans la métaphysique idéaliste, ou pseudo-philosophie spiritualiste des « philosopheurs » Descartes et Kant, entre autres, avec leur Dieu-créateur et son prétendu libre arbitre, dans l’idéologie, toutes idéologies confondues, et dans le moralisme [Morale et condamnations moralisatrices des Autres au nom de LA Morale : LAQUELLE ? !], tous catéchismes réunis, y compris le catéchisme soi-disant universel contemporain, ou Déclaration universelle des droits de l’homme de 1948, dont seule l’inobservation est réellement universelle – sauf à vous-mêmes ou à quiconque, évidemment, de démontrer le contraire, à l’aune du devenir du monde depuis sa promulgation, soit plus de soixante ans après !

 

De surcroît, à ce courrier était très souvent annexé mon texte fondateur, Mensonges et lâcheté des élites, dans lequel se trouvent, non seulement mon argumentation de fond établissant les mensonges et les « croyances au miracle » du penser superstitieux sous toutes ses formes, mais aussi les noms d’une centaine de soi-disant « élites » de l’époque, tous milieux confondus [Médias de toutes tendances, responsables politiques de tous bords, intelligentsia (prétendus intellectuels ou pseudo-philosophes) et nombre d’associations moralisatrices à sens unique, donneuses de leçons de morale aux Autres, parmi lesquelles Amnesty international, le CRIF, France Terre d’asile, le GISTI, la LICRA, la Ligue des droits de l’homme, le MRAP, SOS Racisme, etc.

 

Or, à ce jour, les destinataires nommément désignés des quelques cinq cents lettres adressées en une dizaine d’années ont toujours négligé de répondre sur le fond, en avançant leurs éventuels arguments contraires, ce qui suffit à attester la lâcheté et la malhonnêteté intellectuelles des faiseurs d'opinion d'aujourd'hui, aussi longtemps qu'ils n’auront pas démontré la fausseté de mes affirmations sur des points très précis de désaccord, et tout particulièrement en matière de Vérité éternelle absolue sur laquelle je me fonde pour les dénoncer. 

 

Pour mémoire, car tout a déjà été dit et redit sans susciter pour autant vos remarques contraires, le penser superstitieux humain consiste, selon le philosophe juif allemand Constantin Brunner (1862-1937), héritier spirituel des grands penseurs universels [Mystiques authentiques, tels Lao-Tseu, le Bouddha et le Christ, entre autres, et « vrais » philosophes du UN absolu, parmi lesquels Épictète, Marc-Aurèle, Sénèque, Socrate, Platon, Giordano Bruno et Spinoza], à absolutiser fictivement – donc, mensongèrement ! - le relatif, à savoir le contenu seulement relatif pensé par notre entendement pratique (cf. imaginatio et ratio spinozistes) dans et sur (à propos de) notre monde humain.

 

Concrètement, ce « faux-penser » ou penser du faux « Absolu », de l’absolu fictif, fait passer pour Vérité absolue les infinies vérités relatives, voire contradictoires, qui s’affrontent dans notre monde, ce qui a pour conséquence de tromper et de manipuler l’opinion, particulièrement en période électorale, mais surtout à propos de l’existence de Dieu.

 

Et sur ce sujet, divers extraits d’intervenants dans ce dossier, reproduits ci-après, attestent qu’à une question superstitieuse ne peuvent succéder que des réponses superstitieuses, comme suffit à l’établir le seul examen de la Raison pour contrer la Foi.

 

Ainsi le premier intervenant, Franz-Oliver Giesbert en l’occurrence, déclare :

 

« Certes, Dieu n’est pas scientifiquement prouvé et on peut se demander s’il le sera un jour. Entre Dieu et la science, c’est une vieille histoire qu’incarna si bien Blaise Pascal »

 

On croit rêver ! Attendre de la science qu’elle « prouve » l’existence de Dieu, c’est retourner aux temps les plus obscurantistes, auxquels appartient également notre époque, comme je n’ai de cesse de le dénoncer ! ! ! Et ce d’autant plus que la preuve n’est pas l’outil adéquat dans ce domaine, seule la démonstration more geometrico, à la manière de Spinoza, peut établir ce qui est absolument vrai ou pas dans notre penser humain !

 

Jean d’Ormesson, de l’Académie française, s’il vous plait, tient les propos suivants :

 

« Dieu est l’origine de tout, le but final et l’explication dernière. Il ne tolère aucune discussion, aucune hésitation, pas la moindre réserve. Il est toutes les réponses et ne pose aucune question. Sauf une : existe-t-il ? »

 

Que voilà une belle contradiction !  Suite à des propos assurés sur Dieu, décrété origine de tout et explication dernière, Jean d’Ormesson n’est même plus certain qu’il existe, puisque Dieu lui-même s’interroge ! ! !

 

« Tout au long de la fin de ce siècle et au siècle suivant, Dieu mène contre la science triomphante un combat d’arrière-garde. On ne donnera pas ici le ridicule d’entrer dans le grand débat pour ou contre son existence, auquel tant de grands esprits, de Platon et saint Augustin à Spinoza et Leibniz, de Jaspers et Teilhard de Chardin à Jacques Monod et François Jacob, ont donné tant d’éclat. »

 

Quel curieux mélange ! Réunir Platon et Spinoza avec des chrétiens avérés sur l’existence de leur Dieu, c’est assurément méconnaître l’Idée des idées de Platon et le Dieu-Substance de Spinoza, entre autres appellations de l’UN absolu, tellement éloignés du penser superstitieux des religions monothéistes sur la question de Dieu.

 

Jean d’Ormesson conclut :

 

« On se contentera d’énumérer brièvement quelques arguments avancés de part et d’autre. » »

 

Et d’Ormesson de citer des arguments pour et contre l’existence de ce Dieu, dont il semble finalement de moins en moins certain, puisqu’il met même en balance Dieu et le big-bang dans son idée de transcendance d’un univers qui aurait un début et une fin.

 

Or, précisément, comme ceci sera établi philosophiquement par la suite, la « vraie » philosophie ne connaît qu’une relation d’immanence entre le Dieu de Spinoza et les infinis mondes infinis, dont le nôtre, qui n’ont ni début ni fin  - sauf pour le penser superstitieux des religions monothéistes et de la métaphysique, tant matérialiste qu’idéaliste.

 

D'où suit leur question la plus superstitieuse de toutes, celle qui consiste, selon Brunner, à demander, à propos de notre monde et de ce qui s'y rapporte : « Comment tout cela a-t-il commencé ? ! »

 

Elle conduit même des scientifiques d’aujourd’hui à délirer, si j’en juge d’après votre dossier intitulé, Les scientifiques à la recherche de Dieu, dans lequel des tenants de la métaphysique matérialiste, ou scientisme, envisagent, non seulement la possibilité d’une « création ex-nihilo », mais même celle d’un Créateur.

 

On peut en effet relever, ici et là, dans le dossier :

 

« Les scientifiques s’intéressent de nouveau à l’hypothétique existence de Dieu. De plus en plus de chercheurs, en biologie comme en astrophysique, se posent à leur tour la fameuse question de Leibniz, "Pourquoi y a-t-il quelque chose plutôt que rien ?"   

 

Parce que la philosophie est morte faute d’avoir réussi à suivre les développements de la science moderne, en particulier de la physique », dixit Stephen Hawking - le pape du scientisme contemporain ! Ce sont les scientifiques qui ont repris le flambeau dans notre quête du savoir. Conclusion : La division du travail entre savants et théologiens est en train de s’estomper

Plus la science progresse, moins Dieu est tabou. On le traite même comme un banal objet d’expérience ! »

Et il ajoute : « Si on n’a pas de preuves de Dieu, on peut à peu près être sûr qu’il n’existe pas…» (Sic !)

Stephen Hawking parle de création spontanée (ex-nihilo !) et déclare : « On n’a pas besoin d’un créateur qui allume la mèche, l’univers peut se créer et se créera spontanément à partir de rien. La création spontanée est la raison pour laquelle il existe quelque chose plutôt que rien, et Hawking conclut à une suite de « coïncidences improbables ».

Bref, conclut l’auteur de ce dossier : «  Notre planète semble avoir gagné le gros lot au milieu d’une infinité de ratages ». Les scientifiques sont au moins d’accord sur un point : il est impossible de trouver une preuve de l’existence ou de la non-existence de Dieu. Dieu et la science ne jouent pas sur le même terrain. Il n’y a donc pas à les opposer ni à les unir. » : OUF ! [Fin de citation]

Hélas, la métaphysique idéaliste des Descartes, Kant et autres « philosopheurs » répond aussi à la superstitieuse question d’un commencement de notre monde à la manière des religions monothéistes avec leur Dieu-créateur disposant, de surcroît, d’un libre arbitre censé lui avoir laissé le choix de créer, ou non, notre monde. Mais, par chance pour nous, Dieu s’ennuyait, tout seul dans son paradis, sinon nous ne serions pas là…

Toutes ces réponses superstitieuses, résultant d’une question qui ne l’est pas moins, ne sont rendues possibles que par la méconnaissance et la confusion des facultés de notre entendement humain, d’où suit leur utilisation à mauvais escient, comme l’illustre l’exemple banal de la rotation de la Terre et du Soleil, différemment saisie par l’expérience des sens et par la raison, en l’occurrence la science. Nos sens nous donnent à voir, en effet, le soleil se levant à l’est et se couchant à l’ouest, donc en mouvement autour d’une planète immobile, alors que la raison, ou ratio spinoziste, le penser scientifique, nous enseigne exactement le contraire.

C’est donc un paradoxe de notre penser de croire « absolument réel », à la manière de saint Thomas, ce qui est perçu par l’expérience des sens, et a contrario de nier l’Absolu, le réel absolu, du seul fait de ne pas le percevoir comme nos choses humaines !

Votre dossier, Les scientifiques à la recherche de Dieu, me fournit par ailleurs un excellent exemple de la confusion des facultés, puisque j’ai pu y relever, en réponse à la fameuse question de Leibniz, le propos suivant de Stephen Hawking : « Parce que la philosophie est morte faute d’avoir réussi à suivre les développements de la science moderne, en particulier de la physique. »

On croirait entendre parler André Comte-Sponville sur Paris Pemière, au cours d’un débat télévisé, en mai 1999, animé par Serge Moati sur le thème, Pourquoi les philosophes ?

Comte-Sponville avait en effet déclaré, à mon plus grand ébahissement devant de tels propos indignes d’un « vrai » philosophe :

« La philosophie continue, parce qu’elle a toujours échoué. Le but des philosophes était de faire entrer la philosophie dans la voie sûre d’une science. Elle allait devenir aussi certaine que les mathématiques ; elle échoue à devenir scientifique. Je ne crois pas qu’on ait raison d’opposer les scientifiques et les philosophes ; ce ne sont pas deux disciplines qui seraient complètement opposées. »

 

Inutile de dire que ma lettre du 29 mai 2009 à son intention, ayant pour objet, Matérialisme et philosophie, demeure toujours sans réponse jusqu’ici, de même que les suivantes adressées entre mai 1999 et le 5 décembre 2009.

 

Sur le fond, il n’en demeure pas moins que, non seulement la philosophie n’est pas, et ne sera jamais, à la remorque de la science, mais c’est une autre preuve flagrante de la confusion des facultés. En effet, la science fait partie de notre penser relatif, où rien d’absolu ne se trouve, et ne se trouvera jamais, alors que la philosophie, la vraie philosophie, est la voie et la voix de l’UN absolu – sauf à vous-mêmes ou à quiconque, évidemment, de démontrer le contraire !

 

Aussi, face à de tels propos de « philosopheur », voire de matérialiste superstitieux, je ne peux manquer de vous apporter les précisions suivantes sur la théorie des facultés de Brunner, ou genres de connaissance de l’entendement humain. Sauf encore à vous-mêmes de démontrer le contraire sur des points très précis de désaccord, elle seule est en effet en mesure de corriger vos propos superstitieux sur la religion, entre autre mode d’expression de la Superstition sous toutes ses formes.

 

L'analyse des facultés de notre entendement humain, établie par le philosophe juif allemand Constantin Brunner (1862-1937), développe celle exposée par Spinoza dans Éthique II, proposition XL, scolie II.

 

Brunner distingue également trois facultés, ou genres de connaissance :

 

1- l’entendement pratique, regroupant l’expérience des sens et la raison, ou imaginatio et ratio spinozistes,

2 - le penser spirituel, ou penser de l’Esprit, appelé intuitio par Spinoza,

3 - le penser superstitieux, ou penser de l’analogon de l'Esprit, dont seul Brunner a si abondamment et si lucidement parlé, à propos de la religion, de la métaphysique et de la critique morale ou moralisme

 

Á ces trois facultés de l'entendement humain correspondent trois types de « vérités » propres à chacune d’elles. Ce sont respectivement :

 

1 - la vérité relative de l'entendement pratique, savoir scientifique inclus,

2 - la Vérité absolue du penser spirituel,

3 - la vérité « superstitieuse » de l'Analogon de l'Esprit, ou vérité relative fictivement « absolutisée », c’est-à-dire artificiellement présentée comme absolue.

 

A SUIVRE 

 

 

 

Preuve d’envoi du courrier et des documents adressés par fax au quotidien Le Monde

Afin qu’il n’y ait aucun doute sur l’envoi effectif de mes lettres publiées sur Overblog.com, je vous invite à consulter ci-après l’un des récépissés d’envoi du courrier adressé au quotidien Le Monde, car la lettre initiale et les documents joints ont fait l’objet de plusieurs fax.

Cher client(e),

Vous avez envoyé à 2012-01-16 06:55:57 GMT+01:00 un fax depuis votre compte au
33157674495 .

Votre envoi s'est déroulé correctement.
7 page(s). Votre destinataire a bien reçu votre fax.

Cordialement,
--
Toute l'équipe Axiatel

 

Patong Beach, le 15 janvier 2012 

Objet : Le Monde, J'ACCUSE (énième !) : « François Hollande, un président "normal" ? ! » [FIN]

 

Le Monde

80, Bd Auguste Blanqui

75707 Paris Cedex 13

Fax : 01 57 28 21 21



[A l'attention de Pierre Bergé, de Xavier Niel et de Matthieu Pigasse, repreneurs du quotidien Le Monde, ainsi qu'à celle de la Direction générale et du Comité de rédaction]



« Si je sais LA Vérité et ne gueule pas LA Vérité, je suis le complice des escrocs et des faussaires ! » [Charles Péguy]



Mesdames, Messieurs,

 

C’est donc, assurément, le seul manque d’arguments contraires qui vous a empêché de répondre à ma lettre du 22 novembre 2004, par ailleurs toujours à votre disposition. Elle avait pour objet « Changer le monde ! », mais j’y réfutai, arguments intellectuels et philosophiques à l’appui, votre « croyance au miracle ». 

Toutefois, il ne vous est pas interdit, aujourd’hui encore, au vu du pandémonium universel toujours d’actualité, d’avancer votre argumentation contraire détaillée établissant les moyens concrets et réalistes d’y parvenir, tandis que je maintiens mes propos d’alors affirmant ce qui suit en réaction à votre promesse mensongère de changer le monde :

« Rien n’est en mesure de changer l'homme, de faire de l’homme tel qu’il est, l’homme tel qu’il devrait être pour parvenir à la chimérique société de ses rêves. Aucune idéologie, aucun moralisme, aucune pédagogie, aucune révolution, aucune Église, aucun devoir de mémoire (Shoah comprise), aucun homme providentiel, aucun Messie nouveau, aucun type d’organisation sociale (sinon, pourquoi attendre ?), aucune Culture même mondialisée, pas plus que l’addition de lois à des lois, de textes internationaux à des textes internationaux, une quelconque réforme de l’ONU, de l’OMC ou de toute autre institution internationale, l’Europe fédérale ou non, une hypothétique gouvernance mondiale, ou quoi que ce soit d’autre, ne feront jamais du rêve d’aujourd’hui la réalité de demain : la Culture sous toutes ses formes est à jamais impuissante contre notre Nature !

Si vous contestez mes propos, ce qui est votre droit le plus légitime, à condition d’accepter d’en débattre, je vous mets au défi, ainsi que quiconque, penseurs, "politiques" et autres du monde entier, de m’indiquer concrètement comment éradiquer, de manière universelle et définitive : violence, conflits et rivalités individuels et collectifs, privilèges, injustices et inégalités, loi du plus fort, exploitation d’êtres humains, corruption et autres pratiques assimilables, discrimination sous toutes ses formes [race, nationalité, sexe, comportement sexuel, âge, statut social, situation de fortune, opinions religieuses, politiques et autres, handicap, maladie, apparence physique ou vestimentaire,...], etc., et comment instaurer tout aussi universellement et définitivement : démocratie, paix, justice, liberté, égalité et fraternité. Relever ce défi sera un excellent moyen de montrer que "vous savez comment changer le monde" !  

Seuls jusqu’ici, en effet, votre silence et votre refus de débattre vous permettent de continuer sans vergogne à manipuler l’opinion, comme vous venez d’en donner récemment la preuve en affirmant publiquement dans une déclaration télévisée à l’attention des gogos : « Demain sera meilleur qu’aujourd’hui, je vous en fais la promesse ! » - sauf à vous-même, évidemment, d’apporter la preuve du contraire ! »  [Fin de citation]

Dans l’idéologie comme ailleurs, la débilité intellectuelle du candidat Hollande se manifeste par sa constante référence à l’Idéal, à un Idéal pourtant à jamais inconnaissable « en soi »,  mais ceci ne l’empêche pas pour autant de faire croire à des dizaines de millions de potentiels naïfs, cocus et frustrés en son pouvoir de transposer l’Idéal dans le quotidien, exactement comme il en va pour la chimère climatique des écolos, également renvoyée à DEMAIN, toujours DEMAIN et seulement DEMAIN, ce qu’il vous sera très difficile d’infirmer, arguments à l’appui !

Néanmoins, François Hollande n’a de cesse, dans son incessante incantation parlant de changer le monde, de .promettre l’égalité absolue, la liberté idéale, qu’il restreint par ailleurs dès qu’il s’agit de l’islam, la paix éternelle et la démocratie parfaite. C’est, évidemment, un attrape-gogos censé le conduire au pouvoir suprême, mais même les plus dupes de ses électeurs, l’euphorie de la victoire passée, ne manqueront pas de lui reprocher rapidement de les avoir dupés - sauf aux intéressés mis en exergue ici de démontrer la fausseté de mon affirmation sur ce point comme sur tous les autres !

Pour terminer, je ne peux manquer de dénoncer la dernière forme du penser superstitieux restant à analyser, à savoir le moralisme, où socialistes, communistes, gauchistes et autres altermondialistes excellent, ainsi que votre quotidien, si j’en juge seulement par ce propos de Maître Jacques Vergès : « La gauche est moralisatrice, et c’est au nom de la morale qu’elle lance ses anathèmes. »

Et ainsi, en matière de moralisme, de superstition moraliste, par votre soutien indéfectible de la gauche en général, votre quotidien tombe également à pieds joints dans le travers essentiel de la Superstition, tous modes d’expression confondus.

En vérité, le procédé intellectuellement malhonnête utilisé par le penser superstitieux en général consiste, selon l’expression du philosophe juif allemand Constantin Brunner (1862-1937), héritier spirituel des plus grands penseurs universels, à « absolutiser le relatif », autrement dit à faire passer fictivement, donc mensongèrement, pour Vérité absolue le contenu seulement relatif pensé par notre entendement pratique (cf. imaginatio et ratio spinozistes) dans et sur (à propos de) notre monde humain.

En matière de moralisme, ce subterfuge témoigne bien de la débilité et de la malhonnêteté intellectuelles d’une époque, qui continue de fonctionner avec deux mille ans de retard sur la pensée du Christ, en se fondant sur des fictions déjà maintes fois dénoncées, mais dont j’attends toujours la démonstration contraire de votre quotidien, appuyée sur des arguments intellectuellement et philosophiquement étayés.

Certes, votre silence et votre refus avérés de débattre sur ce point sont évidemment très pratiques, puisqu’ils vous permettent, dans un monde où TOUT est relatif et RIEN n’est absolu, de vous poser en « Juge suprême » décrétant du Bien et du Mal absolus sur Terre pour condamner moralement ceux qui dérangent vos intérêts égoïstes de toutes sortes, individuels et collectifs.

QUI, donc, vous a fait juges de l’Absolu dans ce monde, où rien n’est absolu, puisque son « royaume n’est pas de ce monde », comme l’a annoncé ce grand diseur universel de LA Vérité éternelle absolue, il y a bientôt deux mille ans ? !

Et donc, sauf à vous-mêmes ou à quiconque, évidemment, de démontrer le contraire, ainsi que je l’attends depuis plus de dix ans, vous manifesteriez, une fois de plus, votre lâcheté et votre malhonnêteté intellectuelles. Vous continueriez, en effet, à fonctionner sur des fictions qui fondent vos condamnations moralisatrices partisanes - puisqu’essentiellement de gauche ! -, et sont donc la source de votre désinformation de l’opinion, comme je vous en ai si souvent accusé.

Brièvement rappelé, car TOUT a déjà été dit et redit, la première fiction du moralisme est la croyance superstitieuse en un Bien et un Mal prétendument absolus, puisque, à vous croire, ils ne comporteraient, respectivement, que des avantages, du positif, pour l’un, et seulement des inconvénients, du négatif, pour l’autre.

Or, dans notre monde relatif, « TOUT » comporte à la fois du « pour », du positif, des avantages, et du « contre », du négatif, des inconvénients, entre lesquels tranchent seulement les intérêts égoïstes des individus et des infinis groupes d’appartenance.  Sauf démonstration contraire, je vous laisse mesurer la débilité intellectuelle de l’époque sur cette première fiction du moralisme, prise pour une vérité absolue par les « censeurs autoproclamés » d’aujourd’hui - pour leur plus grand profit individuel ou communautariste, bien entendu !

La seconde fiction du moralisme, toujours d’actualité après la Parole de vérité du Christ qui dénonçait sans ambiguïté, il y a près de deux mille ans, la fable des bons et des mauvais, des « vertueux » et des « salauds », des racistes et des antiracistes par nature, témoigne également de la débilité intellectuelle de l’époque par la seule observation de la réalité du monde et du comportement de ses sept milliards d’humains.

A cette aune universelle, en vérité, il n’y a pas les gentils, les bons, les vertueux et les « antiracistes », d’un côté (nous), et de l’autre, les méchants, les mauvais, les salauds, les « racistes » par nature (eux !). Il n’y a en réalité que des individus égoïstes, TOUS sans aucune exception - à commencer par moi !

Je rappelle brièvement, car vous en avez déjà été plus qu’amplement informés durant ces dix dernières années, que l’égoïsme inné de chacun, et de TOUS, n’est que notre désir premier de vivre le plus longtemps et le mieux possible, en nous gratifiant autant que faire se peut dans nos affaires d’amour concernant les personnes et les biens les plus divers, de possession (idem), d’où l’importance extrême de l’argent, ou monnaie, comme instrument d’échange, et de gloire, ou honneur-vanité, par la recherche de postes prestigieux, à l’exemple du candidat Hollande, de distinctions, d’honneurs et de médailles de toutes sortes (civiles, sportives, culturelles, artistiques, professionnelles, etc., etc.)

Compte-tenu de ce qui précède, tous ces égoïstes se rassemblent chez nous, aujourd’hui, au gré de leurs intérêts égoïstes communs, en groupes moralisateurs apparemment unis pour donner des leçons de morale à d’autres égoïstes, alors qu’ils sont bien incapables, ailleurs, de faire la paix depuis plus de soixante ans - une paix, dont nul n’est en mesure aujourd’hui d’annoncer l’avènement, comme il en va également des conflits interethniques et interreligieux sur le soi-disant vertueux continent africain, entre autre - sauf à vous-mêmes de démontrer le contraire, évidemment !

Mais vous n’en poursuivez pas moins vos prises de position et vos condamnations moralisatrices partisanes, alors que, pour faire la morale aux Autres, il faudrait commencer par être soi-même irréprochable. Or il n’y a pas, et il n’y aura jamais, d’individus ni de groupes d’individus, TOUS critères d’appartenance confondus, réellement irréprochables. Face à l’Idéal, en effet, chacun est forcément coupable, coupable de « crime de lèse-Idéal ».

Je vous l’ai vainement fait savoir maintes fois, et donc votre silence et votre refus avéré de débattre attestent aussi sur le fond, non seulement la débilité intellectuelle de l’époque, mais également votre lâcheté et votre malhonnêteté intellectuelles - sauf à vous-mêmes, évidemment, d’en apporter la preuve contraire par votre argumentation intellectuellement et philosophiquement étayée !

La troisième fiction du moralisme, mais pas seulement, est la superstitieuse croyance en un prétendu « libre arbitre », une soi-disant libre volonté, en vertu de laquelle il suffirait de vouloir pour pouvoir.

Comme Barack Obama élu sur son mensonger slogan de campagne présidentielle, « Yes, we can ! », le candidat Hollande n’y échappe pas davantage, ainsi qu’en témoigne sa récente promesse mensongère, « Demain sera meilleur qu’aujourd’hui, je vous en fais la promesse ! ».

Lui aussi s’illusionne sur sa libre capacité de réaliser ses plus folles promesses, contrairement à ce que dénonce Nicolas Sarkozy, à juste titre, dans le dernier numéro de l’hebdomadaire Le Point qui rapporte son propos: « C’est un défaut de penser que la volonté peut tout surmonter. »

En vérité, en effet, comme je l’ai écrit dans ma lettre du 9 novembre 2009 à Barack Obama :

« Nous ne maîtrisons RIEN dans notre monde. RIEN ne dépend de notre seule prétendue libre volonté, sinon les infinis problèmes de la planète ne resteraient pas durablement en suspens, et notre monde serait devenu effectivement un paradis - s’il suffisait de le vouloir !

Il nous reste donc seulement l’obligation de nous adapter en permanence à l’enchaînement infini de l’infinité des causes et des effets consécutifs au mouvement perpétuel de notre univers et de toutes les choses qui le constituent.

Dans l’infinité de ses formes, de ses transformations et de ses degrés de vitesse, le mouvement universel perpétuel est l’unique cause fondamentale de TOUT ce qui advient dans notre monde : phénomènes naturels, évènements historiques, actions de groupes et actes individuels]. Il entraîne l’incessante transformation de TOUT, à quoi nous devons nous adapter, bon gré mal gré, ainsi qu’en témoignent, au niveau planétaire, les infinies et constantes réformes initiées dans tous les Etats sans exception pour tenter de suivre tant bien que mal le mouvement, même si celles-ci ont toujours un train de retard sur lui ! » [Fin de citation]

En conclusion, après ce long exposé sur la Superstition sous toutes ses formes, à laquelle vous collaborez activement, et sauf à vous-mêmes d’apporter la preuve du contraire sur des points très précis de désaccord par une argumentation intellectuellement et philosophiquement étayée, je ne peux qu’accuser, une fois de plus, votre quotidien de mentir et de manipuler sciemment l’opinion. En effet, si vous aviez eu réellement jusqu’ici les arguments pour me contrer sur le fond, il y a belle lurette que ce serait déjà fait. Toutefois, pour vous y aider, je vous fais parvenir à nouveau le texte, Mensonges et lâcheté des élites, susceptible de vous fournir davantage d’éléments pour démontrer éventuellement la fausseté de mes affirmations.

Dans l’éventualité d’un courageux sursaut intellectuel et philosophique de votre quotidien, je vous remercie de votre attention et vous prie d’agréer, Mesdames, Messieurs, mes salutations philosophiques, laïques et républicaines, sauf à vous-mêmes, évidemment, d’établir le contraire.

Annexe : 1 - Lettres des 27 septembre et 26 décembre 2011 à François Hollande

                2 - Lettre du 25 novembre 2011 à Europe Écologie-Les Verts

                3 -Texte, Mensonges et lâcheté des élites

 

  

 

 

 

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